Analyse

LGBT+ : être et aimer librement

Si les Français sont de plus en plus tolérants, il est encore difficile de pouvoir assumer sereinement son orientation sexuelle ou son identité de genre quand elle diffère de celle de la majorité des personnes. Extrait de « C’est pas juste ! », notre ouvrage pour tout comprendre sur les inégalités à partir de 11 ans.

Publié le 12 mai 2026

https://www.inegalites.fr/LGBT-etre-et-aimer-librement - Reproduction interdite

Modes de vie Orientation sexuelle Lien social, vie politique et justice

Nous sommes tous et toutes différents, chacun a ses goûts. Cela concerne aussi notre orientation sexuelle : on peut être attiré par les personnes du même sexe que soi (homosexuel), par celles du sexe opposé (hétérosexuel), par les personnes des deux sexes (bisexuel) ou même peu ou pas attiré (asexuel). Comment connait-on son orientation ? Il n’y a pas de test. Un jour, on se rend compte qu’on est amoureux d’une personne, qu’elle soit du même sexe ou pas.

Une question de choix ?

Tomber amoureux de quelqu’un, ce n’est pas un choix. C’est la même chose pour notre orientation sexuelle : on ne devient pas un jour homo, hétéro ou bi, mais on réalise un jour qu’on l’est. La seule chose que l’on peut décider c’est de le dire aux autres. C’est ce qu’on appelle faire son « coming out » : on choisit de révéler son orientation sexuelle à son entourage.

Être qui on est vraiment

L’identité de genre est une question différente de l’orientation sexuelle. Cela touche à la manière dont une personne perçoit son propre genre : masculin, féminin ou un mélange des deux. La majorité des personnes se sentent en accord avec leur sexe de naissance (on dit qu’elles sont cisgenres) mais certaines ne s’identifient pas au genre qu’on leur a attribué à la naissance (transgenres) ou ne se reconnaissent pas dans les catégories homme ou femme (non binaires). D’autres sont nées avec des caractéristiques biologiques qui ne correspondent pas aux définitions classiques de la masculinité ou de la féminité (intersexes).

Moins de haine, plus de respect

Blagues douteuses, insultes, violences physiques..., les personnes LGBT+ sont encore victimes de discriminations. Les réseaux sociaux peuvent amplifier ce phénomène. L’homophobie et la transphobie existent aussi entre proches, au sein de sa famille ou de son groupe d’amis. Cela peut être d’autant plus violent qu’il s’agit de personnes qu’on aime. Au fond, la LGBTphobie, c’est comme le racisme : on rejette quelqu’un sur la base de préjugés, par ignorance ou par peur de ce que l’on ne connait pas.

L’homophobie, tout comme la transphobie sont des délits. Par exemple, les mots « pédé » ou « enculé », lancés même pour « rigoler », sont des insultes homophobes punies par la loi de 1 500 € d’amende.

Révéler son orientation

Faire son coming out peut être un moment que l’on redoute. Le coming out n’est pas forcément un passage obligé : on peut aussi décider de le garder pour soi ou de n’en parler qu’à certaines personnes. Mais si on ressent le besoin de révéler son orientation sexuelle et qu’on ne sait pas trop comment aborder le sujet ou qu’on craint des réactions négatives, il faut en parler avec des personnes de confiance. De nombreuses associations peuvent aussi donner des conseils. Et heureusement, de plus en plus souvent, cela se passe très bien !

Vers l’égalité

Neuf Français sur dix estiment que l’homosexualité est « une manière comme une autre de vivre sa sexualité », contre deux sur dix dans les années 1970. Les choses évoluent : la société est plus tolérante qu’hier. Un jour viendra, sans doute, où chaque personne pourra être ou aimer qui elle désire sans peur du jugement des autres. Pour cela, il faut se mobiliser.

© Observatoire des inégalités. Toute reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.


Ce texte est extrait de C’est pas juste !, notre ouvrage pour tout comprendre sur les inégalités à partir de 11 ans

C’est pas juste ! Tout comprendre sur les inégalités.
Sous la direction de Louis Maurin et Constance Monnier, édition de l’Observatoire des inégalités, novembre 2025.
Illustrations : Antoine La Fay

Télécharger gratuitement la double-page
Commander l’ouvrage complet

Pour aller plus loin
En classe ou chez toi, tu peux consulter d’autres ressources de l’Observatoire des inégalités sur ce sujet :

L’Observatoire des inégalités a besoin de vous

L’Observatoire des inégalités est indépendant, il ne dépend pas d’une institution publique. Il n’accepte ni la publicité ni le financement de grandes entreprises.

Nous sommes financés principalement par les dons de milliers de personnes qui nous soutiennent ponctuellement ou régulièrement.

Avec votre soutien, nous continuerons de produire une information de qualité et à la diffuser en accès libre. Chaque contribution, grande ou petite, compte. C’est le moment de nous aider. Merci.


Faire un don
Date de première rédaction le 12 mai 2026.
© Tous droits réservés - Observatoire des inégalités - (voir les modalités des droits de reproduction)

Sur ce thème