Chômage : les jeunes aux premières loges

5 juin 2014 - Entre 1975 et 2015, le taux de chômage a été multiplié par quatre pour les 20-24 ans et par presque autant pour les 25-49 ans. Depuis 2008, la crise a particulièrement touché les plus jeunes. Le taux de chômage des moins de 25 ans atteint désormais un niveau record en France. Mais les plus âgés ne sont pas épargnés non plus.


État des lieux et évolution depuis 1975

En 2015, plus d’un jeune actif sur cinq (22,1 %) de 20 à 24 ans est sans emploi, quatre fois plus qu’en 1975. La majeure partie de l’augmentation du chômage des jeunes a eu lieu en dix ans entre 1975 et 1985 : le taux passe alors de 5 à 17 %. Les actifs de 25 à 49 ans sont beaucoup moins touchés en 2015, leur taux de chômage est 2,3 fois moins élevé que celui des 20-24 ans. Le taux de chômage des 50-54 ans reste le plus faible même s’il a plus que triplé (de 1,9 % à 6,7 %) au cours de la période. Si le taux est moindre, à cet âge la durée du chômage est très supérieure à celle des plus jeunes (lire La durée de chômage selon le sexe et l’âge).

Le chômage des jeunes atteint des records depuis 2008

Depuis 2008, année de début de la crise financière, le taux de chômage progresse pour les trois tranches d’âge, mais tout particulièrement pour les plus jeunes. Celui-ci a augmenté de cinq points pour les 20-24 ans, contre trois points pour les 25-49 ans et deux points pour les 50-54 ans. Pourtant, d’une certaine façon, pour les jeunes, c’est comme si le mal était déjà fait : le chômage est massif, mais ce n’est pas nouveau. La majorité des jeunes peu qualifiés savent qu’ils passeront par le chômage et la précarité avant de pouvoir s’intégrer dans la vie professionnelle. Pour eux, le niveau actuel du chômage a des répercussions profondes qui dépassent les niveaux de vie   : difficultés à trouver un logement, à s’établir en couple, à construire un projet de vie.


Photo / Pôle emploi Pantin

Date de rédaction le 13 décembre 2012

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