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Un tiers des personnes en temps partiel souhaiteraient travailler plus

Données 20 janvier 2017

Un tiers des personnes en temps partiel souhaiteraient travailler plus. Essentiellement des femmes. Le temps partiel subi concerne 50 % des jeunes à temps partiel, 45 % des ouvriers contre 22 % des cadres supérieurs.

Emploi et chômage Femmes et hommes Précarité
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Un tiers des salariés à temps partiel déclarent vouloir travailler davantage (définition officielle du temps partiel subi), ce qui représente 1,7 million de personnes, selon les données 2015 de l’Insee. Ce taux moyen masque des écarts selon les catégories : le temps partiel subi est deux fois plus élevé chez les ouvrières (38,8 %) que chez les femmes cadres supérieurs (19,5 %). Pour les jeunes, l’intégration dans l’emploi via le temps partiel est très souvent un pis-aller : la moitié des 15-29 ans sont en temps partiel faute de mieux. La proportion de personnes en temps partiel qui souhaiteraient travailler plus est aussi élevée chez les hommes (42,9 %), mais ces derniers ne représentent que 22 % de l’ensemble des salariés à temps partiel. Au total, 1,2 million de femmes travaillent en temps partiel subi contre 472 000 hommes, soit trois fois moins.

Ces données minimisent la situation. Une partie des salariés ne déclarent pas souhaiter travailler plus car ils intègrent le fait que cette probabilité est très faible ou, par exemple, qu’ils (et surtout « elles ») ne disposent pas de solution pour faire garder leurs jeunes enfants à un prix abordable, s’ils augmentent leur temps de travail. Dans un contexte plus favorable, rien ne dit qu’ils ne déclareraient pas souhaiter accroître leurs horaires. Au total, la part de ’temps partiel subi’, selon la définition officielle, est probablement plus proche de 50 % que de 33 %, si on y inclut les emplois considérés comme choisis, en réalités subis. Au passage, notons qu’une partie des salariés en temps complet souhaiteraient passer en temps partiel mais ne le peuvent pas du fait de leur faible niveau de salaire ou du refus de leur employeur.

- Selon l’âge

      

- Selon la catégorie socioprofessionnelle

      

-  Selon l’origine

      

Evolution

La part du temps partiel subi a fortement progressé dans les années 1990, de 25 à 35 %. Elle est ensuite revenue aux alentours de 27 % au début des années 2000 et a remonté en 2010 à son niveau du milieu des années 1990. Depuis, elle est restée assez stable. La très forte hausse du chômage à partir de 2008 ne semble pas avoir eu pour effet d’augmenter le temps partiel contraint.

      

Photo / © jackhynes


Date de première rédaction le 20 janvier 2017.
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Rapport sur les inégalités en France, édition 2017

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