Revenus, niveau de vie, patrimoine



Les dépenses des ménages selon les revenus

6 décembre 2007 - Le logement représente près du quart des dépenses des 20 % des ménages les moins aisés contre un dixième de celui des plus aisés.


Les dépenses liées à la consommation ne pèsent pas de la même manière pour les ménages, selon leur niveau de revenu.

Les données de l’Insee font apparaître le poids du logement pour les ménages dont les revenus sont les moins élevés : il représente près du quart des dépenses des 20 % les moins aisés contre un dixième de celui des plus aisés. On comprend que l’impact de la hausse des loyers et des charges n’est pas le même selon le niveau de ressources.

A l’inverse, les 20% des ménages les plus riches dépensent beaucoup plus en proportion pour leurs loisirs (14,6 % contre 8,2 %), la restauration et les hôtels (6,6 % contre 3,5 %).

Certains postes diffèrent relativement peu, comme l’habillement ou la santé. Encore ne faut-il pas oublier qu’il s’agit de proportion : en valeur, 1% du revenu des 20 % les plus démunis représente environ 100 euros contre 250 euros pour les plus aisés.

L’exemple de l’alimentation est significatif. Le poids de ce budget est supérieur chez les moins favorisés (17,5 % contre 13,1 %). Il n’en demeure pas moins que le montant effectivement dépensé par les plus aisés est supérieur (13 % de 25 000 euros = 3 300 euros, alors que 17,5 % de 10 689 euros = 1 870 euros). Notamment parce que la structure des dépenses alimentaires n’est pas identique, les plus aisés ayant les moyens d’accéder à davantage de produits de qualité supérieure, donc plus chers.

Les dépenses des ménages selon le niveau de vie
par quintile de niveau de vie * et par an
Unité : %
De 0 à 10 689 euros (1er quintile)
De 10 690 à 14 452 euros (2e quintile)
De 14 453 à 18 427 euros (3e quintile)
De 18 428 à 25 044 euros (4e quintile)
Plus de 25 044 euros (5e quintile)
Ensemble
Transports11,014,715,516,016,015,1
Loisirs et culture8,28,910,411,714,611,4
Alimentation (hors alcool)17,516,615,814,913,115,1
Logement, eau, électricité et combustibles24,219,616,714,610,915,9
Ameublement, équipement et entretien ménager5,66,36,77,38,77,2
Habillement6,96,67,07,57,87,3
Hôtels et restaurants3,54,45,25,66,65,4
Communications4,64,03,93,83,13,7
Alcool et tabac3,12,82,72,42,22,5
Santé3,04,13,43,33,83,6
Enseignement0,70,60,50,60,60,6
Autes biens et services (1)11,811,412,312,312,612,1
Dépense totale (2)100,0100,0100,0100,0100,0100,0
(1) Biens et services de soins personnels, bijouterie et maroquinerie, dépenses relatives aux gardes d'enfants hors du domicile, assurances et services financiers, divers autres services (services juridiques, cotisation à des associations...) (2) La dépense totale s'entend ici hors impôts, gros travaux, remboursements de prêts et prélèvements effectués par l'employeur, transferts financiers entre ménages
Source : Insee - Enquête budget des familles - 2006, France métropolitaine

*Quintile de niveau de vie : valeurs-seuils qui, lorsque l’on ordonne la population selon les valeurs de niveau de vie, la partionne en 5 sous-populations de taille égale. Exemple : 20% des individus disposent d’un niveau de vie inférieur à 10689 euros (définition de l’Insee).

Photos Libres

Date de rédaction le 6 décembre 2007

© Tous droits réservés - Observatoire des inégalités - (voir les modalités des droits de reproduction)

Soutenir l'Observatoire des inégalités

Sur le même sujet

Des services à domicile réservés aux plus fortunés

20 février 2015
17,7 % des cadres supérieurs emploient du personnel domestique, contre 2 % des employés ou des ouvriers. Les 10 % les plus aisés bénéficient de 60 % des avantages fiscaux liés aux services à domicile, alors que les 20 % les plus pauvres n’en profitent pas.

Les aides à l’emploi à domicile profitent aux plus riches

17 mars 2009
Plus de la moitié des couples au revenu mensuel supérieur à 5 000 euros emploient du personnel à domicile contre 2 % de ceux qui touchent moins de 1 500 euros. Les réductions d’impôts pour ces services vont aux foyers les plus aisés.

FERMER