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LGBT+ : plus d’une personne sur trois victime d’agression ou de discrimination au travail

Les discriminations homophobes et transphobes sont fréquentes en entreprise. Plus d’un salarié LGBT+ sur trois déclare avoir été victime de discrimination par sa hiérarchie. La même proportion a déjà subi des propos ou agressions LGBTphobes sur son lieu de travail.

Publié le 13 mai 2026

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Emploi Orientation sexuelle Conditions de travail

La visibilité des personnes LGBT+ progresse dans la société française et dans les entreprises. Mais les discriminations et violences homophobes et transphobes n’ont pas disparu de la sphère professionnelle, tant s’en faut. 48 % des salariés non LGBT+ ont déjà entendu des propos LGBTphobes sur leur lieu de travail, selon une étude menée par l’association L’Autre Cercle auprès de 10 000 salariés en 2026 [1]. 19 % déclarent avoir été directement témoins de moqueries et 16 % d’injures. 13 % ont remarqué que des personnes LGBT+ étaient mises à l’écart et 9 % ont même été témoins de violences sexuelles ou physiques.

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Les personnes LGBT+ sont encore plus nombreuses à témoigner de violences dans le monde du travail. Elles sont 68 % à avoir déjà entendu des expressions LGBTphobes. 36 % d’entre elles ont déjà entendu des moqueries et 28 % ont assisté à une mise à l’écart par exemple. Ce décalage n’est pas surprenant. Les personnes non concernées sont moins attentives à ces comportements. Certaines banalisent une partie des paroles ou des moqueries LGBTphobes, parfois sans prendre conscience de leur caractère discriminatoire.

Salariés ayant déjà entendu des expressions LGBTphobes au travail
Unité : %
Salariés non LGBT+
Salariés LGBT+
Part des salariés ayant déjà entendu des expressions LGBTphobes au travail4868
Lecture : 68 % des salariés LGBT+ ont déjà entendu des expressions LGBTphobes au travail.
Source : L'Autre Cercle – Données 2026
Témoins de harcèlement ou d’agressions LGBTphobes dans leur entreprise
Unité : %
Salariés non LGBT+
Salariés LGBT+
Moqueries désobligeantes ou propos vexants1936
Insultes ou injures à caractère diffamatoire1632
Mise à l’écart des autres salariés1328
Attouchements ou agressions à caractère sexuel (ex. mains aux fesses) 920
Actes de violence physique (ex. gifles, coups, bousculade, empoignade)919
Lecture : 36 % des salariés LGBT+ ont déjà été témoins de moqueries ou de propos vexants LGBTphobes au travail.
Source : L'Autre Cercle – Données 2026

Victimes de discriminations ou d’agressions

37 % des salariés LGBT+ disent avoir été personnellement victimes de discrimination de la part de leur direction. 28 % estiment que ce comportement a entravé leur carrière. Autant déclarent être désavantagés en termes de salaire et presque la même proportion dit avoir été pénalisée dans les missions confiées ou avoir été discriminée à l’embauche.

De même, plus d’un tiers des salariés LGBT+ a déjà été victime d’au moins une agression au travail. 30 % ont subi des moqueries ou des propos vexants et 24 % des insultes. Ces violences prennent aussi souvent la forme d’une mise à l’écart. Les menaces et violences physiques sont très fréquentes au regard de leur gravité : 23 % des salariés LGBT+ déclarent avoir subi une agression physique ou sexuelle dans le cadre professionnel.

Part des salariés LGBT+ victimes de discriminations ou d’agressions LGBTphobes
Unité : %
Part des salariés LGBT+ qui se déclarent...
Victimes de discrimination de la part de la direction37
- Dont inégalités dans le déroulement de carrière28
- Dont inégalités dans la rémunération28
- Dont inégalités dans les missions confiées27
- Dont inégalités de traitement dans le recrutement 26
Victimes d’au moins une agression au travail36
- Moqueries désobligeantes ou propos vexants30
- Insultes ou injures diffamatoires24
- Mise à l’écart des autres salariés24
- Menaces et agressions sur leurs biens ou leur personne23
- Actes de violence physique ou sexuelle23
- Menace de révéler leur homosexualité ou leur identité de genre21
Lecture : 28 % des salariés LGBT+ déclarent avoir été victimes de discrimination dans leur déroulement de carrière.
Source : L'Autre Cercle – Données 2026

Certes, l’homosexualité et la transidentité sont globalement mieux acceptées, mais ces données montrent la persistance de discriminations qui minent la vie de toute une partie de la population, qui ne partage pas les modes de vie « dominants ». Notamment au travail pour les personnes les moins qualifiées qui, en position hiérarchique inférieure, ont moins de moyens pour faire entendre leur voix que les cadres supérieurs. Ces chiffres doivent alerter les employeurs sur leurs responsabilités en matière de protection et de sécurité des salariés.

La transidentité moins bien acceptée
Si l’homosexualité est largement acceptée dans la société française, les personnes trans [2] et non binaires [3] le sont moins. Lorsqu’une de leur collègue se déclare lesbienne, 6 % des salariés se disent gênés. Mais 25 % de l’ensemble des salariés se déclarent « mal à l’aise » lorsqu’une ou un collègue se déclare trans et 24 % s’il s’agit du coming out d’une personne non binaire. Ce malaise peut devenir problématique pour les personnes concernées, par exemple si leurs collègues refusent d’utiliser leur prénom ou leur genre. Les discriminations et agressions à l’encontre des personnes trans sont plus fréquentes, mais cette enquête ne permet pas de le mesurer.
Malaise des salariés en cas de coming out d’une ou d’un collègue
Unité : %
Part des salariés non LGBT+ qui se déclarent mal à l'aise en cas de coming out d'une ou d'un collègue...
Lesbienne6
Gay8
Bisexuel ou bisexuelle9
Trans 25
Non binaire24
Lecture : 25 % des salariés non LGBT+ se déclarent mal à l'aise en cas de coming out d'une ou d'un collègue trans.
Source : L'Autre Cercle – Données 2026

Photo / Aswedo, Unsplash


[1] « Le Baromètre LGBTQIA+ 2026. 5e édition », L’Autre Cercle et Ifop, avril 2026.

[2] Une personne est dite « transgenre » ou « trans » quand elle ne se reconnait pas dans le sexe attribué à sa naissance.

[3] Qui ne se sentent ni hommes ni femmes.

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Date de première rédaction le 13 mai 2026.
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