Observatoire des inégalités
Journée de formation "la jeunesse face aux inégalités"                              X Fermer
Bouton menu

Contre les inégalités, l’information est une arme

Bouton soutenir

Faut-il des discriminations positives ?

Questions clés 30 janvier 2004

Quand le mérite sanctionne des privilèges plus que l’effort personnel, l’idée de discrimination positive est renforcée.


bouton facebook bouton twitter Bouton imprimer

Comment donner plus à ceux qui ont moins ? Faut-il mettre en œuvre des « discriminations positives » ? Par ce terme on entend la mise en place de mesures dérogatoires (par exemple des quotas de recrutement) pour aider certaines populations.

Dans de nombreuses situations, l’égalité juridique est insuffisante pour conduire à une égalité réelle, tant les handicaps de certaines populations sont importants. Ce constat a été fait notamment à partir des années 60 aux Etats-Unis à propos de la communauté noire. D’où l’idée d’un « coup de pouce » supplémentaire, de discriminations « positives », qui contrebalanceraient les discriminations négatives particulières dont sont victimes ces populations. Puisque certains partent avec un handicap, on considère qu’il n’est pas juste que les règles de la course soient les mêmes pour tous.

Il est vrai qu’aux inégalités liées à l’origine sociale, viennent s’ajouter celles qui découlent de la couleur de peau, de la nationalité ou du simple patronyme. Il suffit d’observer le marché du travail ou le secteur du logement pour constater combien les jeunes, en particulier, semblent « triés » en fonction de leurs origines. Par exemple, le taux de chômage des jeunes originaires de l’extérieur de l’Union européenne de 15 à 29 ans atteignait 15 % en 2010, contre une moyenne nationale de 9,4 % (lire
Le taux de chômage selon la nationalité).

Avec la loi sur la parité en politique ou les zones d’éducation prioritaire, la France a déjà expérimenté des mesures proches de ce type. Il serait probablement plus urgent de supprimer les discriminations négatives, comme l’interdiction de millions d’emplois aux étrangers, notamment dans la fonction publique.

Faut-il aller encore plus loin ?

Dans les entreprises ou les administrations, une volonté plus forte d’intégrer ceux qui sont les plus désavantagés ne serait pas de trop. Mais il ne faudrait pas que la « discrimination positive » serve d’alibi à l’abandon de politiques plus larges de lutte contre les inégalités sociales et la précarité. Ces politiques générales de réduction des écarts demeurent les moyens les plus efficaces pour favoriser l’intégration et la cohésion sociale.

Photo / © stefanolunardi - Fotolia.com


Date de première rédaction le 30 janvier 2004.
© Tous droits réservés - Observatoire des inégalités - (voir les modalités des droits de reproduction)

Publication



Rapport sur les inégalités en France, édition 2017

Espace jeunes

illustration espace jeune

Formation

21 novembre 2017
La jeunesse face aux inégalités

Voir toutes les formations

Actualités de l'Observatoire

Participez au Prix « Jeunesse pour l’égalité » 2017-2018

Boites à outils

Questions clés
Mesurer les inégalités
Lexique
Salaire : êtes-vous riche ou pauvre ?
Patrimoine : êtes-vous fortuné ?
Niveaux de vie : où en est ma commune ?
L’évaluateur des dépenses publiques
Communes : quelle égalité hommes-femmes ?