Mauvaise note pour l’école ?
L’école a pour mission de transmettre des connaissances à tous les enfants. Mais dans la réalité, les élèves ne sont malheureusement pas égaux. Découvrons pour quelles raisons. Extrait de « C’est pas juste ! », notre ouvrage pour tout comprendre sur les inégalités à partir de 11 ans.
Publié le 3 septembre 2026
https://www.inegalites.fr/Mauvaise-note-pour-l-ecole - Reproduction interditeAssurer le même accès pour tous et toutes au savoir est l’une des missions fondamentales de la République. C’est le rôle de l’école. Elle permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure, de connaitre ses droits pour les faire respecter et d’acquérir des savoirs. En théorie, chaque enfant devrait pouvoir faire les études qu’il souhaite, à condition qu’il s’en donne les moyens. Cela s’appelle « l’égalité des chances ». Mais en pratique, les enfants de milieux favorisés ont plus de chances de réussite que les enfants de catégories défavorisées.
Des conditions de vie inégales
Les inégalités à l’école sont liées en partie au milieu d’origine des élèves. Ne pas avoir d’endroit au calme ou l’aide de ses parents pour faire ses devoirs, cela peut se ressentir sur les notes. Certaines familles ont les moyens de payer pour bénéficier d’un soutien scolaire, pas d’autres. Pareil pour faire des études longues, qui coûtent cher, surtout s’il faut payer un logement dans une grande ville. L’argent n’est pas le seul facteur. Il y a aussi les modes de vie : aller à la bibliothèque, lire des livres à la maison, aller au musée, etc. Tout cela aide à comprendre ce que l’on apprend à l’école.
Les favorisés encore plus favorisés
Ces inégalités viennent aussi de la manière dont fonctionne l’école. Comparé à d’autres pays, le système français favorise plus les élèves de milieux favorisés. Par exemple, en France, on accorde beaucoup d’importance aux notes. Plus la compétition est tendue, plus cela favorise ceux qui ont déjà une longueur d’avance. Les élèves qui ne suivent pas le rythme ne sont pas assez soutenus.
Théorie ou pratique
Notre pays valorise beaucoup les matières théoriques (maths, histoire, physique). L’enseignement donne peu de place aux expériences concrètes et au travail manuel, par exemple observer la nature ou cuisiner. Les filières techniques et professionnelles sont souvent peu valorisées contrairement à l’Allemagne par exemple. Au bout du compte, les salaires sont moins élevés dans ces métiers que dans des professions dites « intellectuelles ». Pourtant, de nombreux métiers dits « techniques » sont aussi intéressants et essentiels à la vie de notre société que ceux dits « intellectuels ».
J’y arriverai jamais ?
Ce n’est pas parce que nos parents sont pauvres qu’on va échouer, ou parce qu’ils sont riches qu’on va réussir. À la base de tout succès, il y a le travail personnel. Personne n’a jamais obtenu de bonnes notes sans étudier et réviser ses cours. Attention : certains élèves imaginent qu’ils ne sont pas faits pour les études et n’osent pas se diriger vers certaines filières, alors qu’ils ont tout à fait le niveau. L’important est de trouver le juste milieu : être conscient de son niveau mais ne pas avoir peur de viser haut.
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Ce texte est extrait de C’est pas juste !, notre ouvrage pour tout comprendre sur les inégalités à partir de 11 ans
C’est pas juste ! Tout comprendre sur les inégalités.
Sous la direction de Louis Maurin et Constance Monnier, édition de l’Observatoire des inégalités, novembre 2025.
Illustrations : Antoine La Fay
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