Catégories sociales

Données

Revenus

L’impact de la crise sur les niveaux de vie des catégories sociales

Un gain de 590 euros pour le niveau de vie des cadres supérieurs entre 2008 et 2010, une perte de 180 euros pour les ouvriers. La crise ne touche pas de la même manière toutes les catégories sociales.


Le niveau de vie des catégories sociales

Un peu plus de 4 000 euros par mois pour les professions libérales, aux alentours de 3 000 euros pour les cadres supérieurs et entre 1 400 et 2 000 euros pour les catégories populaires...Les niveaux de vie diffèrent du simple au double selon les catégories sociales.


Le patrimoine selon la catégorie sociale

Le patrimoine des cadres supérieurs est sept fois plus élevé que celui des employés ou des ouvriers : 214 000 euros contre 30 000 euros. Les inégalités de patrimoine entre milieux sociaux sont plus importantes que celles liées aux revenus.


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Education

Le niveau de diplôme des catégories sociales

62 % des cadres supérieurs possèdent un diplôme de niveau minimum bac+2 contre 1 % des ouvriers. Les enfants ont le plus souvent des trajectoires scolaires semblables à leurs parents.


De la sixième aux études supérieures : le poids des catégories sociales

En sixième, 16 % des élèves sont enfants de cadres supérieurs, 56 % ont des parents ouvriers, inactifs ou employés. Les premiers représentent 42 % des diplômés de Bac+5, les seconds 24 %. Les trajectoires scolaires varient selon l’origine sociale.


L’inégal accès au bac des catégories sociales

Globalement, les taux d’accès au bac augmentent, mais les enfants d’enseignants ont 14 fois plus de chances relatives d’avoir le bac que ceux d’ouvriers non-qualifiés.


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Emploi

Le temps partiel subi en France

27 % des personnes en temps partiel souhaiteraient travailler plus. Essentiellement des femmes. Mais aussi plus de 40 % de jeunes, 37 % d’ouvriers contre 15 % de cadres supérieurs.


La mobilité sociale en France

La moitié des fils de cadres supérieurs deviennent cadres supérieurs, contre un dixième des fils d’ouvriers. Les chances d’accès aux positions sociales sont loin d’être équivalentes.


Davantage de congés pour les cadres que pour les ouvriers

41 jours de congés annuels pour les cadres supérieurs contre 32 pour les ouvriers. Le nombre de jours de repos varient fortement selon la catégorie sociale, le secteur d’activité et la taille de l’entreprise.


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Conditions et modes de vie

Obésité et milieux sociaux

Deux fois plus d’adultes obèses chez les artisans, commerçants, agriculteurs, ouvriers et employés que chez les cadres supérieurs. L’obésité ne touche pas de la même façon les catégories sociales.


Qui part en vacances l’hiver ?

40 % des cadres partent en vacances en hiver au moins un an sur deux contre 9 % des ouvriers. Seuls 8 % des Français partent au ski au moins un an sur deux.


Des catégories sociales inégales face au handicap

Les ouvriers ont 2,6 fois plus de risques d’avoir un handicap que les cadres supérieurs. Les conditions de travail expliquent une partie des écarts.


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Divers

De quel milieu social viennent les députés ?

A quand la parité sociale à l’Assemblée ? Employés et ouvriers représentent la moitié de la population active, mais seulement 3 % des députés.


Les pratiques culturelles selon les catégories sociales et les revenus

70 % des cadres supérieurs ont visité un musée au moins une fois dans l’année contre 20 % des ouvriers. La catégorie sociale et le niveau de vie conditionnent toujours les pratiques culturelles.


La représentation des catégories socioprofessionnelles à la télévision

Parmi les personnes qui prennent la parole à la télévision, on compte 79 % de cadres supérieurs contre 2 % d’ouvriers. Cette représentation est en complet décalage avec la réalité sociale.


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Brèves :

21 février 2013

La situation des jeunes d’aujourd’hui
Les difficultés d’accès au logement, d’insertion dans le monde du travail, la (...)
La situation des jeunes d’aujourd’hui
le 21 février 2013

Les difficultés d’accès au logement, d’insertion dans le monde du travail, la précarité, sont des problèmes auxquels les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés, selon une étude rendue publique par le Crédoc Les jeunes d’aujourd’hui : quelle société pour demain ? qui dresse un portrait détaillé des jeunes adultes en matière de consommation, de pratiques politiques, culturelles, ou encore de modes de vie.

En termes de revenus, les jeunes de 18 à 29 ans ont des ressources inférieures aux générations précédentes au même âge : « les ménages dont le chef de ménage a moins de 30 ans gagnent 23 % de moins que ceux dont le chef de ménage a plus de 30 ans », sans que le niveau de diplôme puisse expliquer cet écart puisque les jeunes d’aujourd’hui sont en moyenne davantage diplômés. La faiblesse de leurs revenus modèle en conséquence leur mode de consommation : recours au lowcost, à la location, au recyclage, etc.…

En matière de logement, les jeunes adultes, plus particulièrement ceux au chômage ou en emploi précaire, doivent faire face aux prix élevés des loyers et à une faible offre du parc social. Avoir un diplôme, être issu de filières spécialisées, facilitent l’insertion sur le marché du travail qui reste pour une grande majorité des jeunes un parcours en pointillé.

Dans son étude, le Crédoc rappelle que l’on ne peut pas parler d’une « jeunesse » tant son identité est multiple : « certains (jeunes) sont diplômés du supérieur, d’autres sont sortis du système scolaire sans diplôme, certains sont en couple et ont des enfants, d’autres sont célibataires, certains sont cadres, d’autres ouvriers ou étudiants ».

VS




1er octobre 2012

Pour le travail, la couleur de la peau joue finalement peu
Les origines sociales jouent davantage que les origines nationales en matière d’emploi, (...)
Pour le travail, la couleur de la peau joue finalement peu
le 1er octobre 2012

Les origines sociales jouent davantage que les origines nationales en matière d’emploi, indiquent deux études réalisées à partir de l’enquête nationale sur les trajectoires et les origines (TeO) menée en 2008 par l’Insee et l’Ined. A caractéristiques d’âge, de sexe, de diplôme et de lieu de résidence équivalents, les personnes venues des départements d’outre mer (les « ultramarins » ou « Domiens ») et leurs descendants ont les mêmes probabilités d’avoir un emploi et leur salaire est proche de celui des métropolitains même si un petit écart persiste, indique la première étude (1) du ministère du travail. Les Domiens et leurs enfants ne sont pas défavorisés sur le marché du travail en métropole. Si les ultramarins sont autant à avoir un emploi (83 %) que les métropolitains (79 %), leurs descendants connaissent davantage le chômage (10 % au lieu de 9 %) car ils sont généralement plus jeunes et encore étudiants.

Une seconde étude (2) tirée de cette enquête fait apparaitre que l’ascenseur social fonctionne de la même manière quelle que soit l’origine nationale. C’est avant tout l’origine ouvrière des parents qui pénalise les enfants d’immigrés. En 2008, deux tiers des enfants d’immigrés avaient un père ouvrier contre 40 % des enfants de Français. Au final, les chances d’accéder à un emploi de cadre supérieur sont équivalentes entre les enfants de père ouvrier immigré ou non. En revanche, les périodes de chômage ou d’inactivité, plus importantes chez les enfants d’immigrés après la fin des études, traduisent des difficultés d’insertion sur le marché du travail.

NL

(1) La situation sur le marché du travail des Domiens et des descendants
de Domiens résidant en métropole en 2008
], Dares Analyses - septembre 2012, n° 057.

(2) Métiers des pères et des descendants d’immigrés : une mobilité sociale davantage liée à l’origine sociale qu’à l’origine géographique, Dares Analyses - septembre 2012, n° 058.




24 mai 2012

Les Français qui ne partiront pas en vacances cet été
16 % des Français ne partiront pas en vacances cet été selon l’étude barométrique (...)
Les Français qui ne partiront pas en vacances cet été
le 24 mai 2012

16 % des Français ne partiront pas en vacances cet été selon l’étude barométrique réalisée du 27 mars au 5 avril 2012 par l’institut OpinionWay pour le site internet VoyagerMoinsCher.com. Parmi eux, 19 % ont entre 18 et 24 ans, les 50-59 ans représentent 12 % des non partants, les 35-49 ans, 14 %. Pour ceux qui partiront (63 % des personnes interrogées), 28 % prévoient d’aller dans leur famille ou chez des amis. 78 % des cadres supérieurs prendront des vacances en dehors de leur domicile contre 55 % des inactifs.

Les plus jeunes pensent partir près de 13 jours en moyenne (12,8 jours pour les 18-24 ans, 12,6 jours pour les 25-34 ans). Ce sont les plus de 60 ans qui prévoient la durée de séjour la plus longue, 16,7 jours.

Pour les 1 010 personnes sondées, représentatives de la population française des internautes, le budget moyen pour les vacances est de 599 euros par personne. Il est de 752 euros pour les catégories les plus aisées, contre 544 euros pour les inactifs.

VS




23 décembre 2011

Qui devient cadre ?
Le nombre de postes de cadres continue de progresser dans les entreprises d’après le (...)
Qui devient cadre ?
le 23 décembre 2011

Le nombre de postes de cadres continue de progresser dans les entreprises d’après le centre d’étude des qualifications (Céreq). En 2008, ils représentaient 17 % des effectifs des entreprises, soit le double de la proportion observée en 1985.

Désormais, un cadre d’entreprise sur trois est une femme, contre un sur cinq en 1985. Cependant, cette progression se limite à la catégorie des cadres administratifs et commerciaux, elles restent très minoritaires parmi les ingénieurs et cadres techniques. Les femmes sont moins nombreuses à suivre une formation scientifique ou industrielle, ce qui réduit leur chance de débuter une carrière de cadre dans ce secteur. De plus, la probabilité d’une femme de devenir cadre au cours de son parcours professionnel est deux fois plus faible qu’un homme.

Même si en France la promotion interne reste difficile [2], il est encore possible de passer cadre au cours de sa carrière. En 2003 comme en 1993, 60 % des cadres des entreprises ont démarré leur vie active dans une catégorie socioprofessionnelle inférieure. Toutefois, ce sont davantage les professions intermédiaires qui accèdent au statut en cours de carrière, et il est beaucoup plus rare pour des ouvriers et des employés de devenir cadres au cours de leur carrière (37 % étaient dans ce cas en 1993 contre 29 % en 2003). De même, les autodidactes – cadres sans diplôme d’enseignement supérieur – sont de moins en moins nombreux : ils représentaient deux tiers des promotions cadre en 1993 contre la moitié en 2003.

L’élévation constante du niveau de diplôme des cadres traduit un rajeunissement des salariés. Si la part de jeunes diplômés débutants parmi les cadres est stable, à 13,1 % en 2003 contre 12,5 % en 1993, ce sont plus souvent des jeunes qui sont promus cadres. On observe une diversification des formations au profit des diplômés des universités et des titulaires de BTS-DUT (+33 %), alors que la part de ceux qui viennent des écoles d’ingénieurs et autres filières élitistes reste stable.

Contrairement à une idée reçue, l’emploi qualifié se développe et la promotion aussi. La population des cadres se diversifie et se féminise. Mais cela ne signifie pas plus d’égalité des chances : le barrage à l’entrée reste très fort, les employés et les ouvriers accédant de moins en moins au statut de cadre alors qu’ils sont de plus en plus qualifiés. Bref, les diplômes obtenus à 20 ans déterminent toujours plus les carrières sur les 40 années qui suivent.

NL




16 décembre 2011

« France portrait social » de l’Insee : une source sur les inégalités
Chaque année, l’Insee tire le portrait social de la France. Un document de plus de 300 (...)
« France portrait social » de l’Insee : une source sur les inégalités
le 16 décembre 2011

Chaque année, l’Insee tire le portrait social de la France. Un document de plus de 300 pages intégralement disponible en ligne. L’ensemble contient un certain nombre d’éléments originaux sur les inégalités. L’étude la plus commentée porte sur l’évolution de la redistribution durant les 20 dernières années (lire en ligne, qui montre, par exemple, que les 20 % les plus riches acquittent un montant d’impôt sur le revenu inférieur de 5 % en 2010 à ce qu’il serait si les réductions d’impôts n’avaient pas été mises en place.

Mais on y trouve d’autres éléments. Par exemple, un article sur les inégalités de niveau de vie parmi les chômeurs qui montre que les inégalités sont plus fortes chez les demandeurs d’emploi que dans le reste de la population. Ou un texte sur l’évolution du nombre d’élèves en difficulté, dans lequel l’Insee note que le lien entre performance des élèves et milieu social se renforce depuis une quinzaine d’année, « traduisant un accroissement des disparités sociales ». C’est l’une des toutes premières fois que l’institut admet la hausse des inégalités à l’école.

Enfin, de façon très étonnante les « indicateurs d’inégalités sociales », qui constituent l’aboutissement d’un très lourd travail sur le sujet réalisé en 2006, passent totalement inaperçus. En cinq pages, l’Insee passe en revue des données jugées essentielles sur le sujet. Les choix sont discutables, les indicateurs parfois mal renseignés, mais c’est tout de même, en théorie, la référence officielle sur les inégalités en France.

LM




17 octobre 2011

Les cadres supérieurs sur-représentés à la télévision
Les cadres supérieurs représentent 5 % de la population totale et 79 % des personnes qui (...)
Les cadres supérieurs sur-représentés à la télévision
le 17 octobre 2011

Les cadres supérieurs représentent 5 % de la population totale et 79 % des personnes qui prennent la parole à la télévision, indique une étude « Représentation de la société française à la télévision » (juillet 2011), réalisée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Si la visibilité des minorités culturelles ou des femmes sur les plateaux a déjà beaucoup fait parler, celle des milieux sociaux les moins favorisés est rarement discutée. Les employés représentent 14 % de la population étudiée et 5 % des personnes vues à la télévision, les ouvriers 12 % et 2 % des personnes vues...

Ce type de calcul doit être considéré avec de très grandes précautions : il s’agit des personnes qui ont pris la parole, dont le classement en catégorie sociale a été réalisé en visionnant les images, ce qui demeure toujours délicat. Ainsi, un tiers des personnages n’ont pu être classés. Il est intéressant de noter que les cadres supérieurs sont moins sur-représentés quand il s’agit de personnages secondaires (67 %) mais occupent quasiment toutes les places quand il s’agit de héros (99 %)... Les ouvriers n’apparaissent jamais parmi les héros.

LM

Extrait du Centre d’observation de la société




23 juin 2011

Qui est surendetté ?
23% des dépôts de dossiers de surendettement sont dus à des difficultés familiales telles (...)
Qui est surendetté ?
le 23 juin 2011

23% des dépôts de dossiers de surendettement sont dus à des difficultés familiales telles qu’une séparation, un divorce ou encore le décès d’un membre de la cellule familiale d’après l’étude de la Banque de France, sur les 176 731 dossiers recevables enregistrés de janvier à octobre 2010. Plus globalement, 65 % des personnes surendettées vivent seules.

La précarité est l’autre facteur principal du surendettement. Les personnes sont généralement en difficulté vis-à-vis de l’emploi. 26 % sont au chômage, 13 % sans profession et 11 % d’entre elles sans activité (invalidité, congé maladie de longue durée ou congé parental). Les catégories sociales les plus représentées parmi les surendettés sont les employés (34 %) et les ouvriers (24 %) alors que ces deux catégories comptent pour 29 % des plus de 15 ans en France. La majorité des personnes surendettées (54 %) dispose de ressources inférieures ou égales au SMIC (environ 1 000 euros nets par mois).

Le surendettement est encouragé par les crédits à la consommation qui compensent souvent de faibles revenus. Ces crédits sont présents dans 91 % des dossiers, et plus particulièrement les crédits renouvelables, dits « revolving » (82 % des dossiers) qui représentent un encours moyen de 17 000 euros en moyenne par dossier. Ces crédits, souvent associés à des cartes de fidélité des grandes enseignes, proposent des taux prohibitifs, proches de 20 % par an, et coûtent très cher en intérêts qui s’accumulent tant que le capital n’est pas remboursé.

La réforme du crédit à la consommation adoptée mi 2010 vise à limiter ces dérives. Les principales mesures sont l’interdiction d’octroyer une réduction commerciale en contrepartie de la souscription d’une carte de crédit renouvelable, l’obligation de rembourser une partie du capital emprunté tous les ans pour éviter l’accumulation des dettes et la baisse du taux d’intérêt maximum légal, dénommé taux d’usure.

NL




18 avril 2011

L’accès aux musées peine à se démocratiser
La fréquentation des musées nationaux a augmenté de 58 %, soit 10,3 millions de visiteurs (...)
L’accès aux musées peine à se démocratiser
le 18 avril 2011

La fréquentation des musées nationaux a augmenté de 58 %, soit 10,3 millions de visiteurs supplémentaires entre 2000 et 2009. Malgré cette forte hausse, due en grande partie aux touristes étrangers et au public parisien, la démocratisation de l’accès aux musées n’a pas progressé selon le rapport de la Cour des comptes « Les musées nationaux après une décennie de transformations (2000-2010) » (mars 2011). Les jeunes de 18 à 25 ans ont notamment fait l’objet d’une mesure spécifique au printemps 2009 leur rendant l’accès aux musées gratuit. Ils étaient 17 % à fréquenter les musées en 2003, 16,3 % en 2008 et 15,6 % en 2009. Même si les chiffres différent d’un musée à l’autre, l’objectif d’attirer un public plus jeune, moins habitué à ce type de culture, ne semble pas atteint. A côté du prix, le manque de publicité des actions menées en direction de ce public, les trop rares dispositifs d’aide à la compréhension des contenus présentés, peuvent expliquer ce manque d’intérêt des plus jeunes.

Ce rapport indique également que les catégories sociales modestes ne se rendent pas plus souvent au musée. D’après l’étude du ministère de la culture « Les pratiques culturelles des Français » (octobre 2009), 60 % des cadres supérieurs ont visité un musée au moins une fois dans l’année contre 24 % des ouvriers (chiffres 2008). Les auteurs du rapport de la Cour des comptes soulignent que « la fréquentation des jeunes et des publics issus des catégories socioprofessionnelles les plus éloignées de la culture apparaît en repli par rapport aux années 1990, et les grands bénéficiaires de la politique de l’offre déployée par les musées demeurent, plus que jamais, des parisiens âgés et aisés ».

S’ils veulent s’ouvrir à un public plus large, les musées vont devoir davantage consacrer leurs moyens destinés à la politique de l’offre à des actions plus spécifiques en direction des catégories les moins aisées, des familles et des groupes scolaires dont les visites ont toutefois augmenté de 29 % entre 2006 et 2009. Mais le rapport préconise surtout, dans ce domaine, d’amplifier « les « passerelles » entre visites scolaires et visites familiales ».

VS




25 février 2011

Qui sont les députés français ?
Plus de la moitié des députés sont issus des catégories sociales supérieures salariées. 13 % (...)
Qui sont les députés français ?
le 25 février 2011

Plus de la moitié des députés sont issus des catégories sociales supérieures salariées. 13 % sont cadres, 11 % enseignants, 10 % universitaires et 10 % hauts fonctionnaires. Un peu moins du quart proviennent de professions libérales : 8 % de médecins et 8 % d’indépendants. Seuls 13 % viennent des rangs des catégories populaires et moyennes : 1 % d’ouvriers, 4 % d’employés, 5 % de fonctionnaires.

L’origine sociale et professionnelle des députés n’a pas connu de changements significatifs depuis le début de la Ve République, indique l’étude de Abel François et de Emiliano Grossman « Qui sont les députés français de la Ve République ? » qui dresse le portrait des élus à l’Assemblée et son évolution.

L’âge moyen des députés est de 52 ans, âge qui a eu tendance à s’élever au cours des dernières législatures : de 50 à 55 ans entre 1981 et 2007. Si l’Assemblée est majoritairement masculine, la représentation des femmes s’améliore : de 5 % en 1981, elle est passée à 17 % en 2007. La loi sur la parité, qui concerne les élections législatives depuis 2002, a accompagné cette amélioration. Mais, à ce rythme, la parité sera atteinte dans une trentaine d’années...

La représentation nationale doit-elle être le reflet de la diversité de la société ? L’origine ou le sexe d’un député ne garantit en rien la qualité des lois votées. Reste à savoir si, malgré tout, un écart trop grand entre la société et ses représentants à l’Assemblée permet de prendre en compte les intérêts de toutes les couches sociales. Dans tous les cas, on ne peut que constater le peu d’interrogations autour de l’origine sociale des députés, alors que la question du genre fait couler beaucoup d’encre.

VS




10 février 2011

La diffusion des nouvelles technologies
De plus en plus de Français ont accès aux technologies de l’information et de la (...)
La diffusion des nouvelles technologies
le 10 février 2011

De plus en plus de Français ont accès aux technologies de l’information et de la communication, comme le montre un rapport réalisé par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) « La diffusion des technologies de l’information et de la communication dans la société française 2010 » . 83 % des plus de 12 ans sont équipés d’un téléphone portable, contre 47 % il y a 10 ans. Plus de la moitié téléphonent en utilisant une « box », contre 7 % en 2005. Les trois quarts disposent d’un ordinateur et 71 % d’un accès à Internet, contre respectivement 34 et 14 % il y a 10 ans. La France est l’un des pays les mieux équipés au monde.

Les inégalités d’accès se réduisent entre catégories sociales : les ouvriers, par exemple, ont réduit une grande partie de l’écart avec les cadres en matière d’équipement en ordinateurs. De 40 points en 2003, il est aujourd’hui passé à 13 points (96 contre 83 %). La fracture entre générations s’amenuise aussi, les plus âgés s’équipant progressivement.

Cette évolution ne doit pas tromper. Contrairement à un discours répandu, l’Internet est loin d’être généralisé, trois personnes sur dix n’y ont pas accès. Les plus âgés en demeurent éloignés : seuls 42 % des retraités sont équipés. Chez les personnes les plus démunies - dont le revenu mensuel pour l’ensemble du foyer est inférieur à 900 euros - le taux d’accès n’est que de 44 %.

Comme pour le livre ou la télévision, c’est moins l’accès que l’usage qui sépare les populations. Un tiers seulement des plus de 12 ans utilisent les réseaux sociaux virtuels (Facebook, Twitter, etc.). 14 % des sans-diplômes ont effectué des démarches administratives sur Internet en 2010, contre 77 % des diplômés du supérieur. La fracture numérique se résorbe, mais elle est encore loin d’être comblée.

LM


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Une plate forme d’études sur les discriminations créée par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.

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Objectif : Emplois, revenus, niveau d’éducation… Les moyennes nationales cachent souvent des écarts considérables entre les territoires. Cet outil permet d’accéder à un ensemble d’indicateurs sur l’ensemble des communes, des départements et des régions de France.




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