Emploi et chômage

Données

Chômage

Chômage : qui est touché par la crise ?

25 % des jeunes, 16 % des non diplômés sont au chômage. La crise frappe de plein fouet ces catégories de la population même si les plus âgés, les plus diplômés, ne sont pas épargnés.


Le chômage dans les zones urbaines sensibles

Près de 23 % de chômeurs dans les Zones urbaines sensibles (Zus). Un taux deux fois et demi plus important que dans le reste du territoire.


Le taux de chômage selon la catégorie sociale

13 % des ouvriers sont au chômage contre 4 % des cadres supérieurs.


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Statut, contrats de travail

Le temps partiel subi en France

27 % des personnes en temps partiel souhaiteraient travailler plus. Essentiellement des femmes. Mais aussi plus de 40 % de jeunes, 37 % d’ouvriers contre 15 % de cadres supérieurs.


Les travailleurs pauvres en France

On compte entre un et deux millions de travailleurs pauvres en France selon les définitions. Même en utilisant la définition la plus restrictive, on compte presque deux millions de personnes qui vivent avec environ 800 euros par mois.


L’état de la précarité de l’emploi en France

La France compte 25,8 millions d’emplois, dont 3 millions d’indépendants (11.6 %) et 22,8 millions de salariés (88,4 %). 12,3 % des emplois sont précaires, mais les peu qualifiés et les jeunes sont bien plus souvent concernés.


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Hommes et femmes

Les inégalités de salaires hommes-femmes : état des lieux

A temps plein, les hommes gagnent 31 % de plus que les femmes. Tous temps de travail confondus, l’écart est de 37 %...


Evolution du taux de chômage selon le sexe

Après une période de rapprochement du taux de chômage des hommes et des femmes, l’écart repart à la hausse.


Peu de femmes dirigent des entreprises

Le plafond de verre reste une réalité en France : seules 17 % des entreprises françaises sont dirigées par une femme. Avec des disparités en fonction du secteur d’activité ou de la taille de l’entreprise.


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Immigrés et étrangers

Mobilité sociale : les enfants d’immigrés font aussi bien que les autres

42,1 % des enfants d’immigrés deviennent ouvriers contre 30 % des personnes sans ascendance directe immigrée. Mais cet écart s’explique davantage par les positions sociales défavorisées de leurs parents que par leur origine géographique.


Le taux de chômage selon la nationalité

Près d’un quart des actifs non-ressortissants de l’Union européenne sont au chômage contre 9,4 % de l’ensemble de la population active et 8,9 % des Français.


5,3 millions d’emplois demeurent fermés aux étrangers non européens

Plus d’un emploi sur cinq, soit 5,3 millions de postes de travail, demeurent interdits aux étrangers non européens en France.


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Divers

La mobilité sociale en France

La moitié des fils de cadres supérieurs deviennent cadres supérieurs, contre un dixième des fils d’ouvriers. Les chances d’accès aux positions sociales sont loin d’être équivalentes.


Davantage de congés pour les cadres que pour les ouvriers

41 jours de congés annuels pour les cadres supérieurs contre 32 pour les ouvriers. Le nombre de jours de repos varient fortement selon la catégorie sociale, le secteur d’activité et la taille de l’entreprise.


Les inégalités d’accès à la formation professionnelle

35 % des cadres supérieurs bénéficient de formation professionnelle contre 17 % des ouvriers. La deuxième chance existe surtout pour les plus favorisés.


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Les liens
Insee

Le producteur par excellence de données dans tous les domaines en France. Incontournable.



Onisep

De nombreuses données sur les salaires à travers les exemples cités.



Ministère de l’Emploi

De très nombreuses données sur l’emploi et le chômage. Notamment les dernières données sur le chômage.



Insee - Rubrique Travail/emploi

Notamment pour les données de l’enquête la plus précise sur l’emploi, réalisée chaque année en mars.



Bureau international du travail

Un rapport sur l’égalité dans le travail au niveau international.



Alternatives Economiques

Depuis plus de 20 ans, ce mensuel analyse les choix économiques et sociaux. De nombreux articles mettent en lumière l’ampleur des inégalités, en France comme dans le monde.



Observatoire des discriminations

L’observatoire a pour objectif de mener des études concernant toutes les formes de discriminations. Publie notamment des enquêtes d’opinion et des résultats de « testing ».



Le Défenseur des droits

Le site du Défenseur des droits regroupe les missions du Médiateur de la République, de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, de la Défenseure des enfants et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité. On y trouve ses missions, ainsi que les modalités de saisine.



Fairpay - Egalité des salaires

Ce site réalisé par l’Union syndicale suisse donne des informations sur la situation de l’inégalité salariale dans ce pays. Accessible à un très large public, on y trouve notamment un calculateur de salaires en fonction de l’activité, de l’âge, de la formation et du sexe.



Construire l’égalité ensemble en Nord-pas-de Calais

Site d’informations et d’échanges sur l’égalité hommes-femmes dans la vie professionnelle en région Nord-Pas-de-Calais, mais pas uniquement. Très fourni en données et témoignages.



ACCES, réseau Languedoc Roussillon pour l’égalité de traitement et l’accès aux droits

L’objectif de ce site est de rassembler les informations techniques et juridiques, les initiatives et l’actualité des structures associatives de la région Languedoc Roussillon qui travaillent sur le terrain pour garantir à tous et à toutes un égal traitement dans le monde du travail, de la famille, entre Français et étrangers, entre hommes et femmes, etc.



Inégalités et discriminations

Le site Inégalités et discriminations a été créé par l’Observatoire des inégalités. L’ambition de ce site est de recenser les études récentes et rigoureuses sur la mesure des discriminations, sans prétendre à l’exhaustivité. Sans réduire l’importance des discriminations, l’objectif de cette plate-forme d’études sur les discriminations est de rappeler que l’intérêt qui y est porté ne doit pas occulter le mécanisme des inégalités sociales.




Brèves :

8 avril 2013

La situation dans l’emploi des femmes en Ile-de-France
A l’instar de la situation nationale, le taux d’activité (1) des femmes en (...)
La situation dans l’emploi des femmes en Ile-de-France
le 8 avril 2013

A l’instar de la situation nationale, le taux d’activité (1) des femmes en Ile-de-France - elles représentent 52 % de la population - s’est fortement accru de 1968 à 2008, passant de 54 % à 79 % mais avec des disparités selon les territoires, comme l’indique un état des lieux chiffré réalisé par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) de l’Ile-de-France, en partenariat avec la préfecture de la région d’Île-de-France, la préfecture de Paris et le conseil régional d’Île-de-France. Ce taux se situe entre 80 et 82 % à Paris et dans les Hauts-de-Seine, il chute à 75 % en Seine-Saint-Denis. Dans ce département, 28 % des femmes ont moins de 20 ans et 20 % d’entre elles sont non diplômées du supérieur, contre 13 % pour l’ensemble du territoire francilien. De même, le taux d’emploi (2) (57 %) y est plus faible que la moyenne régionale (64 %).

40 % des franciliennes occupent des postes d’employées. Les femmes cadres (25 %) sont surreprésentées dans les Hauts-de-Seine (32 %) et à Paris (29 %) - où 50 % des femmes sont diplômées du supérieur contre 46 % pour la moyenne régionale. Quelle que soit leur profession, les femmes gagnent en moyenne 26 % de moins que les hommes en Ile-de-France : 35 % de moins dans les Yvelines, 31 % dans les Hauts-de-Seine. En revanche, l’écart est de « seulement » 17 % de moins pour les femmes de Seine-Saint-Denis. Les écarts sont en effet moins marqués pour les salaires les plus faibles, ce qui est plus fréquent dans ce département.

21 % des franciliennes travaillent à temps partiel contre 8 % des franciliens, quelque soit leur âge, le type d’emploi et le département (même si le taux est plus élevé - 24 % - dans les Yvelines). C’est dans le secteur de l’aide à la personne (ménage, garde d’enfants…) qu’elles sont les plus nombreuses en temps partiel (56 %).

NS

(1) Le taux d’activité est le rapport entre le nombre d’actifs (actifs et chômeurs) et l’ensemble de la population correspondante.

(2) Le taux d’emploi d’une classe d’individu est le rapport entre le nombre d’individus de la catégorie ayant un emploi et le nombre total des individus de cette catégorie – ici les femmes en Ile-de-France.




14 mars 2013

Un site pour lutter contre les stéréotypes dans l’orientation professionnelle
Les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et des Droits (...)
Un site pour lutter contre les stéréotypes dans l’orientation professionnelle
le 14 mars 2013

Les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et des Droits des femmes, ainsi que l’Onisep et le Cnam ont lancé le site internet Objectif Égalité pour aider les jeunes à lutter contre les stéréotypes liés aux choix d’orientation professionnelle.

Ce site a plusieurs objectifs : sensibiliser les jeunes aux stéréotypes de genre dans le champ des formations et des métiers, répondre aux questions liées au choix d’études et au premier emploi, informer sur l’égalité des droits dans la vie professionnelle.

Il propose des vidéos, des témoignages et des reportages, sur les métiers dits féminins et ceux dits masculins ; des infographies présentant les statistiques des parcours scolaires des filles et des garçons (les niveaux d’études, les choix de filières, etc.) ; un quiz sur l’histoire de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, ainsi qu’une carte de l’offre de formations en France.

NS




21 février 2013

La situation des jeunes d’aujourd’hui
Les difficultés d’accès au logement, d’insertion dans le monde du travail, la (...)
La situation des jeunes d’aujourd’hui
le 21 février 2013

Les difficultés d’accès au logement, d’insertion dans le monde du travail, la précarité, sont des problèmes auxquels les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés, selon une étude rendue publique par le Crédoc Les jeunes d’aujourd’hui : quelle société pour demain ? qui dresse un portrait détaillé des jeunes adultes en matière de consommation, de pratiques politiques, culturelles, ou encore de modes de vie.

En termes de revenus, les jeunes de 18 à 29 ans ont des ressources inférieures aux générations précédentes au même âge : « les ménages dont le chef de ménage a moins de 30 ans gagnent 23 % de moins que ceux dont le chef de ménage a plus de 30 ans », sans que le niveau de diplôme puisse expliquer cet écart puisque les jeunes d’aujourd’hui sont en moyenne davantage diplômés. La faiblesse de leurs revenus modèle en conséquence leur mode de consommation : recours au lowcost, à la location, au recyclage, etc.…

En matière de logement, les jeunes adultes, plus particulièrement ceux au chômage ou en emploi précaire, doivent faire face aux prix élevés des loyers et à une faible offre du parc social. Avoir un diplôme, être issu de filières spécialisées, facilitent l’insertion sur le marché du travail qui reste pour une grande majorité des jeunes un parcours en pointillé.

Dans son étude, le Crédoc rappelle que l’on ne peut pas parler d’une « jeunesse » tant son identité est multiple : « certains (jeunes) sont diplômés du supérieur, d’autres sont sortis du système scolaire sans diplôme, certains sont en couple et ont des enfants, d’autres sont célibataires, certains sont cadres, d’autres ouvriers ou étudiants ».

VS




14 février 2013

La mesure des inégalités sur le marché du travail en Lorraine
En Lorraine les jeunes, les seniors, les femmes, les immigrés, les handicapés et les habitants (...)
La mesure des inégalités sur le marché du travail en Lorraine
le 14 février 2013

En Lorraine les jeunes, les seniors, les femmes, les immigrés, les handicapés et les habitants des quartiers des politiques de la ville sont davantage concernés par les inégalités au travail selon une étude de l’Insee Lorraine (1) qui dresse un panorama complet des conditions d’emploi dans la région.

Parmi les jeunes lorrains de 15 à 29 ans, un sur cinq est au chômage, un taux deux fois plus élevé que celui des 30-49 ans. Il s’agit principalement de non diplômés, dont le risque d’être sans emploi est 2,4 fois supérieur aux jeunes qualifiés. La Lorraine compte davantage de jeunes actifs de moins de 30 ans que la moyenne nationale - les études courtes sont plus fréquentes dans cette région - ce qui expose ces jeunes peu qualifiés au risque de se retrouver sans emploi. Pas moins de 41 % des jeunes lorrains disposent d’un emploi sous qualifié, quelque soit leur niveau de diplôme, contre 28 % des plus de 30 ans. 27 % occupent un contrat précaire (CDD ou interim) contre 7 % des plus de 30 ans, 18 % sont à temps partiel dont la moitié sans l’avoir choisi.

Alors que les femmes représentent plus de la moitié de la population des 15-64 ans, elles ne sont que 46 % à être en emploi. Une femme sur huit est femme au foyer, contre seulement un homme sur 700. 32 % de celles qui travaillent sont à temps partiel contre 5 % des hommes. Comme au niveau national, une salariée lorraine gagne en moyenne 19 % de moins qu’un homme.

Enfin, 63 % des immigrés âgés de 15 à 64 ans vivant en Lorraine sont actifs, contre 71 % des non-immigrés de cette même classe d’âge. Ils souffrent aussi davantage de déclassement quand ils ont un emploi : 37 % sont concernés contre 31 % des travailleurs non immigrés.

VS

(1) Discriminations sur le marché du travail : la Lorraine bonne élève, mais peut mieux faire - décembre 2012.




31 janvier 2013

Perception des discriminations au travail
Trois actifs sur dix déclarent avoir été victimes d’au moins une discrimination dans le (...)
Perception des discriminations au travail
le 31 janvier 2013

Trois actifs sur dix déclarent avoir été victimes d’au moins une discrimination dans le cadre professionnel en raison de leur âge (32 %), de leur sexe (22 %) ou lors d’une grossesse ou de la maternité (21 %), selon la 6e vague du Baromètre sur la perception des discriminations dans le travail réalisée par l’Ifop à la demande du Défenseur des Droits et de l’Organisation Internationale du Travail. 1 000 salariés (500 du secteur privé et 500 du secteur public) ont été interrogés pour cette enquête entre le 28 novembre et le 12 décembre 2012.

Moins concernés par ces discriminations dans les baromètres précédents, les salariés de la fonction publique se disent autant touchés en 2012 que ceux du secteur public (respectivement 29 % et 30 %). Les femmes disent aussi davantage subir des discriminations au travail que les hommes, notamment celles liées au sexe, à la grossesse ou la maternité (+ 11 points dans le secteur privé, + 8 points dans le secteur public).

Les freins à une carrière professionnelle, l’organisation du travail quotidien, les barrières à l’embauche, aux augmentations de salaire ou à l’obtention de primes, sont les critères de discrimination les plus évoqués.

Le contexte de crise économique et de chômage est perçu pour 81 % des interrogés comme un facteur susceptible de favoriser les discriminations. Un tiers des salariés estiment que le risque est plus grand dans les entreprises de moins de 50 salariés. La réalité est toutefois différente : les discriminations au travail ne dépendent pas du critère de taille de l’entreprise.

VS




10 décembre 2012

Naissance du laboratoire des stéréotypes hommes-femmes
18 % de la population pense qu’à la naissance le cerveau des garçons et des filles sont (...)
Naissance du laboratoire des stéréotypes hommes-femmes
le 10 décembre 2012

18 % de la population pense qu’à la naissance le cerveau des garçons et des filles sont différents, indique une étude menée par Mediaprism en novembre 2012 pour le Laboratoire de l’égalité.

Pour lutter contre ces stéréotypes qui participent à entretenir les inégalités entre les genres dans le domaine de l’éducation, du travail, du partage des tâches domestiques ou bien des médias, le Laboratoire de l’égalité vient de créer le Laboratoire des stéréotypes. L’objectif est de « rendre visibles les stéréotypes et leurs effets, et de transformer les représentations collectives sur les rôles des hommes et des femmes, dans les champs de l’éducation, des médias et du monde du travail ». Des ateliers thématiques se tiendront jusqu’en octobre 2013, en partenariat avec La Ligue de l’enseignement, France Télévisions et l’Association nationale des Directeurs(trices) des ressources humaines, dans le but d’ « analyser la réalité des stéréotypes et identifier des réponses opérationnelles, en maniant l’humour et la pédagogie  ».

VS




29 novembre 2012

Le portrait social de la France
Comme chaque année, l’Insee publie un ensemble très fourni de données sociales concernant (...)
Le portrait social de la France
le 29 novembre 2012

Comme chaque année, l’Insee publie un ensemble très fourni de données sociales concernant la société française, France, portrait social, disponible en ligne. L’Institut dresse le portrait de la France à travers sa démographie, la famille, l’éducation, le marché du travail ou les conditions de vie.

Le patrimoine, les niveaux de vie, ont aussi leur place dans ce document référence. On y apprend entre autres que la progression des patrimoines a été plus soutenue que celle des niveaux de vie entre 1997 et 2009 : « La masse de patrimoine brut détenue par les ménages a été multipliée par 1,9 en euros constants sur cette période, celle des niveaux de vie par 1,3 » indique les auteurs.

Un chapitre est consacré au rôle de la redistribution, en matière de réduction des inégalités de revenus. Les prélèvements (financement de la protection sociale, impôts directs) contribuent, en 2011, pour près de 34 % à la réduction des inégalités, les prestations (familiales, l’Allocation personnalisée d’autonomie, les aides au logement, les minima sociaux,…), participent à hauteur de 66 % dans cette réduction des écarts en matière de revenus.

Les indicateurs d’inégalités sociales, disponibles pour certains sur des longues périodes, qui devraient servir de référence, figurent pourtant seulement en annexe de cette synthèse.

VS




5 octobre 2012

L’inégale répartition de l’épargne salariale
Plus de la moitié des salariés (57 %) perçoivent de l’intéressement (1), de la (...)
L’inégale répartition de l’épargne salariale
le 5 octobre 2012

Plus de la moitié des salariés (57 %) perçoivent de l’intéressement (1), de la participation (2) ou ont accès aux plans d’épargne d’entreprise, mais seuls 17 % des salariés des entreprises de moins de 50 personnes sont dans ce cas, indique le ministère du travail (3).

Logiquement, c’est dans les entreprises qui versent les plus gros salaires que l’accès à l’épargne salariale est le plus courant. Seul un tiers des salariés des entreprises où le salaire moyen figure parmi les 30 % les plus bas bénéficient de ces dispositifs alors que plus de deux tiers des salariés des entreprises où le salaire moyen appartient aux 30 % les plus élevés y ont accès. De la même façon, le secteur d’activité joue : moins de 30 % des salariés de l’hôtellerie-restauration (ou l’on compte une très forte part de petites entreprises) ont accès à l’un au moins de ces dispositifs contre 98 % des salariés du secteur de la cokéfaction et du raffinage.

Ce complément de rémunération pour le salarié est en moyenne de 2 335 euros en 2010, soit 7 % en plus du salaire. La prime la plus importante en moyenne est l’intéressement (1 546 euros), proche de la participation (1 494 euros) que seul un tiers des salariés perçoit simultanément. Il s’agit ensuite d’abondements sur les plans d’épargne entreprise ou les plans d’épargne retraite pour environ 600 euros.

NL

(1) Les sommes distribuées en application d’un accord d’intéressement n’ont pas le caractère de rémunération et sont exonérées des cotisations sociales.

(2) La participation est un dispositif légal permettant la redistribution au profit des salariés d’une partie des bénéfices qu’ils ont contribué, par leur travail, à réaliser dans leur entreprise. Ce dispositif est obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés, il est soumis à un accord conclu avec les délégués syndicaux et le comité d’entreprise.

(3) Participation, intéressement et épargne salariale en 2010 : une hausse de 14 % des montants distribués, Dares Analyses - septembre 2012, n° 055.




1er octobre 2012

Pour le travail, la couleur de la peau joue finalement peu
Les origines sociales jouent davantage que les origines nationales en matière d’emploi, (...)
Pour le travail, la couleur de la peau joue finalement peu
le 1er octobre 2012

Les origines sociales jouent davantage que les origines nationales en matière d’emploi, indiquent deux études réalisées à partir de l’enquête nationale sur les trajectoires et les origines (TeO) menée en 2008 par l’Insee et l’Ined. A caractéristiques d’âge, de sexe, de diplôme et de lieu de résidence équivalents, les personnes venues des départements d’outre mer (les « ultramarins » ou « Domiens ») et leurs descendants ont les mêmes probabilités d’avoir un emploi et leur salaire est proche de celui des métropolitains même si un petit écart persiste, indique la première étude (1) du ministère du travail. Les Domiens et leurs enfants ne sont pas défavorisés sur le marché du travail en métropole. Si les ultramarins sont autant à avoir un emploi (83 %) que les métropolitains (79 %), leurs descendants connaissent davantage le chômage (10 % au lieu de 9 %) car ils sont généralement plus jeunes et encore étudiants.

Une seconde étude (2) tirée de cette enquête fait apparaitre que l’ascenseur social fonctionne de la même manière quelle que soit l’origine nationale. C’est avant tout l’origine ouvrière des parents qui pénalise les enfants d’immigrés. En 2008, deux tiers des enfants d’immigrés avaient un père ouvrier contre 40 % des enfants de Français. Au final, les chances d’accéder à un emploi de cadre supérieur sont équivalentes entre les enfants de père ouvrier immigré ou non. En revanche, les périodes de chômage ou d’inactivité, plus importantes chez les enfants d’immigrés après la fin des études, traduisent des difficultés d’insertion sur le marché du travail.

NL

(1) La situation sur le marché du travail des Domiens et des descendants
de Domiens résidant en métropole en 2008
], Dares Analyses - septembre 2012, n° 057.

(2) Métiers des pères et des descendants d’immigrés : une mobilité sociale davantage liée à l’origine sociale qu’à l’origine géographique, Dares Analyses - septembre 2012, n° 058.




7 septembre 2012

La durée du chômage varie selon l’âge et les territoires
Les demandeurs d’emploi mettent en moyenne 359 jours pour trouver un emploi (données de (...)
La durée du chômage varie selon l’âge et les territoires
le 7 septembre 2012

Les demandeurs d’emploi mettent en moyenne 359 jours pour trouver un emploi (données de fin 2011) selon un nouvel indicateur publié chaque trimestre par Pôle emploi. Cette statistique met en lumière l’impact de la récession économique sur l’allongement de la période de chômage : elle est passée d’environ 220 jours en 2007 à 340 jours mi 2009, niveau autour duquel elle stagne depuis lors.

Les durées de chômage varient fortement selon l’âge et les régions. Les demandeurs d’emplois de plus de 50 ans, hommes comme femmes, sont les plus affectés par l’allongement de la durée du chômage : 600 jours fin 2011 contre 400 jours pour les 25-49 ans et 200 jours pour les moins de 25 ans.

Les régions les plus touchées par le chômage enregistrent les plus longues durées de périodes sans emploi : 465 jours en Guadeloupe, 417 en Bourgogne, 397 en Haute-Normandie contre 235 jours en Corse et 299 en Rhône-Alpes.

NL


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Espace Jeunes - Inégalités et discriminations

http://www.jeunes.inegalites/
Un espace dédié aux jeunes sur les inégalités sociales et les discriminations créé par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.

Objectifs : Informer sans enfermer le jeune public à la problématique des inégalités, susciter l’engagement citoyen, par le biais de fiches thématiques, de vidéos, d’une nouvelle.


Observatoire européen des inégalités

http://inequalitywatch.eu/
Premier réseau européen indépendant d’information sur les inégalités créé par l’Observatoire des inégalités en partenariat avec des associations et des centres de recherche européens.

Objectif : Proposer à l’ensemble des citoyens européens les publications les plus pertinentes sur le thème des inégalités en Europe. Connaître et comprendre l’évolution des inégalités, les mécanismes qui sont à l’origine de leur augmentation ou de leur réduction, et leurs conséquences au sein de chaque pays européen et entre eux.


Inégalités et discriminations

http://www.discriminations.inegalites.fr/
Une plate forme d’études sur les discriminations créée par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.

Objectifs : Recense les études récentes et rigoureuses sur la mesure des discriminations, Sans réduire leur importance, l’objectif est aussi de rappeler que l’intérêt qui est porté aux discriminations ne doit pas occulter le mécanisme des inégalités sociales.


Observatoire des inégalités territoriales

http://www.inegalitesterritoriales.fr/
Où en sont les inégalités dans votre commune, votre département ou votre région ? Un outil comparatif créé par l’Observatoire des inégalités et la société Compas-Tis, spécialisée dans l’analyse des données locales.

Objectif : Emplois, revenus, niveau d’éducation… Les moyennes nationales cachent souvent des écarts considérables entre les territoires. Cet outil permet d’accéder à un ensemble d’indicateurs sur l’ensemble des communes, des départements et des régions de France.




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