Observatoire des inégalités
Journée de formation "la jeunesse face aux inégalités"                              X Fermer
Bouton menu

Contre les inégalités, l’information est une arme

Bouton soutenir
Éducation

Filles et garçons dans l’enseignement supérieur : des parcours différenciés

Données 3 mars 2017

Les filles représentent 58 % des étudiants à l’université. 70 % d’entre elles suivent les filières lettres ou sciences humaines, 40 % des filières scientifiques.

Éducation Femmes et hommes
bouton facebook bouton twitter Bouton imprimer

Les filles ont investi les bancs des universités ces cinquante dernières années passant de 43 % des étudiants au début des années 1960 à 58 % au début des années 2010, selon le ministère de l’Education nationale [1]. Ce mouvement traduit l’évolution de la place des femmes dans la société, amorcée dès l’Entre-deux-guerres.

      

Pour autant, les parcours demeurent différenciés selon le sexe. Les filles constituent 84 % des étudiants des formations paramédicales et sociales, 70 % en lettres et sciences humaines à l’université contre moins de 40 % en sciences et Staps (sport). Dans les classes préparatoires aux grandes écoles, elles sont ultra-majoritaires en sections littéraires (74 %) mais ne représentent que 30 % des filières scientifiques. Globalement, les filles demeurent sur-représentées dans les secteurs de l’enseignement les moins valorisés qui conduisent moins souvent aux postes où les responsabilités et les salaires sont les plus élevés.

Une partie de l’orientation se joue bien avant l’enseignement supérieur, dès la seconde ou la première [2]. La terminale S est désormais presque à parité, mais les filles forment 80 % des élèves de la filière L et même 90 % en ST2S (santé-social). Les choix des filières de l’enseignement technique et professionnel, plus spécialisées, sont encore plus clivés.

      


      


Les choses évoluent : les filles sont aussi nombreuses que les garçons dans les écoles de commerce et plus nombreuses en médecine, des filières prisées. Elles sont de plus en plus présentes dans les prépas scientifiques et progressent dans les écoles d’ingénieurs : de 15,7 % des élèves en 1985 à 28,1 % en 2014. Mais ces progrès demeurent lents. A ce rythme de progression, la parité dans les écoles d’ingénieurs ne sera atteinte que dans un demi-siècle environ.

      

Photo / © Andres Rodriguez - Fotolia


[1« Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche », ministère de l’Education nationale, édition 2016.


Date de première rédaction le 19 mars 2010.
© Tous droits réservés - Observatoire des inégalités - (voir les modalités des droits de reproduction)

Affiner
Éducation


Autres thèmes

> Revenus, patrimoine > Emploi > Lien social et politique > Conditions de vie > Catégories sociales > Âges et générations > Femmes et hommes > Europe > Français et étrangers > Territoires > Monde

Sur le même sujet

Analyses 13/10/2017
Les trois quarts des élèves défavorisés étudient hors de l’éducation prioritaire
Données 01/09/2017
Les milieux populaires largement sous-représentés dans l’enseignement supérieur
Données 01/09/2017
La scolarisation des enfants progresse dans le monde
Analyses 31/08/2017
Ceux que l’on paie pour étudier : enquête sur les privilégiés de l’école
Données 31/08/2017
Les inégalités sociales sont fortes dès le collège
Données 30/08/2017
Les filles deviennent meilleures élèves que les garçons
Données 14/06/2017
L’inégal accès au bac des catégories sociales
Points de vue 30/05/2017
Inégalités : une hypocrisie française
image par defaut
Points de vue 11/05/2017
Éducation : les politiques territoriales servent-elles à quelque chose ?
Données 09/05/2017
L’allongement inégal des scolarités