Europe

Données

Revenus

Les seuils de pauvreté en Europe

Le seuil de pauvreté à 60 % du revenu médian est de 1 013 euros par mois en Autriche contre 178 euros en Roumanie. Il est de 912 euros en Allemagne, de 574 euros en Grèce, soit près de deux fois moins.


La pauvreté en Europe

Le taux de pauvreté en Europe varie de 5,7 % à 16,9 % selon le seuil utilisé. A 60 % du revenu médian, le taux oscille de 10,5 % en Norvège à 21,8 % en Espagne. A 40 %, de 3 % aux Pays-Bas à 10 % en Espagne.


La pauvreté selon l’origine en Europe

26,9 % des immigrés nés hors de l’Union européenne sont pauvres, contre 14,8 % des Européens qui vivent dans leur pays d’origine.


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Hommes et femmes

Synthèse : Les inégalités entre les femmes et les hommes en Europe

Les inégalités entre les femmes et les hommes se réduisent en Europe, mais nous sommes loin de l’égalité et les situations sont contrastées d’un pays à l’autre. Le tour de la question par l’Observatoire des inégalités.


La pauvreté selon le sexe en Europe

17,1 % des femmes européennes sont pauvres, contre 15,7 % des hommes...


La part des femmes au parlement européen

Le parlement de l’Union européenne comprend un tiers de députées.


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Education

Un accès inégal à la formation professionnelle en Europe

29 % des salariés danois ont accès à la formation professionnelle, contre 2 % des Grecs...


Les niveaux d’éducation en Europe

38,6 % des jeunes Portugais ont un faible niveau de formation contre 8,5 % des Danois.


Emploi et chômage

Le chômage en Europe

9,7 % des Européens sont au chômage. Ils sont 20,2 % en Espagne contre 4,5 % en Autriche et aux Pays-Bas.


Les travailleurs pauvres en Europe

8,4 % des travailleurs en Europe sont pauvres. Ils sont 3,7 % en Finlande, 6,7 % en France et 17,6 % en Roumanie...


Conditions de vie

Comment vivent les Européens ?

C’est en Europe qu’il fait le mieux vivre au monde. Mais de grandes disparités existent entre les pays du continent.


Qui vit le plus longtemps en Europe ?

85 ans en France, contre 77 ans en Bulgarie : l’espérance de vie à la naissance des femmes connaît de grandes disparités en Europe. Le constat est identique en ce qui concerne les hommes.


La pauvreté à travers les conditions de vie en Europe

36,8 % des Européens ne peuvent se payer une semaine de vacances et 8,8 % ont du retard dans leurs factures courantes.


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Brèves :

2 avril 2013

Le Conseil de l’Europe édite un guide pour lutter contre les inégalités
Le Conseil de l’Europe vient de publier un guide consacré aux stratégies politiques et (...)
Le Conseil de l’Europe édite un guide pour lutter contre les inégalités
le 2 avril 2013

Le Conseil de l’Europe vient de publier un guide consacré aux stratégies politiques et juridiques de lutte contre la pauvreté : Vivre dans la dignité au XXIe siècle - Pauvreté et inégalités dans les sociétés de droits humains : le paradoxe des démocraties ? L’institution y identifie notamment plusieurs paradoxes qui mettent en tension les défaillances des Etats sociaux avec l’essence égalitaire des sociétés démocratiques. Parmi ceux-ci, elle s’interroge sur les risques qu’exerce la pauvreté sur la cohésion sociale, le lien entre inégalités sociales et discriminations ethno-culturelles (concernant les migrants et les minorités roms essentiellement), l’émergence de nouvelles inégalités liées à l’accès aux biens publics ainsi qu’aux ressources naturelles.

Avec une partie consacrée à une analyse critique de la situation actuelle, cette publication a pour objectif d’explorer les voies d’une nouvelle stratégie de lutte contre la pauvreté fondée sur les notions de bien commun et de partage des responsabilités sociales. Ce travail est le résultat de deux années de réflexion menée dans le cadre d’un projet co-financé par le Conseil de l’Europe et la Commission européenne, intitulé « Droits de l’homme des personnes vivant dans la pauvreté  ».

LL




7 février 2013

La crise augmenterait le nombre de sans-abri en Europe
Le nombre de sans-abri est en augmentation dans presque tous les pays européens, plus (...)
La crise augmenterait le nombre de sans-abri en Europe
le 7 février 2013

Le nombre de sans-abri est en augmentation dans presque tous les pays européens, plus particulièrement dans ceux les plus gravement touchés par la crise économique, d’après un rapport (en anglais) publié fin 2012 par la Fédération Européenne des Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri (FEANTSA).

Sur les 27 pays que compte l’Union européenne, seuls la Finlande et les Pays-Bas ont vu leur nombre de sans-abri diminuer ces dernières années. Partout ailleurs, les différents indicateurs montrent une augmentation, parfois très significative, du nombre de personnes à la rue. En Grèce par exemple, les services sociaux évaluent à 25 % l’augmentation du nombre de SDF entre 2009 et 2011.

La FEANTSA identifie deux facteurs pour expliquer cette augmentation. Le premier est l’impact économique et social de la crise financière, notamment en termes de destructions d’emploi. Le second facteur réside dans la réponse politique au sans-abrisme. Quelles que soient les échelles des politiques publiques de lutte contre le sans-abrisme (nationale, régionale ou municipale), elles sont les premières victimes des restrictions budgétaires, notamment en matière d’assistance sociale ou d’aide aux associations de travailleurs sociaux. Par ailleurs, lorsque des régions entières voient leur appareil productif s’affaiblir, de nouvelles formes d’exode rural se mettent en place vers les grandes métropoles.

Les exceptions finlandaise et néerlandaise s’expliquent par l’ampleur des stratégies de lutte contre le sans-abrisme, aux échelles municipale et nationale, passant notamment, aux Pays-Bas en tout cas, par une ambitieuse politique de logement des SDF. A l’inverse, dans certaines agglomérations européennes, comme par exemple Budapest, les politiques publiques tendent au contraire à aggraver la situation matérielle des sans-abri, essentiellement à cause d’arrêtés visant à écarter la mendicité des centres-villes et à cantonner les personnes concernées dans des baraquements de fortune en grande périphérie.

LL




21 janvier 2013

Les inégalités de revenus dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique
Les inégalités de revenus ont sensiblement le même niveau dans les arrondissements situés à (...)
Les inégalités de revenus dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique
le 21 janvier 2013

Les inégalités de revenus ont sensiblement le même niveau dans les arrondissements situés à proximité, dans le Nord-Pas-de-Calais, les territoires belges et dans la province belge du Luxembourg, selon les données disponibles dans le tome 1 de l’Atlas transfrontalier (édition 2012-2013) publié par l’Insee dans le cadre d’une coopération transfrontalière entre le Nord-Pas-de-Calais et les régions belges de Wallonie, de Flandre et de Bruxelles-Capitale. Cette étude montre que ces régions, proches les unes des autres, affichent toutes un coefficient interquartile (1) des revenus par ménage, proche de un (données 2009), soit un niveau d’inégalités de revenus semblable.

Toutefois, ces inégalités sont un peu plus marquées en Belgique, excepté dans la province du Limbourg et dans la région de Charleroi, qu’en France ou que dans la province belge du Luxembourg. C’est autour de Bruxelles et de Luxembourg que les écarts de revenus sont les plus élevés en raison d’une forte mixité de populations aisées et d’autres plus modestes. En France, les inégalités de revenus sur le territoire Nord-Pas-de-Calais sont plus fortes dans les arrondissements de Lille, Metz-ville, Valenciennes ou Maubeuge. En Flandre française et dans le nord de l’Aisne et des Ardennes, les populations, plus homogènes par leurs caractéristiques sociodémographiques, font que les disparités de revenus sont moindres.

Le premier tome de cet atlas est consacré à la démographie et à l’habitat. De nombreuses données sont disponibles, notamment sous forme de cartes, sur les revenus, le logement, la mobilité, la structure de la population, etc... Les prochains tomes porteront sur les activités économiques, l’emploi, l’environnement et l’aménagement de cet espace transfrontalier.

VS

(1) Coefficient qui mesure les inégalités de revenus entre les 25 % de la population ayant les plus hauts revenus et les 25 % de la population ayant les plus bas revenus sur l’ensemble de l’espace transfrontalier étudié ici.




14 janvier 2013

Les bas salaires en Europe
17 % des Européens touchent des bas salaires (1) selon Eurostat (données 2010, voir (...)
Les bas salaires en Europe
le 14 janvier 2013

17 % des Européens touchent des bas salaires (1) selon Eurostat (données 2010, voir l’étude – en anglais – ici, ou le communiqué de presse ici). La part des travailleuses européennes à toucher des salaires faibles est plus importante que celle des travailleurs européens : 21 % d’entre elles gagnent un salaire horaire égal ou inférieur aux deux tiers du salaire horaire brut médian national, contre 13 % des hommes. A l’arrivée, le niveau de salaire horaire brut médian des Européennes est de 11 euros contre 12,8 euros pour les Européens. Dans certains pays, les écarts peuvent prendre des proportions plus importantes, comme en Allemagne (29 % des femmes sont concernées par les bas salaires, contre 17 % des hommes) ou en Autriche (25 % pour les femmes et 8 % pour les hommes). Les Françaises sont 8 % à toucher un bas salaire contre 4,5 % des Français.

Les bas salaires concernent le plus souvent les emplois de faible niveau de qualification ; les personnes peu diplômées : 29 % des Européens qui ont un niveau d’études équivalent au mieux au premier cycle du secondaire (collège français) touchent un bas salaire contre 6 % des diplômés du supérieur ; les contrats de travail précaires : 31 % des travailleurs à durée déterminée sont concernés contre 16 % de ceux qui ont un contrat à durée indéterminée, et les travailleurs de moins de 30 ans : 30 % d’entre aux touchent un bas salaire contre environ 14 % pour les autres classes d’âge.

CR

(1) Selon Eurostat, les bas salaires correspondent à un niveau de salaire horaire inférieur ou égal aux deux tiers du salaire horaire brut médian, c’est-à-dire au niveau de salaire horaire avant impôt qui divise en deux les travailleurs : 50 % gagnent moins, 50 % gagnent plus. Les niveaux de bas salaires diffèrent selon les pays. En France en 2010, il était de 9,20 euros contre 16,60 euros au Danemark et de 1 euro en Bulgarie.




24 septembre 2012

Des inégalités de revenus entre les populations européennes
Les revenus disponibles moyens annuels des ménages européens [1], équivalents à 19 400 euros en (...)
Des inégalités de revenus entre les populations européennes
le 24 septembre 2012

Les revenus disponibles moyens annuels des ménages européens [1], équivalents à 19 400 euros en 2010, sont d’un niveau très inégal selon les pays d’après une étude d’Eurostat (lire en ligne, en anglais). Les ménages allemands et français disposent d’un niveau moyen de revenus respectif de 23 600 et 22 700 euros, les plus élevés d’Europe, à l’exception du Luxembourg (28 900 euros). Ces niveaux de revenus sont cependant bien plus faibles que celui observé aux Etats-Unis où il avoisine les 30 300 euros. En moyenne, les ménages des pays du Nord de l’Europe disposent de revenus disponibles supérieurs à 20 000 euros.

Les pays situés à l’est de l’Europe affichent les niveaux les plus faibles. En bas de l’échelle, on trouve la Bulgarie (7 200 euros) et la Roumanie (7 800 euros), soit moins de 40 % du revenu disponible moyen des ménages européens. En Pologne et en Hongrie, les ménages disposent respectivement de 12 100 et 11 100 euros en moyenne, soit 60 % environ du revenu moyen des ménages européens. Ces niveaux de revenus sont bien plus faibles que ceux observés dans des pays pourtant en difficulté du fait de la crise, à l’instar de la Grèce ou du Portugal, où les ménages disposent respectivement de 17 200 et 16 000 euros.

Ces données soulignent les disparités de niveaux de revenus entre les populations européennes. Elles ne sont cependant que des moyennes par pays. Elles ne tiennent pas compte des inégalités de revenus au sein de chaque État et sont sensibles aux valeurs extrêmes. Le niveau de revenus des ménages les plus aisés au sein de chaque pays accroît sensiblement le niveau moyen des revenus, notamment au sein des pays les plus inégalitaires. Pour une grande majorité de ménages européens, le niveau de revenus est de fait bien plus faible que celui observé en moyenne au sein de chaque pays.

CR

[1] Ces données sont calculées en parité de pouvoir d’achat, c’est-à-dire qu’elles prennent en compte les différences de coûts de la vie entre les pays. Les revenus disponibles sont calculés après impôts et prestations sociales. Ils incluent également l’apport de services publics dont le financement est en partie supporté par les pouvoirs publics, comme la santé ou l’éducation.




15 août 2012

Les niveaux d’éducation en Europe
14,1 % des Européens âgés de 18 à 24 ans ont arrêté prématurément leurs études selon Eurostat (...)
Les niveaux d’éducation en Europe
le 15 août 2012

14,1 % des Européens âgés de 18 à 24 ans ont arrêté prématurément leurs études selon Eurostat (lire en ligne). Sont dans cette situation ceux dont le niveau maximum correspond au premier cycle de l’enseignement secondaire, l’équivalent du collège en France. En revanche, 79 % des Européens âgés de 20 à 24 ans ont au minimum validé le second cycle de l’enseignement secondaire, l’équivalent du lycée en France.

En Espagne et au Portugal, le taux d’abandon précoce du système scolaire est de 28 % environ. Ce même taux est inférieur à 5 % en République tchèque et en Slovaquie, autour de 10 % dans les pays scandinaves et de 12,6 % en France. Les écarts sont importants entre les hommes et les femmes : 16 % des Européens de 18 à 24 ans ont prématurément arrêté leurs études contre 12,1 % des Européennes. En Espagne, 33,5 % des hommes de cet âge sont concernés contre 23,1 % de femmes. En France, les hommes sont 15 % à s’être arrêtés à la fin du collège, les femmes 10 %.

Plus de 90 % des Slovaques, Tchèques et Polonais âgés de 20 à 24 ans ont au moins le niveau de second cycle de l’enseignement secondaire. En France, ce taux atteint 83 %, équivalent à la Suède et la Finlande (autour de 85 %). Ils sont moins de 60 % à avoir ce niveau d’études au Portugal, moins de 70% au Danemark et 74 % en Allemagne. Partout en Europe, les filles sont plus nombreuses que les hommes à avoir validé l’équivalent du lycée français : 81,8 % d’entre elles sont concernées contre 76,2 % des hommes.

CR




5 juin 2012

Les Européens consacrent près d’un quart de leurs dépenses au logement
Les ménages européens consacrent en moyenne 23,6 % de leurs dépenses de consommation aux frais (...)
Les Européens consacrent près d’un quart de leurs dépenses au logement
le 5 juin 2012

Les ménages européens consacrent en moyenne 23,6 % de leurs dépenses de consommation aux frais liés au logement (1), selon Eurostat (lire en ligne). Dans la plupart des pays européens, le logement est ainsi le pôle de dépenses le plus important, devant les transports et l’alimentation (13 % des dépenses totales de consommation pour chaque pôle).

C’est dans les pays scandinaves que les dépenses des ménages liées au logement sont les plus importantes relativement à l’ensemble des dépenses de consommation : elles atteignent près de 30 % au Danemark, et près de 27 % en Finlande et en Suède. Les ménages français consacrent en moyenne 25,5 % pour ces mêmes frais. Au Portugal, ce taux représente 15 % environ des dépenses des ménages. Dans ce dernier pays, l’alimentation est le premier pôle de dépenses (16,9 % des dépenses totales), tout comme en Roumanie où il représente 29 %. En France, les ménages consacrent 14 % de leurs dépenses aux transports et 13,4 % à l’alimentation.

L’augmentation des prix du logement et de l’énergie concerne la plupart des pays européens. C’est ce qui explique l’importance prise par ces dépenses par rapport aux dépenses de consommation totales. Ces comparaisons ne donnent cependant que peu d’indices quant aux différences des prix des logements entre les pays. En revanche, le poids important des dépenses liées au logement observées dans les pays scandinaves peut s’expliquer par des charges plus importantes en énergie, en raison du climat plus froid. Cette part peut également refléter des coûts plus faibles des autres pôles de dépenses des ménages que dans les autres pays.

CR

(1) Ces frais regroupent les loyers et les différentes charges liées au logement (énergie et eau notamment).




14 mai 2012

L’espérance de vie à 65 ans en Europe
Les hommes et les femmes d’Europe âgés de 65 ans ont une espérance de vie en bonne santé (...)
L’espérance de vie à 65 ans en Europe
le 14 mai 2012

Les hommes et les femmes d’Europe âgés de 65 ans ont une espérance de vie en bonne santé (1) équivalente, respectivement de 8,7 années et 8,8 années, selon Eurostat (données 2010, lire en ligne). L’écart reste en revanche important pour ce qui est de l’espérance de vie à 65 ans : 21 années pour les femmes contre 17,4 années pour les hommes.

Les différences d’espérance de vie et d’espérance de vie en bonne santé sont spectaculaires entre les populations européennes. Pour les femmes comme pour les hommes, l’espérance de vie à 65 ans la plus longue est constatée en France (respectivement 23,4 ans et 18,9 ans) et en Espagne (22,7 années et 18,6 années). L’espérance la plus courte s’observe en Bulgarie (17 années) et en Roumanie (17,2 années). Ce sont les Suédois et les Suédoises qui ont en revanche l’espérance de vie en bonne santé à 65 ans la plus longue (respectivement 15,5 et 14,1 années) ; la plus courte concerne la Slovaquie pour les femmes (2,8 années) et la Lettonie pour les hommes (4,9 années).

On explique mal les raisons de ces écarts. L’espérance de vie tient à de nombreux facteurs, où se mêlent l’accès aux soins, les conditions et la durée du travail, les modes de vie (consommation de tabac, d’alcool, etc.), etc. La qualité du système de soins ne joue que très partiellement, ce qui explique par exemple que l’espérance de vie en bonne santé du Royaume-Uni soit plus longue qu’en France, et ce pour les femmes comme pour les hommes.

CR

(1) L’espérance de vie en bonne santé est définie par l’absence de limitations d’activités ou d’incapacités majeures en raison d’un problème de santé. Mais attention : ces données sont issues d’une enquête et sont donc sensibles aux différences de perception de ce que signifie être en bonne santé…




6 avril 2012

Les Allemandes gagnent 23 % de moins que les Allemands
En Allemagne, les femmes gagnent environ 23 % de moins que les hommes, selon un rapport de (...)
Les Allemandes gagnent 23 % de moins que les Allemands
le 6 avril 2012

En Allemagne, les femmes gagnent environ 23 % de moins que les hommes, selon un rapport de l’office fédéral statistique allemand Destatis (lire en ligne ici, en allemand). Cet écart n’a pas évolué depuis 2006 et fait de l’Allemagne l’un des pays européens où les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes sont les plus élevées (voir notre article « Synthèse : Les inégalités entre les femmes et les hommes en Europe »). Cette différence de salaires s’explique par le fait que les femmes sont moins qualifiées que les hommes et ont moins de responsabilités dans leur travail, n’empruntent pas les mêmes filières ni les mêmes secteurs d’emploi, et sont plus souvent à temps partiel que les hommes. A poste, qualification et type de contrat équivalents, les femmes gagnent en moyenne 8 % de moins que les hommes, un écart assez semblable à ce qui existe en France.

Cet écart de salaire s’observe surtout en ex-Allemagne de l’Ouest et à Berlin, où les femmes sont payées 25 % de moins que les hommes. En ex-Allemagne de l’Est, l’écart n’est que de 6 points. Ces écarts respectifs n’ont pas évolué non plus depuis 2006. Mais à poste et qualification équivalents et avec le même type de contrat, le rapport s’inverse : les femmes gagnent 8 % de moins que les hommes dans l’ex-Allemagne de l’Ouest et à Berlin, et 12 % dans l’ex-Allemagne de l’Est.

NS




20 février 2012

23 % des Européens sont menacés par la pauvreté ou l’exclusion sociale
23 % des Européens, soit 115,5 millions de personnes, sont menacés par la pauvreté ou (...)
23 % des Européens sont menacés par la pauvreté ou l’exclusion sociale
le 20 février 2012

23 % des Européens, soit 115,5 millions de personnes, sont menacés par la pauvreté ou l’exclusion sociale, selon une étude publiée par Eurostat (lire en ligne le document en anglais ou un résumé en français). Plus de 40 % des Roumains et des Bulgares se sentent concernés, contre 15 % des Suédois, Tchèques et Néerlandais. 19,3 % de la population française se sent également menacée. Les jeunes de moins de 17 ans sont davantage touchés que le reste de la population (26,9 % contre 23,3 % pour les 18–64 ans et 23,4 % pour les personnes âgées de 65 ans et plus).

Cet indicateur inclut la pauvreté monétaire, mais également les conditions de vie et l’intensité d’emploi au sein du ménage. Il est donc le résultat des données sur les niveaux de vie des ménages mais également des enquêtes déclaratives sur les conditions de vie. Une personne sera considérée comme à risque de pauvreté ou d’exclusion sociale dès lors que sa situation est jugée moins favorable que le seuil requis dans l’une de ces trois catégories. 16 % des Européens ont ainsi un niveau de revenu inférieur à 60 % du revenu médian national, 8 % subissent des manques matériels jugés importants, et 10 % vivent au sein de ménages dans lesquels les membres ont peu de revenus liés au travail.

De tels indicateurs sont intéressants mais sont à prendre avec précaution tant ils véhiculent une perception très large de l’idée de pauvreté et d’exclusion sociale [2]. Cela est vrai notamment au regard des manques matériels considérés comme importants. Selon la définition retenue, une personne subit ces manques lorsqu’elle ne dispose pas de quatre des neuf éléments suivants : la possibilité de payer ses arriérés, crédits et factures ; prendre une semaine de vacances par an hors de son domicile ; avoir un repas tous les deux jours comprenant viande, poisson ou équivalent végétarien ; faire face à des dépenses imprévues ; avoir un téléphone (fixe et portable) ; avoir une télévision couleur, une machine à laver et enfin chauffer convenablement son logement. Le fait de ne pas avoir de téléviseur ou de téléphone comme critère d’exclusion sociale peut sembler pour le moins discutable... D’autres éléments pris en compte, telle que la capacité à faire face à ses arriérés, sont moins critiquables.

CR


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Espace Jeunes - Inégalités et discriminations

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Un espace dédié aux jeunes sur les inégalités sociales et les discriminations créé par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.

Objectifs : Informer sans enfermer le jeune public à la problématique des inégalités, susciter l’engagement citoyen, par le biais de fiches thématiques, de vidéos, d’une nouvelle.


Observatoire européen des inégalités

http://inequalitywatch.eu/
Premier réseau européen indépendant d’information sur les inégalités créé par l’Observatoire des inégalités en partenariat avec des associations et des centres de recherche européens.

Objectif : Proposer à l’ensemble des citoyens européens les publications les plus pertinentes sur le thème des inégalités en Europe. Connaître et comprendre l’évolution des inégalités, les mécanismes qui sont à l’origine de leur augmentation ou de leur réduction, et leurs conséquences au sein de chaque pays européen et entre eux.


Inégalités et discriminations

http://www.discriminations.inegalites.fr/
Une plate forme d’études sur les discriminations créée par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.

Objectifs : Recense les études récentes et rigoureuses sur la mesure des discriminations, Sans réduire leur importance, l’objectif est aussi de rappeler que l’intérêt qui est porté aux discriminations ne doit pas occulter le mécanisme des inégalités sociales.


Observatoire des inégalités territoriales

http://www.inegalitesterritoriales.fr/
Où en sont les inégalités dans votre commune, votre département ou votre région ? Un outil comparatif créé par l’Observatoire des inégalités et la société Compas-Tis, spécialisée dans l’analyse des données locales.

Objectif : Emplois, revenus, niveau d’éducation… Les moyennes nationales cachent souvent des écarts considérables entre les territoires. Cet outil permet d’accéder à un ensemble d’indicateurs sur l’ensemble des communes, des départements et des régions de France.




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