L’offre de santé reste inégale selon les territoires. On compte quatre médecins pour 1 000 habitants en Ile-de-France contre 2,6 en Picardie.
Les professionnels de santé tels que les médecins ou les infirmiers sont concentrés dans le Sud de la France et en Ile-de-France. On compte quatre médecins pour 1 000 habitants en région parisienne, contre 2,6 en Picardie. Cela signifie qu’un médecin picard doit suivre en moyenne 390 patients contre 250 pour un médecin exerçant en Ile-de-France. En revanche, paradoxalement, la région parisienne fait partie des régions les moins bien dotées en infirmiers.
Le nombre de médecins constitue un indicateur essentiel mais insuffisant pour apprécier l’offre médicale. Il faudrait tenir compte du nombre d’heures de travail des praticiens et de leur répartition par spécialité. Surtout, les besoins de la population ne sont pas identiques partout : dans une partie des départements du Sud la proportion de personnes âgées est supérieure à la moyenne, d’où une demande de soins plus élevée. Il est logique qu’on y compte plus de soignants.
Les inégalités sont grandes au sein de chaque région : la densité médicale est aussi moins élevée dans les zones rurales et à la périphérie des grandes villes, alors que les centres-villes sont sur-dotés. Dans une note parue en juillet 2012, l’Insee Lorraine avait par exemple souligné les déficits de la région, mais aussi les écarts internes.
Pour tenter de mieux mesurer l’accessibilité, l’Insee a calculé un « indice d’accessibilité potentielle », calculé au niveau des communes. L’indice tient compte du nombre de médecins en équivalent temps plein par habitant, mais aussi de la structure par âge de la population dans le rayon d’exercice des professionnels. Selon l’Insee, l’accessibilité au généraliste varie peu : seuls 0,2 % des habitants ont un indice deux fois supérieur à la moyenne et 7 % deux fois plus faible. Comme le note l’institut, la quasi totalité des habitants vivent à moins de 15 minutes d’un généraliste et 99 % à moins de 10 minutes. En revanche, pour les spécialistes ce n’est plus le cas : 5 % ont un indice d’accessibilité deux fois supérieur à la moyenne et 20 % deux fois supérieur.
La France ne connait pas une pénurie globale de personnel de soin, mais sa présence sur le territoire reste déséquilibrée, en particulier pour les spécialistes. Certes, chacun peut avoir accès à un large éventail, mais dans des conditions de délais, de coût (incluant les transports) et de qualité qui ne sont pas similaires. A l’avenir, c’est l’accès au généraliste qui pourrait être de plus en plus difficile. En Lorraine par exemple, entre 2006 et 2011, davantage de médecins généralistes sont arrivés qu’il n’en est parti à Nancy. Contrairement à Bar-le-Duc, où la part des arrivées a été plus de deux fois moins importante que celle des départs. « L’offre en structure risque à terme d’être insuffisante dans des territoires très vieillissants et moins dotés », écrit l’Insee Lorraine.
Densité de médecins par habitant, toutes spécialités confondues en 2011

Densité d’infirmiers par habitant, salariés ou libéraux en 2011

Source : répertoire des professions de santé ADELI. Réalisation : Observatoire des inégalités.
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Comparaison internationale
D’un point de vue international, la France reste un pays globalement bien doté avec 3,3 médecins pour 1 000 habitants en moyenne, un niveau légèrement inférieur à l’Allemagne (3,6), la Suède (3,8) ou l’Italie (3,7) mais largement supérieur à celui du Royaume-Uni (2,7), des Etats-Unis (2,4) ou encore du Japon (2,2).
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Densité de médecins par habitant, toutes spécialités confondues en 2010 dans les pays européens de l’OCDE

le 21 février 2012
Evolution de l’espérance de vie par département selon le sexe
Avec un gain de 3,8 années en dix ans, c’est en Lozère que l’espérance de vie des femmes a le plus augmenté, en Savoie, avec une augmentation de 4,6 années, pour les hommes. Cependant, plus que les territoires, l’espérance de vie dépend davantage de facteurs tels les niveaux de vie, de diplôme, les conditions de travail et des modes de vie.
le 1er juillet 2011
L’accueil des tout-petits inégalement réparti sur le territoire
L’accueil des enfants de moins de trois ans en structure collective propose 12 places pour 100 enfants au niveau national, mais varie de 3 à 33 selon les départements.
le 14 décembre 2010
Des ménages inégaux face aux dépenses énergétiques
La facture énergétique pèse beaucoup plus lourd pour les familles modestes. Elles y consacrent 15 % de leur budget contre 6 % pour les plus aisés.
le 1er novembre 2009 Dans le Nord et à la Réunion, les hommes vivent en moyenne 5 ans de moins qu’en Ile-de-France et les femmes près de 3 ans.
L’espérance de vie dans les régions
le 28 août 2006 Seuls 7 % des habitants en pavillon trouvent que leur quartier n’est pas agréable à vivre contre 24 % des habitants des cités.
Qualité de vie et logement
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