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Nos sites

Inégalités et discriminations

http://www.discriminations.inegalites.fr/
Une plate forme d’études sur les discriminations créée par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.

Objectifs : Recense les études récentes et rigoureuses sur la mesure des discriminations, Sans réduire leur importance, l’objectif est aussi de rappeler que l’intérêt qui est porté aux discriminations ne doit pas occulter le mécanisme des inégalités sociales.


Observatoire des inégalités territoriales

http://www.inegalitesterritoriales.fr/
Où en sont les inégalités dans votre commune, votre département ou votre région ? Un outil comparatif créé par l’Observatoire des inégalités et la société Compas-Tis, spécialisée dans l’analyse des données locales.

Objectif : Emplois, revenus, niveau d’éducation… Les moyennes nationales cachent souvent des écarts considérables entre les territoires. Cet outil permet d’accéder à un ensemble d’indicateurs sur l’ensemble des communes, des départements et des régions de France.


Observatoire européen des inégalités

http://inequalitywatch.eu/
Premier réseau européen indépendant d’information sur les inégalités créé par l’Observatoire des inégalités en partenariat avec des associations et des centres de recherche européens.

Objectif : Proposer à l’ensemble des citoyens européens les publications les plus pertinentes sur le thème des inégalités en Europe. Connaître et comprendre l’évolution des inégalités, les mécanismes qui sont à l’origine de leur augmentation ou de leur réduction, et leurs conséquences au sein de chaque pays européen et entre eux.




Présentation

- Qui sommes-nous ?

L’Observatoire des inégalités est un organisme indépendant d’information et d’analyse sur les inégalités. Il est situé à Tours et dispose d’une antenne en région parisienne. Outre l’équipe permanente, il s’appuie sur un réseau de citoyens sensibilisés par la question des inégalités. L’Observatoire des inégalités dispose par ailleurs d’un conseil scientifique composé d’économistes, de philosophes, de sociologues et de juristes. Voir l’équipe

- Nos principes

L’Observatoire des inégalités cherche à établir un état des lieux des inégalités le plus complet possible et à publier les analyses les plus pertinentes du phénomène. Son action n’aurait de sens s’il ne s’adressait pas au public le plus large possible, en franchissant les barrières sociales, culturelles et politiques notamment.

Indépendant de tout parti politique, syndicat ou entreprise, l’Observatoire cherche à engager le débat le plus ouvert possible entre différentes sensibilités. Il a aussi vocation à réunir des approches scientifiques de disciplines distinctes. Lire en détail

- Nos partenaires

L’indépendance de l’Observatoire des inégalités est garantie par le soutien essentiel de donateurs privés. Nos partenaires sont aussi des organismes publics et privés qui partagent nos valeurs. Voir nos partenaires

- Nous faire connaitre

L’Observatoire des inégalités met à votre disposition des documents d’information sur ses objectifs, ses activités, à diffuser sans modération. Voir les documents


En bref :
La pauvreté des retraités en 2030 dans la région Centre
le 16 mai 2012

La région Centre devrait compter 70 000 retraités pauvres (1) en 2030, sur un total de 807 500 retraités, soit un tiers de plus qu’en 2008, si les évolutions démographiques récentes et les taux de pauvreté actuels se maintiennent, selon une étude publiée dans Insee Centre Info - n°176 (février 2012).

La part de retraités pauvres augmentera principalement chez les plus de 85 ans (+ 66 % par rapport à 2008), notamment en raison du vieillissement des générations du baby-boom. Compte tenu de l’évolution des modes de vie, une grande partie des futurs retraités sera issue de structures familiales plus fragilisées face à la pauvreté (familles monoparentales, personnes seules), en forte augmentation pour cette génération.

Les conditions d’emploi des futurs retraités de 2030, mesurées en 2008 pour cette étude, ne devraient pas avoir une influence prépondérante sur leur pauvreté. Cette génération a certes connu les premiers effets du chômage mais elle n’est pas la plus touchée par l’augmentation des emplois précaires (CDD, intérim, etc.…). Les jeunes actifs d’aujourd’hui, qui prendront leur retraite en 2040, supporteront bien davantage les difficultés du monde du travail actuelles car « ils accèdent de plus en plus tard au marché du travail, passent par des périodes d’emplois précaires et subissent fortement le chômage et la crise économique actuelle ». Les femmes, plus nombreuses que la génération précédente sur le marché du travail, bénéficieront de revenus supérieurs une fois retraitées. Cet aspect doit toutefois être nuancé : 25 % d’entre elles avaient un emploi à temps partiel en 2008 contre 4 % des hommes. De plus, elles sont à la tête de la plupart des familles monoparentales, davantage touchées par la pauvreté.

Les zones les plus rurales de la région Centre devraient compter davantage de retraités pauvres en 2030 : 12,3 % contre 10,8 % dans l’espace urbain. Mais les territoires les plus peuplés seront également concernés : le Loiret et l’Indre-et-Loire, avec des taux respectifs de 20 et 24 %, compteraient le plus grand nombre de retraités pauvres.

VS

(1) Le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population, il est égal à 60 % de la médiane des niveaux de vie, soit 949 euros en 2008.




16 mai 2012

La pauvreté des retraités en 2030 dans la région Centre
La région Centre devrait compter 70 000 retraités pauvres (1) en 2030, sur un total de 807 500 (...)
L’espérance de vie à 65 ans en Europe
le 14 mai 2012

Les hommes et les femmes d’Europe âgés de 65 ans ont une espérance de vie en bonne santé (1) équivalente, respectivement de 8,7 années et 8,8 années, selon Eurostat (données 2010, lire en ligne). L’écart reste en revanche important pour ce qui est de l’espérance de vie à 65 ans : 21 années pour les femmes contre 17,4 années pour les hommes.

Les différences d’espérance de vie et d’espérance de vie en bonne santé sont spectaculaires entre les populations européennes. Pour les femmes comme pour les hommes, l’espérance de vie à 65 ans la plus longue est constatée en France (respectivement 23,4 ans et 18,9 ans) et en Espagne (22,7 années et 18,6 années). L’espérance la plus courte s’observe en Bulgarie (17 années) et en Roumanie (17,2 années). Ce sont les Suédois et les Suédoises qui ont en revanche l’espérance de vie en bonne santé à 65 ans la plus longue (respectivement 15,5 et 14,1 années) ; la plus courte concerne la Slovaquie pour les femmes (2,8 années) et la Lettonie pour les hommes (4,9 années).

On explique mal les raisons de ces écarts. L’espérance de vie tient à de nombreux facteurs, où se mêlent l’accès aux soins, les conditions et la durée du travail, les modes de vie (consommation de tabac, d’alcool, etc.), etc. La qualité du système de soins ne joue que très partiellement, ce qui explique par exemple que l’espérance de vie en bonne santé du Royaume-Uni soit plus longue qu’en France, et ce pour les femmes comme pour les hommes.

CR

(1) L’espérance de vie en bonne santé est définie par l’absence de limitations d’activités ou d’incapacités majeures en raison d’un problème de santé. Mais attention : ces données sont issues d’une enquête et sont donc sensibles aux différences de perception de ce que signifie être en bonne santé…




14 mai 2012

L’espérance de vie à 65 ans en Europe
Les hommes et les femmes d’Europe âgés de 65 ans ont une espérance de vie en bonne santé (...)
Les causes du chômage des immigrés
le 23 avril 2012

Les immigrés sont plus souvent au chômage que la moyenne de la population : leur taux s’élevait à 16 % en moyenne en 2010 et à 20 % pour les immigrés des pays hors de l’Espace économique européen (1), selon une note du ministère de l’Immigration (2).

De très nombreux facteurs expliquent ce phénomène. Le premier est le niveau de diplôme : les immigrés sont en moyenne moins qualifiés que les personnes nées en France et dans notre pays le diplôme joue un rôle déterminant dans l’accès à l’emploi. 48 % des immigrés de 15 ans et plus disposent au maximum du certificat d’études primaire, contre 30 % pour l’ensemble de la population vivant en France. Chez les 20 à 24 ans, 31,5 % sont dans ce cas, contre 15,6 % pour la moyenne du pays. Mais comme le montre le ministère de l’immigration, à niveau de diplôme équivalent, le taux de chômage des immigrés demeure supérieur. Pour les titulaires d’un bac, il est de 9 % pour les Français de parents français, contre 22,3 % pour les immigrés hors Espace économique européen. Pour les titulaires d’une licence et plus, les chiffres sont respectivement de 4,6 % et 16,3 %.

Il font donc aller plus loin pour comprendre d’où vient l’écart. L’effet le plus souvent évoqué est la discrimination dont sont victimes les minorités "visibles". De nombreuses opérations dites de "testing" (via lesquelles on compare les résultats de candidatures qui ne se différencient que par le nom où la couleur de la peau, (voir le site www.discriminations.inegalites.fr) ont montré que l’effet n’était pas négligeable. Malheureusement, faute de données statistiques, on ne peut mesurer son impact global sur le taux de chômage. D’autres éléments méritent d’être étudiés. Tout d’abord, si les diplômes obtenus sont de niveau identique, ils ne sont pas similaires, les enfants d’immigrés sont souvent, comme les filles, orientés dans des filières dites "moins nobles", conduisant plus difficilement à trouver un emploi. Disposer d’une licence de lettres modernes n’est pas équivalent à un diplôme d’ingénieur en terme d’intégration professionnelle. Ensuite, les enfants d’immigrés ne disposent pas tous des mêmes réseaux de relations pour s’intégrer dans l’emploi : rien de tel pour obtenir un bon stage ou un poste que de connaître des personnes qui sont dans le même type d’univers professionnel. Enfin, on l’oublie souvent, les immigrés qui sont étrangers (3) sont exclus d’environ 5,3 millions d’emplois, soit un poste de travail sur cinq. Il est logique dès lors que leur taux de chômage soit supérieur.

LM

Extrait du Centre d’observation de la société

(1) Qui comprend l’Union européenne et quatre autres pays.

(2) Il faut noter que même avec un taux plus élevé, il ne représentent que 13 % de l’ensemble des chômeurs.

(3) Une partie a été naturalisée, 40 % des immigrés sont Français.




23 avril 2012

Les causes du chômage des immigrés
Les immigrés sont plus souvent au chômage que la moyenne de la population : leur taux (...)
L’inégal accès à l’accouchement dans le monde
le 16 avril 2012

Les interventions en santé maternelle, néonatale et infantile, sont inégalement réparties dans le monde, selon une étude de la fondation Gates et de la Banque Mondiale (lire en ligne ici, en anglais). Parmi une liste de douze soins [1] observés dans 54 pays [2] entre 2000 et 2008, c’est l’accès à l’accouchement médicalement assisté qui est le plus inégal selon le niveau de revenus. 32,3 % des 20 % les plus pauvres ont accès à un accouchement médicalement assisté conforme aux normes internationales contre 84,4 % pour les 20 % des plus riches. De même, 35,9 % des plus pauvres bénéficient de visites médicales en nombre suffisant durant la grossesse, contre 70,5 % pour les plus riches [3].

Le soin maternel et infantile le plus accessible est l’allaitement, avec un taux de 45,3 % pour la population la plus pauvre et de 47,8 % pour la plus riche, soit un écart de 2,6 points seulement. L’allaitement est une pratique qui n’engage pas de coûts supplémentaires dans sa prise en charge : il y a moins besoin de recourir à des équipements spécialisés ou de se déplacer dans des établissements sanitaires pour allaiter contrairement à l’accouchement ou au suivi prénatal.

Les pays où la distribution de ces soins est la plus inégalitaire sont aussi les plus pauvres : il s’agit du Tchad, du Nigeria, de la Somalie, de Éthiopie et du Niger, suivis de Madagascar, du Laos, de l’Inde et du Pakistan. A l’inverse, les pays les plus équitables dans ce domaine sont l’Ouzbékistan, le Kyrgyzstan où les maternités sont gratuites et la couverture de l’accouchement est universelle.

NS




16 avril 2012

L’inégal accès à l’accouchement dans le monde
Les interventions en santé maternelle, néonatale et infantile, sont inégalement réparties dans (...)
Un immigré sur quatre se sent discriminé
le 11 avril 2012

Plus d’un quart des nouveaux immigrés en 2007 déclare avoir subi des discriminations selon l’étude du ministère de l’intérieur et de l’immigration. Il y a peu de différences entre les nouveaux et les "anciens" immigrés. 27 % des nouveaux migrants déclarent avoir subi des discriminations parfois (22 %) ou souvent (5 %) tandis que cette proportion est de 26 % pour les immigrés dans leur ensemble et de 10 % pour la population métropolitaine sans parent immigré.

Le sentiment de discrimination des nouveaux migrants est le plus fort chez les hommes de 26-29 ans (43 %) et le plus faible pour les femmes de plus de 48 ans (7 %). Les principales causes de discrimination ressentie sont d’abord l’origine ou la nationalité dans deux tiers des cas puis la couleur de peau (35 %), l’accent (22 %) ou encore le nom et le prénom (18 %). Le sexe est un motif peu cité contrairement à la population non immigrée.

Les circonstances de la discrimination ressentie sont très fréquemment en lien avec le monde du travail, lors de l’embauche (32 %) ou au travail (22 %). La recherche de logement cause aussi régulièrement ce sentiment (27 %). Les difficultés rencontrées avec les administrations, notamment les préfectures pour les titres de séjour, ressortent beaucoup (31 %) chez les primo-arrivants.

NL




11 avril 2012

Un immigré sur quatre se sent discriminé
Plus d’un quart des nouveaux immigrés en 2007 déclare avoir subi des discriminations (...)
Les Allemandes gagnent 23 % de moins que les Allemands
le 6 avril 2012

En Allemagne, les femmes gagnent environ 23 % de moins que les hommes, selon un rapport de l’office fédéral statistique allemand Destatis (lire en ligne ici, en allemand). Cet écart n’a pas évolué depuis 2006 et fait de l’Allemagne l’un des pays européens où les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes sont les plus élevées (voir notre article "Synthèse : Les inégalités entre les femmes et les hommes en Europe"). Cette différence de salaires s’explique par le fait que les femmes sont moins qualifiées que les hommes et ont moins de responsabilités dans leur travail, n’empruntent pas les mêmes filières ni les mêmes secteurs d’emploi, et sont plus souvent à temps partiel que les hommes. A poste, qualification et type de contrat équivalents, les femmes gagnent en moyenne 8 % de moins que les hommes, un écart assez semblable à ce qui existe en France.

Cet écart de salaire s’observe surtout en ex-Allemagne de l’Ouest et à Berlin, où les femmes sont payées 25 % de moins que les hommes. En ex-Allemagne de l’Est, l’écart n’est que de 6 points. Ces écarts respectifs n’ont pas évolué non plus depuis 2006. Mais à poste et qualification équivalents et avec le même type de contrat, le rapport s’inverse : les femmes gagnent 8 % de moins que les hommes dans l’ex-Allemagne de l’Ouest et à Berlin, et 12 % dans l’ex-Allemagne de l’Est.

NS




6 avril 2012

Les Allemandes gagnent 23 % de moins que les Allemands
En Allemagne, les femmes gagnent environ 23 % de moins que les hommes, selon un rapport de (...)

suite des brèves ...

Agenda

7 juin 2012

Les jeunes et les inégalités numériques
Les jeunes et les inégalités numériques
le 14 mai 2012

Lecture Jeunesse organise un colloque sur le thème "Les jeunes et les inégalités numériques" le 7 juin 2012 à la mairie du 10e arrondissement de Paris - 72 rue du Faubourg Saint-Martin. Programme détaillé ici. Entrée gratuite mais inscription obligatoire. Contact : Catherine Escher - 01 44 72 81 50 - catherine.escher@lecturejeunesse.com.



1er et 2 juin 2012

Inégalités et violences sociales : dire l’injustice
Inégalités et violences sociales : dire l’injustice
le 14 mai 2012

Le Centre de recherche sur Hegel et sur l’idéalisme allemand (CRHIA), le FoReLL (Formes et Représentations en Linguistique et Littérature), de l’université de Poitiers organisent un colloque "Inégalités et violences sociales : dire l’injustice" les 1er et 2 juin 2012 à l’espace Mendès France - 1, place de la Cathédrale - 86038 Poitiers. La revue Raison publique et l’Observatoire des inégalités sont partenaires de cet évènement. Programme ici. Contacts : Raphaëlle Guidée et Patrick Savidan.



1er juin 2012

L’Égalité : enjeu de l’École
L’Égalité : enjeu de l’École
le 20 avril 2012

Éducation & Devenir organise une journée d’études sur le thème "l’Egalité , enjeu de l’école" le 1er juin 2012 de 9 heures 30 à 16 heures 30 au Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris. Programme et inscription à cette adresse.


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