En bref :
Les Français qui ne partiront pas en vacances cet été
le 24 mai 2012

16 % des Français ne partiront pas en vacances cet été selon l’étude barométrique réalisée du 27 mars au 5 avril 2012 par l’institut OpinionWay pour le site internet VoyagerMoinsCher.com. Parmi eux, 19 % ont entre 18 et 24 ans, les 50-59 ans représentent 12 % des non partants, les 35-49 ans, 14 %. Pour ceux qui partiront (63 % des personnes interrogées), 28 % prévoient d’aller dans leur famille ou chez des amis. 78 % des cadres supérieurs prendront des vacances en dehors de leur domicile contre 55 % des inactifs.

Les plus jeunes pensent partir près de 13 jours en moyenne (12,8 jours pour les 18-24 ans, 12,6 jours pour les 25-34 ans). Ce sont les plus de 60 ans qui prévoient la durée de séjour la plus longue, 16,7 jours.

Pour les 1 010 personnes sondées, représentatives de la population française des internautes, le budget moyen pour les vacances est de 599 euros par personne. Il est de 752 euros pour les catégories les plus aisées, contre 544 euros pour les inactifs.

VS




24 mai 2012

Les Français qui ne partiront pas en vacances cet été
16 % des Français ne partiront pas en vacances cet été selon l’étude barométrique (...)
Lyon champion d’Europe dans l’indifférence médiatique
le 17 mai 2012

L’Olympique lyonnais a battu l’équipe de Francfort à Munich le jeudi 17 mai sur le score de 2 à 0, remportant ainsi la finale de la Ligue des champions de football pour la seconde fois consécutive. Comme l’an dernier face à Postdam, cette victoire a été obtenue dans l’indifférence médiatique générale. Il faut dire qu’il s’agissait de football... féminin. Au mieux, les téléspectateurs ont pu apercevoir quelques secondes du match au journal télévisé, la rencontre ayant été diffusée sur Eurosport.

Sans doute, les femmes ne maîtrisent pas aussi bien le ballon rond que les hommes. Ce qui est certain, en revanche, c’est que la diffusion d’une telle rencontre n’aurait pas généré autant de recettes publicitaires que les hommes. On peut s’interroger sur l’ampleur de la médiatisation des sports masculins (lire aussi notre article sur le handball), en l’occurrence le football, au regard de ceux des femmes. Et notamment de la nécessité d’un service public de télévision, si celui-ci ne médiatise pas ce qui a un intérêt économique limité... Le premier article de la "Charte de l’antenne" de France télévision indique : "la télévision publique est la télévision de tous les citoyens, du public pris dans toutes ses composantes. Elle s’adresse à tous, elle privilégie l’intérêt général sur les intérêts particuliers, elle est accessible à tous. Elle a pour mission de s’adresser à la société dans son ensemble ». Un nouveau bel exemple de décalage à la française entre les discours et les pratiques.

LM




17 mai 2012

Lyon champion d’Europe dans l’indifférence médiatique
L’Olympique lyonnais a battu l’équipe de Francfort à Munich le jeudi 17 mai sur le (...)
La pauvreté des retraités en 2030 dans la région Centre
le 16 mai 2012

La région Centre devrait compter 70 000 retraités pauvres (1) en 2030, sur un total de 807 500 retraités, soit un tiers de plus qu’en 2008, si les évolutions démographiques récentes et les taux de pauvreté actuels se maintiennent, selon une étude publiée dans Insee Centre Info - n°176 (février 2012).

La part de retraités pauvres augmentera principalement chez les plus de 85 ans (+ 66 % par rapport à 2008), notamment en raison du vieillissement des générations du baby-boom. Compte tenu de l’évolution des modes de vie, une grande partie des futurs retraités sera issue de structures familiales plus fragilisées face à la pauvreté (familles monoparentales, personnes seules), en forte augmentation pour cette génération.

Les conditions d’emploi des futurs retraités de 2030, mesurées en 2008 pour cette étude, ne devraient pas avoir une influence prépondérante sur leur pauvreté. Cette génération a certes connu les premiers effets du chômage mais elle n’est pas la plus touchée par l’augmentation des emplois précaires (CDD, intérim, etc.…). Les jeunes actifs d’aujourd’hui, qui prendront leur retraite en 2040, supporteront bien davantage les difficultés du monde du travail actuelles car « ils accèdent de plus en plus tard au marché du travail, passent par des périodes d’emplois précaires et subissent fortement le chômage et la crise économique actuelle ». Les femmes, plus nombreuses que la génération précédente sur le marché du travail, bénéficieront de revenus supérieurs une fois retraitées. Cet aspect doit toutefois être nuancé : 25 % d’entre elles avaient un emploi à temps partiel en 2008 contre 4 % des hommes. De plus, elles sont à la tête de la plupart des familles monoparentales, davantage touchées par la pauvreté.

Les zones les plus rurales de la région Centre devraient compter davantage de retraités pauvres en 2030 : 12,3 % contre 10,8 % dans l’espace urbain. Mais les territoires les plus peuplés seront également concernés : le Loiret et l’Indre-et-Loire, avec des taux respectifs de 20 et 24 %, compteraient le plus grand nombre de retraités pauvres.

VS

(1) Le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population, il est égal à 60 % de la médiane des niveaux de vie, soit 949 euros en 2008.




16 mai 2012

La pauvreté des retraités en 2030 dans la région Centre
La région Centre devrait compter 70 000 retraités pauvres (1) en 2030, sur un total de 807 500 (...)
L’espérance de vie à 65 ans en Europe
le 14 mai 2012

Les hommes et les femmes d’Europe âgés de 65 ans ont une espérance de vie en bonne santé (1) équivalente, respectivement de 8,7 années et 8,8 années, selon Eurostat (données 2010, lire en ligne). L’écart reste en revanche important pour ce qui est de l’espérance de vie à 65 ans : 21 années pour les femmes contre 17,4 années pour les hommes.

Les différences d’espérance de vie et d’espérance de vie en bonne santé sont spectaculaires entre les populations européennes. Pour les femmes comme pour les hommes, l’espérance de vie à 65 ans la plus longue est constatée en France (respectivement 23,4 ans et 18,9 ans) et en Espagne (22,7 années et 18,6 années). L’espérance la plus courte s’observe en Bulgarie (17 années) et en Roumanie (17,2 années). Ce sont les Suédois et les Suédoises qui ont en revanche l’espérance de vie en bonne santé à 65 ans la plus longue (respectivement 15,5 et 14,1 années) ; la plus courte concerne la Slovaquie pour les femmes (2,8 années) et la Lettonie pour les hommes (4,9 années).

On explique mal les raisons de ces écarts. L’espérance de vie tient à de nombreux facteurs, où se mêlent l’accès aux soins, les conditions et la durée du travail, les modes de vie (consommation de tabac, d’alcool, etc.), etc. La qualité du système de soins ne joue que très partiellement, ce qui explique par exemple que l’espérance de vie en bonne santé du Royaume-Uni soit plus longue qu’en France, et ce pour les femmes comme pour les hommes.

CR

(1) L’espérance de vie en bonne santé est définie par l’absence de limitations d’activités ou d’incapacités majeures en raison d’un problème de santé. Mais attention : ces données sont issues d’une enquête et sont donc sensibles aux différences de perception de ce que signifie être en bonne santé…




14 mai 2012

L’espérance de vie à 65 ans en Europe
Les hommes et les femmes d’Europe âgés de 65 ans ont une espérance de vie en bonne santé (...)
Les causes du chômage des immigrés
le 23 avril 2012

Les immigrés sont plus souvent au chômage que la moyenne de la population : leur taux s’élevait à 16 % en moyenne en 2010 et à 20 % pour les immigrés des pays hors de l’Espace économique européen (1), selon une note du ministère de l’Immigration (2).

De très nombreux facteurs expliquent ce phénomène. Le premier est le niveau de diplôme : les immigrés sont en moyenne moins qualifiés que les personnes nées en France et dans notre pays le diplôme joue un rôle déterminant dans l’accès à l’emploi. 48 % des immigrés de 15 ans et plus disposent au maximum du certificat d’études primaire, contre 30 % pour l’ensemble de la population vivant en France. Chez les 20 à 24 ans, 31,5 % sont dans ce cas, contre 15,6 % pour la moyenne du pays. Mais comme le montre le ministère de l’immigration, à niveau de diplôme équivalent, le taux de chômage des immigrés demeure supérieur. Pour les titulaires d’un bac, il est de 9 % pour les Français de parents français, contre 22,3 % pour les immigrés hors Espace économique européen. Pour les titulaires d’une licence et plus, les chiffres sont respectivement de 4,6 % et 16,3 %.

Il font donc aller plus loin pour comprendre d’où vient l’écart. L’effet le plus souvent évoqué est la discrimination dont sont victimes les minorités "visibles". De nombreuses opérations dites de "testing" (via lesquelles on compare les résultats de candidatures qui ne se différencient que par le nom où la couleur de la peau, (voir le site www.discriminations.inegalites.fr) ont montré que l’effet n’était pas négligeable. Malheureusement, faute de données statistiques, on ne peut mesurer son impact global sur le taux de chômage. D’autres éléments méritent d’être étudiés. Tout d’abord, si les diplômes obtenus sont de niveau identique, ils ne sont pas similaires, les enfants d’immigrés sont souvent, comme les filles, orientés dans des filières dites "moins nobles", conduisant plus difficilement à trouver un emploi. Disposer d’une licence de lettres modernes n’est pas équivalent à un diplôme d’ingénieur en terme d’intégration professionnelle. Ensuite, les enfants d’immigrés ne disposent pas tous des mêmes réseaux de relations pour s’intégrer dans l’emploi : rien de tel pour obtenir un bon stage ou un poste que de connaître des personnes qui sont dans le même type d’univers professionnel. Enfin, on l’oublie souvent, les immigrés qui sont étrangers (3) sont exclus d’environ 5,3 millions d’emplois, soit un poste de travail sur cinq. Il est logique dès lors que leur taux de chômage soit supérieur.

LM

Extrait du Centre d’observation de la société

(1) Qui comprend l’Union européenne et quatre autres pays.

(2) Il faut noter que même avec un taux plus élevé, il ne représentent que 13 % de l’ensemble des chômeurs.

(3) Une partie a été naturalisée, 40 % des immigrés sont Français.




23 avril 2012

Les causes du chômage des immigrés
Les immigrés sont plus souvent au chômage que la moyenne de la population : leur taux (...)
L’inégal accès à l’accouchement dans le monde
le 16 avril 2012

Les interventions en santé maternelle, néonatale et infantile, sont inégalement réparties dans le monde, selon une étude de la fondation Gates et de la Banque Mondiale (lire en ligne ici, en anglais). Parmi une liste de douze soins [1] observés dans 54 pays [2] entre 2000 et 2008, c’est l’accès à l’accouchement médicalement assisté qui est le plus inégal selon le niveau de revenus. 32,3 % des 20 % les plus pauvres ont accès à un accouchement médicalement assisté conforme aux normes internationales contre 84,4 % pour les 20 % des plus riches. De même, 35,9 % des plus pauvres bénéficient de visites médicales en nombre suffisant durant la grossesse, contre 70,5 % pour les plus riches [3].

Le soin maternel et infantile le plus accessible est l’allaitement, avec un taux de 45,3 % pour la population la plus pauvre et de 47,8 % pour la plus riche, soit un écart de 2,6 points seulement. L’allaitement est une pratique qui n’engage pas de coûts supplémentaires dans sa prise en charge : il y a moins besoin de recourir à des équipements spécialisés ou de se déplacer dans des établissements sanitaires pour allaiter contrairement à l’accouchement ou au suivi prénatal.

Les pays où la distribution de ces soins est la plus inégalitaire sont aussi les plus pauvres : il s’agit du Tchad, du Nigeria, de la Somalie, de Éthiopie et du Niger, suivis de Madagascar, du Laos, de l’Inde et du Pakistan. A l’inverse, les pays les plus équitables dans ce domaine sont l’Ouzbékistan, le Kyrgyzstan où les maternités sont gratuites et la couverture de l’accouchement est universelle.

NS




16 avril 2012

L’inégal accès à l’accouchement dans le monde
Les interventions en santé maternelle, néonatale et infantile, sont inégalement réparties dans (...)

suite des brèves ...

Agenda

7 juin 2012

Les jeunes et les inégalités numériques
Les jeunes et les inégalités numériques
le 14 mai 2012

Lecture Jeunesse organise un colloque sur le thème "Les jeunes et les inégalités numériques" le 7 juin 2012 à la mairie du 10e arrondissement de Paris - 72 rue du Faubourg Saint-Martin. Programme détaillé ici. Entrée gratuite mais inscription obligatoire. Contact : Catherine Escher - 01 44 72 81 50 - catherine.escher@lecturejeunesse.com.



1er et 2 juin 2012

Inégalités et violences sociales : dire l’injustice
Inégalités et violences sociales : dire l’injustice
le 14 mai 2012

Le Centre de recherche sur Hegel et sur l’idéalisme allemand (CRHIA), le FoReLL (Formes et Représentations en Linguistique et Littérature), de l’université de Poitiers organisent un colloque "Inégalités et violences sociales : dire l’injustice" les 1er et 2 juin 2012 à l’espace Mendès France - 1, place de la Cathédrale - 86038 Poitiers. La revue Raison publique et l’Observatoire des inégalités sont partenaires de cet évènement. Programme ici. Contacts : Raphaëlle Guidée et Patrick Savidan.



1er juin 2012

L’Égalité : enjeu de l’École
L’Égalité : enjeu de l’École
le 20 avril 2012

Éducation & Devenir organise une journée d’études sur le thème "l’Egalité , enjeu de l’école" le 1er juin 2012 de 9 heures 30 à 16 heures 30 au Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris. Programme et inscription à cette adresse.


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Nos sites

Inégalités et discriminations

http://www.discriminations.inegalites.fr/
Une plate forme d’études sur les discriminations créée par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.

Objectifs : Recense les études récentes et rigoureuses sur la mesure des discriminations, Sans réduire leur importance, l’objectif est aussi de rappeler que l’intérêt qui est porté aux discriminations ne doit pas occulter le mécanisme des inégalités sociales.


Observatoire des inégalités territoriales

http://www.inegalitesterritoriales.fr/
Où en sont les inégalités dans votre commune, votre département ou votre région ? Un outil comparatif créé par l’Observatoire des inégalités et la société Compas-Tis, spécialisée dans l’analyse des données locales.

Objectif : Emplois, revenus, niveau d’éducation… Les moyennes nationales cachent souvent des écarts considérables entre les territoires. Cet outil permet d’accéder à un ensemble d’indicateurs sur l’ensemble des communes, des départements et des régions de France.


Observatoire européen des inégalités

http://inequalitywatch.eu/
Premier réseau européen indépendant d’information sur les inégalités créé par l’Observatoire des inégalités en partenariat avec des associations et des centres de recherche européens.

Objectif : Proposer à l’ensemble des citoyens européens les publications les plus pertinentes sur le thème des inégalités en Europe. Connaître et comprendre l’évolution des inégalités, les mécanismes qui sont à l’origine de leur augmentation ou de leur réduction, et leurs conséquences au sein de chaque pays européen et entre eux.




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