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Pourquoi les sans domicile fixe refusent-ils d’être pris en charge ?
le 20 janvier 2009
Certains sans domicile fixe refusent parfois, au péril de leur vie, l’hébergement en centre d’urgence. Comment comprendre les raisons qui les conduisent à ce choix ? Une analyse de Julien Damon, Professeur associé à Sciences Po.

Une partie des sans domicile fixe (SDF) refusent les services proposés pour les aider. Le problème se pose de manière criante en hiver lorsqu’en période de grand froid, certains mettent de la sorte leur vie en péril. Ces rejets sont souvent le fait des personnes visiblement les plus en difficulté, pour lesquelles ont été légitimés et montés depuis une vingtaine d’années les services chargés de traiter les problèmes dits de « grande exclusion ». Ce constat fait l’objet d’une large couverture médiatique. En revanche, les raisons de ce refus sont rarement analysées en profondeur.

Un cadre théorique pour comprendre de tels refus

La sociologie classique peut permettre de pousser l’hypothèse de la rationalité de tels comportements, au premier abord aberrants. Dissipons d’emblée une équivoque, mille fois dénoncée et pourtant mille fois reprise. Il ne s’agit pas de considérer le sans-abri comme ontologiquement doué de totale raison, mais, méthodologiquement, de chercher ce qui, pour l’acteur social SDF, fait sens dans son comportement et dans ses réactions face aux propositions ou aux non propositions des acteurs exerçant dans le système de prise en charge.

Cette perspective « rationaliste » ne se limite pas à la seule rationalité instrumentale et ne consiste pas à ne révéler que l’utilité espérée des agissements des SDF. Comme pour d’autres acteurs sociaux, l’explication des comportements des SDF doit prendre en compte d’autres types de rationalité. Les travaux de Raymond Boudon dans la suite des analyses weberiennes, distinguent des dimensions instrumentales, limitées, cognitives et axiologiques de la rationalité [1] .

Les SDF, dans leur vie quotidienne (et, au fond, comme tout un chacun) visent des fins (rationalité instrumentale) : accéder à un équipement, bénéficier d’une prestation. Il est également important d’avoir à l’esprit que les SDF doivent choisir où aller, où demander, où se reposer, en fonction d’une offre de services dont les délimitations ne sont même pas connues des services administratifs. Leurs choix ne peuvent donc être liés à une réelle maximisation de leurs intérêts, mais plutôt à une recherche de solutions satisfaisantes (rationalité limitée). Par ailleurs les SDF se trouvent certainement face à un manque d’informations, mais ils se trouvent surtout dans des situations qui ne peuvent pas être résolues simplement. Il leur faut développer des théories pour expliquer leurs propres conditions et tenter d’en sortir. Pour décider de leurs activités quotidiennes et de leurs (éventuelles) stratégies à plus long terme, il leur faut élaborer des croyances, auxquelles ils adhèrent, et dont l’observation permet de comprendre leur fonctionnement (rationalité cognitive). Enfin, comme tous les autres acteurs sociaux, les SDF ont des opinions, des idées et des valeurs. Celles-ci les poussent à effectuer des choix raisonnés – qui peuvent parfois être mal compris (par exemple refuser d’être hébergé pour préserver sa dignité, plus que son intégrité) – dans leurs contacts avec des services de prise en charge (rationalité axiologique).

Au total, considérer que les SDF ont des intérêts, mais également des idées et des principes, c’est bien voir en eux des acteurs sociaux. Et ce postulat permet une véritable compréhension de la question SDF, bien plus approfondie que ce que permettent des approches limitées à des constats de maladies mentales, de « désocialisation », ou de sous-culture particulière.

Le postulat de rationalité est une optique humaniste qui ne fait pas des SDF des agents totalement dominés, aux capacités d’actions si restreintes qu’elles ne mériteraient pas d’être étudiées dans le détail. En tant qu’outil méthodologique, il permet d’examiner avec la plus grande considération la diversité des comportements individuels des SDF, aussi surprenants puissent-ils être. A ce titre il reconnaît la plus éminente dignité aux personnes considérées comme « les plus en difficulté », rejoignant en cela le souhait de nombreux militants de la lutte contre la grande pauvreté. En la matière, une perspective humaniste et une option scientifique se complètent.

Les analyses sociologique « à la Boudon » ou bien « à la Weber » peuvent donc aider à saisir la pluralité des situations de décision et d’action dans lesquelles se trouvent des SDF. Ceux-ci, aussi pénibles soient leurs conditions, conservent, renforcent ou abandonnent des objectifs, des valeurs, des sentiments, des croyances.

Le constat des refus et des rejets de prise en charge est quotidien. Les équipes des services mobiles comme les Samu Sociaux, les équipes pédestres de prévention spécialisée ou de bénévoles assurant des tournées de « maraude » auprès des sans-abri d’un quartier, sont chaque jour confrontées à des SDF qui déclinent, de manière plus ou moins virulente, les propositions d’aide qui leur sont faites. Ils peuvent accepter un café, une couverture, un repas, mais ils refusent d’aller dans un centre d’hébergement ou de monter dans un bus qui pourrait les acheminer vers un hôpital ou un autre centre. Souvent, parmi les personnes retrouvées mortes dans la rue, se trouvent des SDF parfaitement connus par les acteurs de la prise en charge. Ils ont parfois été contactés plusieurs fois dans les heures mêmes qui ont précédé leur décès, mais ils ont toujours décliné les offres de prise en charge.

Les analyses de ces refus passent assez souvent par des explications plutôt sommaires qui portent sur les comportements des SDF auxquels on associe des troubles psychiques spécifiques à leur situation. Les personnes refuseraient la prise en charge car elles seraient dans des situations telles qu’elles ne seraient pas capables d’imaginer les bénéfices qu’elles pourraient tirer des différents services. Cette explication, en termes pathologiques, a certes son intérêt mais elle paraît lacunaire car elle n’explique pas, loin de là, toutes les situations.

Plutôt que de plaquer des notions vagues et contestables comme la « mort sociale », la « maladie du lien », ou la « grande exclusion » [2], pour expliquer ces rejets, il est bon de prendre en considération, avec sérieux, les contextes de ces refus, en écoutant les raisons signalées par les SDF pour les justifier. Ces raisons, proposées par les personnes sans-abri ou par celles qui viennent à leur aide, peuvent être très variées : violences dans les centres, rigidité des règles, contraintes de la vie collective, manque d’informations, humiliation, etc.

Trois facteurs

La non acceptation des secours peut s’expliquer par des raisons qui n’ont rien à voir avec des troubles psychiques. Les personnes sans-abri ont de « bonnes raisons », du point de vue d’utilisateurs, passés ou potentiels, des services, et les énoncent d’ailleurs assez aisément quand on leur en parle. On peut proposer une première organisation de ces raisons du en insistant sur trois familles de facteurs.

La particularité de certaines situations. Des SDF sont en couple, avec des enfants, avec des animaux de compagnie et ne souhaitent pas être séparés. En situation irrégulière, ils craignent les contacts avec des institutions. Particulièrement endettés, ils peuvent ne pas souhaiter être repérés. Ayant disparu d’un cercle familial ou d’un groupe professionnel, ils craignent de croiser des personnes (bénévoles, journalistes) qui informeraient d’anciens proches qu’ils se trouvent dans des institutions de prise en charge des SDF.

Des préférences individuelles. Des SDF ne souhaitent pas être assimilés à d’autres SDF. Ils peuvent également ne pas apprécier la vie en collectivité, ce qui n’est pas le signe d’une quelconque pathologie de la liberté, mais une appréciation particulière de la vie qu’on souhaite mener et ce quelle que soit sa position sociale. Les contraintes imposées par les règlements de certains centres (levée matinale, douches obligatoires, non mixité) peuvent être, de la sorte, jugées trop contraignantes.

L’inadaptation de la prise en charge. Des centres peuvent être considérés comme trop insalubres et/ou trop violents. L’opacité du système de prise en charge peut également être décourageante. Enfin le manque d’information, ou l’inadaptation des circuits d’information, peuvent expliquer ce pourquoi des personnes refusent la prise en charge. Des SDF ne connaissent pas les centres ou n’en connaissent pas les améliorations. Par ailleurs, parmi les sans-abri, de nombreuses personnes ont connu des difficultés et des placements pendant l’enfance. Une méfiance à l’égard des institutions en général a pu se développer au cours d’une carrière institutionnelle débutée très tôt.

Des refus qui ont des raisons différentes

Dans leurs non-recours aux prestations et dans leurs refus, total ou partiel, des secours il semble préférable, autant pour la compréhension que pour l’action, de saisir les raisons qui orientent ces comportements. L’enjeu, sans nier l’importance relative des troubles psychiques, est de critiquer les analyses et les propositions qui ne voient là que maladie mentale ou réflexe culturel. Bien entendu les troubles et pathologies sont présents, mais ils ne peuvent être érigés en explication définitive de tous les comportements.

Des SDF refusent la prise en charge car ils craignent les conséquences d’un passage par un centre d’hébergement : séparation d’un couple, violence pendant la nuit, repérage par la police. Il s’agit d’une rationalité instrumentale : les refus peuvent se comprendre car ils ont leur utilité.

Par ailleurs, la plupart des SDF ont une existence quotidienne qui a ses régularités et ses logiques. Le bricolage de leurs actions et de leurs projets peut venir en contradiction avec les propositions et les prestations de l’action publique. Quitter un quartier dans lequel on est établi comporte le risque de ne plus pouvoir retrouver une place ou des affaires laissées sur cette place. Il s’agit d’une rationalité limitée, les personnes concernées ne pouvant avoir une connaissance exacte de ce qui va se passer.

Il faut également considérer que les SDF, engagés depuis quelques années dans ces difficultés, ont des préférences, des idées, des croyances qui se sont établies au cours du temps. Ayant constaté l’inefficacité, voire la dangerosité, du passage par certains services, ils peuvent développer une argumentation sensée, reposant sur des théories très critiques vis-à-vis du système de prise en charge. Prendre en compte cette dimension cognitive de la rationalité, c’est accorder aux SDF le statut d’acteurs sociaux capables d’analyser, sans pour autant totalement maîtriser, leurs expériences.

Enfin il importe de rappeler que les SDF ont certes des idées et des objectifs mais qu’ils ont aussi des valeurs. Ne pas supporter la promiscuité, souhaiter conserver une dignité, refuser d’être repéré, même après des années, comme un SDF, sont des éléments d’une rationalité axiologique qui permettent de comprendre le fait de ne pas se présenter aux portes des services d’assistance ou de repousser les services mobiles. Au total, le non-recours, le refus et le rejet peuvent provenir de choix tout à fait raisonnés.

Dans le cas des personnes les plus installées dans la rue, on peut souligner qu’une offre de prise en charge est une déstabilisation par rapport à une organisation bricolée de la vie quotidienne dans l’espace public. Très généralement, cette offre de prise en charge n’est pas une nouveauté. En effet les SDF, dans cette situation, ont vécu des étapes qui généralement leur ont permis de connaître les différents services. Ils ont pu estimer, par rapport à leur situation, ce qui pouvait effectivement les aider. Ils ont également pu subir de la violence, des contraintes, ou de la honte à un niveau insupportable qui les pousse à bricoler leur existence d’une autre manière, visant à ne pas revenir dans ces centres. Le refus d’aller dans un centre peut être dû à l’ignorance de l’existence de ce centre, ou bien la trop bonne connaissance de ce qui risque de s’y passer. Dans certains cas il est compréhensible qu’une prise en charge, en « extrême urgence », n’apporte rien de bien neuf par rapport aux différents éléments rencontrés et vécus lors de la carrière.

Que les SDF aient ainsi des « bonnes raisons » de ne pas solliciter ou de ne pas accepter les services et prestations de prise en charge ne signifie pas qu’ils aient raison de le faire. Il s’agit seulement ici de comprendre pourquoi ils peuvent le faire.

Il est tout à fait compréhensible, et de plus en plus souvent affirmé, que des SDF peuvent choisir de ne pas utiliser les réseaux assistanciels des centres d’hébergement et des autres services en raison des risques potentiels de viols, de vols, d’agression physique et sexuelle, ainsi qu’en raison des modes de fonctionnement (des règlements contraignants) de ces équipements. Cette « inadaptation » de certains équipements peut être signalée sur deux registres paradoxaux. D’un côté, il peut s’agir de services jugés inhumains car ils accueillent toutes les personnes sans distinction, de manière industrielle, dans des centres et des dortoirs de grande taille, avec tous les risques d’une trop grande promiscuité. De l’autre côté, il peut s’agir de services de qualité, avec des chambres affectées à un individu ou à une famille, mais avec un seuil d’accessibilité particulièrement élevé. Le problème devient alors d’humaniser tous les centres en les réformant de manière à ce qu’ils soient plus accueillants et qu’ils permettent aux bénéficiaires de conserver leur dignité et de se sentir en sécurité. Le risque se présente de devoir à nouveau être sélectif, empêchant une nouvelle fois les « plus exclus » de bénéficier de ces services. Cette problématique de l’humanisation des centres oriente les réformes des services depuis le début des années 1980 (chaque hiver voit son lot d’invitations à améliorer les conditions d’accueil). Elle soulève bien entendu une question de moyens affectés à une prise en charge plus digne [3] , mais également des problèmes généraux de gestion de la question SDF, quant à savoir qui doit recevoir les « plus exclus » et qui doit s’engager dans le traitement de cas estimés moins compliqués. Il y a là un enjeu de positionnement des services qui ont en réalité tout intérêt à se présenter comme étant sur le front de la « grande exclusion ». Il ressort de ce dilemme implicite, des comportements de renvoi des personnes et des responsabilités d’un service à l’autre.

En réalité deux problèmes

Que faire ? Le sujet n’est pas aussi compliqué qu’il paraît. Il suffit de le décortiquer et le recomposer, car le « déconstruire » relève d’une sophistication rhétorique inutile. Ainsi se profilent deux problèmes différents, qui appellent deux réponses différentes.

La pathologie mentale. Certains sans-abri à la rue – tous les observateurs le signalent à longueur de temps – présentent des troubles importants. Ils sont incapables de juger de leur situation. Celle-ci ne s’améliorera pas à la rue. Il faut probablement pour eux – la question sensible étant de les distinguer des autres – revoir les modalités d’hospitalisation d’office et d’hospitalisation à la demande de tiers, pour qu’ils soient efficacement pris en charge. Il ne sert à rien de se lamenter sur les SDF et leurs troubles psychiques comme on le fait depuis des années. Si tel est bien le cas, il faut agir et protéger. La contrainte est nécessaire. L’inadaptation des centres. Incontestablement nombre de sans-abri ne trouvent pas dans les centres ce qu’ils souhaitent. Il peut s’agir d’insuffisance sanitaire, de promiscuité excessive, de dangers objectifs. Les centaines de millions d’euros consacrés à l’accueil d’urgence et à son amélioration depuis des années mériteraient d’être sérieusement évalués… A quoi ont-ils servi ? A quoi servent-ils ? On doit pouvoir faire mieux, à la condition expresse bien entendu que des personnes et des familles qui pourraient se trouver dans un logement ne soient pas contraintes de rester dans des centres pour sans-domicile. Concrètement, faire sortir des HLM ceux qui n’ont rien à y faire, pour qu’y accèdent ceux qui se trouvent (inutilement) dans les CHRS (centres d’hébergement et de réinsertion sociale), doit permettre de libérer des places, qui peuvent être encore sécurisées et améliorées, pour des personnes en CHU (centres d’hébergement d’urgence). Admettons que chaque soir il soit possible d’offrir une place d’hébergement de qualité, ainsi que la perspective d’un logement autonome. Si les SDF refusent cette prise en charge, que faire ? Une part de contrainte semble s’imposer pour que, contre leur degré et leur fausse liberté, ils puissent être régulièrement extraits de leurs difficultés. A défaut, ils péricliteront et viendront compter parmi les sans-abri plus abîmés encore, qu’il faudra prendre en charge totalement contre leur gré, et avec une capacité de discernement davantage diminuée encore.

Tous ces sujets sont certes sensibles et compliqués. Ils peuvent néanmoins bien se résumer à ces deux situations. Dans les deux cas il semble inconvenant de ne pas imaginer que le recours à une certaine forme de coercition ou de contrainte soit nécessaire. Ne pas l’admettre – ou au moins rejeter la seule perspective d’une étude sérieuse sur la question – relève d’un dangereux angélisme.



[1] Voir notamment R. Boudon, Le sens des valeurs, Paris, PUF, 1999.

[2] Toutes ces notions, à l’indétermination élevée, sont régulièrement avancées comme explication et description générales de la situation des sans-abri. Pour une collection de ces affirmations, voir, les textes publiés par deux médecins et un psychanalyste qui ont en commun d’avoir tous les trois travaillé un certain temps à la Maison de Nanterre (donc auprès d’une sous-catégorie particulière de SDF), Patrick Henri, Patrick Declerck et Xavier Emmanuelli. Tous les trois considèrent que les SDF, les clochards ou les « grands exclus » (selon les termes qu’ils emploient) ont tous des pathologies mentales, cette dimension expliquant leur déchéance. La question SDF, ou plus précisément la « grande exclusion », s’expliquerait largement de manière monocausale par des troubles psychiques et des ruptures affectives. Cf. X. Emmanuelli, Dernier avis avant la fin du monde, Paris, Albin Michel, 1994 ; P. Henry, M.-P. Borde, La vie pour rien, Paris, Robert Laffont, 1997 ; P. Declerck, Les naufragés. Avec les clochards de Paris, Paris, Plon, 2001.

[3] Plus que de nouvelles dépenses supplémentaires, on peut envisager d’utiles et judicieux redéploiements budgétaires, notamment en matière de logement.




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A l’occasion de la parution du rapport "Croissance et inégalités" en octobre 2008 par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), nous avons interrogé un de ses auteurs Michael Förster, analyste des politiques sociales à l’OCDE.
le 13 novembre 2008

Le budget 2009 va-t-il accroître les inégalités ?
Les projets de budget de l’Etat et de la Sécurité sociale engagent l’avenir de la collectivité. L’Observatoire des inégalités fait le point sur les mesures prévues en 2009. Par Noam Leandri, chargé d’études à l’Observatoire des inégalités.
le 23 octobre 2008

"On en sait beaucoup plus sur les pauvres que sur les riches", entretien avec Louis Maurin
L’accent mis sur les questions de pauvreté contraste avec le profond désintérêt porté à l’étude des catégories aisées en France. Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait de la revue Regards croisés sur l’économie.
le 17 octobre 2008

Aux sources de l’impôt sur le revenu
Il aura fallu sept ans de débats parlementaires et l’imminence de la guerre pour que soit votée, en juillet 1914, la création d’un impôt sur le revenu. Bien que réclamée au nom de la justice sociale, elle suscita de vives résistances : question de principes et ... de gros sous. Une analyse de Gérard Vindt, historien, parue dans le magazine Alternatives Economiques.
le 9 octobre 2008

"Le seuil des deux millions de travailleurs pauvres est dépassé", entretien avec Denis Clerc
On compte plus de deux millions de travailleurs pauvres en France. Denis Clerc, conseiller de la rédaction d’Alternatives économiques, vient de publier "La France des travailleurs pauvres" (éd. Grasset). Il analyse le phénomène et ouvre des pistes pour le réduire.
le 30 septembre 2008

Combien coûtent les niches fiscales ?
Les "niches fiscales" font perdre des milliards d’euros de recettes fiscales au profit, le plus souvent, des contribuables les plus aisés. L’Observatoire des inégalités en fait une revue de détail, pour mieux comprendre le débat public.
le 18 septembre 2008

Le revenu de solidarité active, un outil de lutte contre la pauvreté ?
Le revenu de solidarité active va être mis en place en 2009. Il va améliorer le niveau de vie des travailleurs démunis, mais il constitue aussi une subvention aux emplois mal rémunérés. L’analyse de Pascale Delhaye, de l’Observatoire des inégalités.
le 27 août 2008

Le revenu de la "vaste majorité"
Les chercheurs Anwar Shaikh et Amr Ragab ont mis au point un nouvel instrument de mesure du bien-être, le revenu de la "vaste majorité". Il permet, selon eux, de mesurer le bien-être à l’échelle internationale avec plus de précision que le Produit Intérieur Brut. Une analyse de Cédric Rio de l’Observatoire des inégalités.
le 14 août 2008

Lexique des inégalités
L’Observatoire des inégalités a pour objectif de dresser un état des lieux des inégalités, mais aussi de le rendre le plus accessible possible. Pour mieux comprendre nos articles, nous vous proposons un lexique des termes les plus couramment utilisés.
le 18 juillet 2008

200 millions de pauvres en plus en Inde et en Chine
Une nouvelle estimation de la Banque mondiale réévalue le nombre de pauvres en Chine et en Inde de 200 millions. Il faut demeurer prudent dans l’utilisation des données. Une analyse de Cédric Rio, de l’Observatoire des inégalités.
le 26 juin 2008

Financer le RSA par la PPE : une réforme cohérente et inégalitaire
Pour financer le Revenu de solidarité active, Nicolas Sarkozy veut redéployer les fonds de la prime pour l’emploi. Patrick Savidan critique cette politique de redistribution du gouvernement. Propos recueillis par Emmanuelle Chevallereau (Le Monde, entretien publié le 19/05/2008).
le 21 mai 2008

RSA : prendre aux classes modestes pour donner aux pauvres
La décision de financer le Revenu de solidarité active en puisant dans les financements prévus pour la Prime pour l’emploi illustre parfaitement la stratégie sociale du gouvernement. Un point de vue de Patrick Savidan, Président de l’Observatoire des inégalités.
le 12 mai 2008

A qui profitent les mesures fiscales ?
La confusion est fréquemment entretenue sur le poids de telle ou telle mesure fiscale. Pour mieux situer le débat public, l’Observatoire des inégalités en publie la synthèse.
le 2 mai 2008

Le système des inégalités
Que sont les inégalités sociales ? Quelles sont les interactions entre elles ? Une analyse de Alain Bihr et de Roland Pfefferkorn. Extrait de Le système des inégalités, Ed La Découverte, collection Repères - mars 2008.
le 11 avril 2008

Qui s’intéresse vraiment aux inégalités ?
En dépit des déclarations d’intention, l’information sur les inégalités progresse très lentement. Ce qui arrange à la fois ceux qui nient la hausse des inégalités comme ceux qui l’exagèrent. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 31 mars 2008

Les riches encore plus riches
Les salaires atteignent des montants impressionnants au sommet de la hiérarchie sociale. Les riches sont de plus en plus nombreux et les inégalités se creusent. Un texte de Xavier Molénat, extrait du magazine Sciences Humaines.
le 27 mars 2008

1996-2005 : forte hausse des inégalités de revenus
En 9 ans, le niveau de revenu des 5 % les plus riches a augmenté de près de 5 000 euros de plus que celui des 10 % les moins riches. Pourtant, officiellement, les inégalités restent stables. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 20 mars 2008

15 mars : fin de la trêve hivernale des expulsions locatives
Les expulsions locatives suspendues pendant la trêve hivernale sont à nouveau autorisées à partir du 15 mars. Cette année encore, plus de 100 000 ménages vont devoir quitter leur logement.
le 13 mars 2008

Inégalités : jusqu’où doit-on s’en inquiéter ?
On n’assiste pas à une explosion des inégalités en France, mais à un retournement historique qui contraste avec la diminution des années 70. La principale inquiétude vient des politiques publiques qui augmentent les écarts. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 24 janvier 2008

Zones urbaines pauvres
Comment vit-on dans les quartiers « sensibles » ? Chômage, faibles revenus, enclavement constituent le quotidien des familles populaires qui y résident. L’analyse de Ivan du Roy, extrait de Témoignage Chrétien.
le 21 janvier 2008

Prendre aux pauvres, donner aux riches
Les mesures mises en oeuvre par le gouvernement instaurent une nouvelle forme de redistribution, des plus pauvres vers les plus riches. La hausse des taxes pour les uns financent les baisses pour les autres. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du quotidien Libération.
le 20 décembre 2007

"Les classes moyennes se sentent menacées par le chômage", entretien avec Régis Bigot, du Crédoc
Comment les différentes couches sociales perçoivent-elles leurs conditions de vie ? Régis Bigot, directeur adjoint du département "conditions de vie aspirations des Français" du Crédoc dévoile les premiers éléments d’une étude sur le sujet.
le 14 décembre 2007

15%

le 16 novembre 2007

L’Insee révèle les "vrais" revenus
L’Insee reconnait que le niveau de vie des 5 % les plus riches est de 20 % supérieur à ce que les données officielles indiquaient jusqu’à présent. Un coin du voile se lève sur les revenus. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 15 novembre 2007

Quelle réforme pour les régimes spéciaux ?
Les régimes spéciaux de retraite sont une survivance de notre histoire sociale. Une analyse d’Henri Sterdyniak, économiste. Extrait de la publication électronique Clair et net de l’OFCE.
le 8 novembre 2007

L’engagement militant de la grande bourgeoisie
La notion de militantisme est en général attachée aux mouvements politiques et syndicaux mais la grande bourgeoisie n’est pas en reste quand il s’agit de protéger les beaux quartiers. Une analyse de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, extrait du livre "Les Ghettos Du Gotha", ed Seuil, 2007.
le 31 octobre 2007

Le nombre de travailleurs pauvres diminue mais reste préoccupant
Le nombre de travailleurs pauvres diminue selon les données officielles. Une analyse de Julien Damon, chef du département Questions sociales du Centre d’analyse stratégique, Professeur associé à Sciences-Po (cycle d’urbanisme).
le 23 octobre 2007

Le président de la République veut réduire la pauvreté
Réduire d’un tiers la pauvreté en cinq ans, pourquoi pas ? Mais cela risque d’être difficile si l’Etat continue à utiliser toutes ses marges de manoeuvre au profit des plus aisés. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 18 octobre 2007

Comment mesure-t-on la pauvreté ?
Qu’est-ce qu’être pauvre ? Comment mesurer la portée du phénomène ? Les statisticiens utilisent trois types de mesures. Les explications d’Isabelle Gautier, professeur de sciences économiques et sociales.
le 15 octobre 2007

Mais de quelles "réformes" la France a-t-elle besoin ?
Pour peu que l’on prenne en compte les inégalités, le modèle social français est beaucoup plus profitable à la population que les modèles anglo-saxons. Les "réformes" que l’on voudrait appliquer en France profiteraient surtout aux plus aisés. L’analyse de Jérôme Guillet et John Evans.
le 21 septembre 2007

Baisse des droits de succession, crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt, les Français se sentent-ils concernés ?
Les mesures comme la baisse des droits de succession ou le crédit d’impôt des intérêts d’emprunt sont considérées comme des cadeaux faits aux plus riches. Isabelle Dorso, journaliste à France Bleu Touraine, a recueilli quelques réactions dans la rue.
le 21 septembre 2007

Qui va profiter du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt ?
Avec l’instauration d’un crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt, le gouvernement gaspille l’argent public, au profit des couches aisées. L’explication à travers quatre exemples.
le 3 septembre 2007

Baisse des droits de succession : quand le législateur aide les grandes fortunes
L’Assemblée nationale vient d’accorder 72 000 € de réduction de droits de succession pour un patrimoine de 1,5 million d’euros. L’Observatoire des inégalités publie les chiffres du rapport Carrez.
le 23 août 2007

Réexaminer le rapport entre libre échange et inégalités
On ne peut plus prétendre que le libre échange n’a qu’un faible impact sur la répartition du revenu dans les pays riches. Le point de vue de Paul Krugman, Professeur d’économie à l’Université de Princeton, paru sur le site Vox, animé par le Centre for Economic Policy Research.
le 24 juillet 2007

La mesure des inégalités : qu’est-ce qu’un "décile" ? A quoi ça sert ?
Déciles, quartiles et compagnie : tout le monde en parle, sans toujours bien comprendre de quoi il s’agit. Mise au point de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 19 juillet 2007

Les hauts revenus en France (1998-2006) : Une explosion des inégalités ?
Les très hauts revenus ont progressé beaucoup plus vite que la moyenne entre 1998 et 2005 en France. Notamment du fait de la forte croissance des revenus du patrimoine, mais aussi des salaires les plus élevés. Une étude de Camille Landais, de l’Ecole d’économie de Paris, qui actualise ainsi les données de longue période de Thomas Piketty.
le 1er juillet 2007

L’évolution des inégalités en France depuis les années 70
Sur le très long terme — un siècle —, l’évolution ne fait pas de doute : les inégalités monétaires se sont réduites. Mais chômage et emplois précaires ont suscité des formes nouvelles de pauvreté, au sein même du salariat. Une analyse de Denis Clerc. Extrait de son ouvrage "Déchiffrer l’économie", éditions La Découverte.
le 12 juin 2007

Patrimoine : qui possède combien ?
Les 10 % les plus riches possèdent 46 % de la fortune nationale.
le 7 juin 2007

Les inégalités augmentent-elles ?
Les inégalités de revenus se sont réduites au cours des années 70 et jusqu’au tout début des années 80. Mais on assiste aujourd’hui à un retournement de tendance. Une analyse de Louis Maurin extrait du magazine Alternatives Economiques.
le 15 mai 2007

Sarkozy, cohérent et inégalitaire
Soutenir Nicolas Sarkozy, c’est contribuer à renforcer les avantages acquis des plus favorisés et tirer vers le bas les plus démunis. Un point du vue de Louis Maurin et Patrick Savidan, de l’Observatoire des inégalités. Extrait du quotidien Le Monde.
le 2 mai 2007

Protection sociale, que contrôler en priorité ?
Derrière la mise en place d’un contrôle de l’accès aux droits pour éliminer les tricheurs se cache la volonté de réduire au minimum les programmes sociaux. Au final, ce sont les populations les plus précaires qui sont visées, déjà celles pour qui l’accès aux droits est difficile. Une analyse de Philippe Warin, politologue, responsable scientifique d’Odenor (Observatoire des non-recours aux droits et services).
le 2 mai 2007

De la question sociale à la question spatiale
La question des « territoires » occupe une place de plus en plus importante dans la littérature académique comme dans l’agenda des politiques publiques. La question de l’inégalité spatiale tend ainsi à prendre le pas sur celle de l’inégalité sociale. Un texte de Laurent Davezies, économiste.
le 24 avril 2007

Le baromètre des inégalités dans le monde
Les inégalités mondiales augment-elles ou régressent-elles ? Un diagnostic complexe mais plus juste permet d’y voir plus clair. Une analyse de Jean Gadrey, économiste, extrait du magazine Alternatives Economiques.
le 18 avril 2007

Qui veut payer des impôts ?
Pour refonder la solidarité, il faut comprendre les raisons qui ont conduit à réduire les impôts. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 8 février 2007

Bien gagner sa vie, c’est combien ?
Combien faut-il pour bien gagner sa vie ? Isabelle Dorso, journaliste à France Bleu Touraine, a interrogé quelques passants.
le 24 janvier 2007

Qui est riche en France ?
En France, personne n’aime être désigné comme riche. Une tentative de définition par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Article publié par le quotidien "La Croix".
le 11 janvier 2007

Un ouvrage inégal : L’État des inégalités en France
L’Observatoire des inégalités vient de publier "L’état des inégalités en France 2007". L’ouvrage reste... inégal, le point de vue de Pierre Boisard, CNRS, rapporteur au Conseil de l’emploi des revenus et de la cohésion sociale (Cerc).
le 7 novembre 2006

France des inégalités : les chiffres qui dérangent, entretien avec Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités
Les données sur les inégalités en France ne permettent pas de dresser un portrait fidèle de la réalité. Entretien avec Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités. Extrait de l’Humanité du 24 octobre 2006.
le 31 octobre 2006

La vie non rêvée dans les campings.
C’est la rentrée. Pourtant une partie de la population va camper toute l’année faute de logement. Un dossier de la Fondation Abbé Pierre.
le 4 septembre 2006

Cinq priorités pour réduire les inégalités
Rendre la société plus juste passe par des mesures concrètes en faveur de l’égalité des chances et des hiérarchies moins pesantes. Les propositions de Louis Maurin.
le 26 juillet 2006

"L’abolition des droits de succession est en contradiction avec l’éthique fondamentale du libéralisme", entretien avec Philippe Frémeaux, directeur d’Alternatives Economiques
L’abolition des droits de succession, qui favorise les rentiers au détriment du travail, est contraire à l’esprit même du capitalisme. Entretien avec Philippe Frémeaux, directeur d’Alternatives Economiques (extrait d’une chronique de France Musique).
le 18 juillet 2006

La France vue d’en haut
Vue d’en haut, la France n’a pas grand chose à voir avec ce qu’elle vit en réalité. Ce décalage attise le ressentiment social. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, extrait du mensuel Alternatives Economiques.
le 8 juin 2006

Baromètre des inégalités et de la pauvreté, édition 2006 : le Bip40 poursuit sa hausse.
Le réseau d’alerte sur les inégalités (RAI) a publié sur son site sa nouvelle édition du “Bip 40” (Baromètre des inégalités et de la pauvreté) pour l’année 2004. Cet indice montre que les inégalités n’ont jamais été aussi prononcées.
le 22 mai 2006

"Inégalités : la grande hypocrisie française". Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités
Pour comprendre les inégalités, il faut en observer toutes les facettes. Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Par Charlotte Laurent-Atthalin. Extrait de FGTE Magazine.
le 20 avril 2006

Pauvreté et inégalités au Brésil
Selon Jérôme Sgard, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales, la pauvreté au Brésil n’est pas tant l’effet de la faiblesse du revenu moyen que celui de l’existence de très fortes inégalités.
le 5 avril 2006

Niveaux de vie : le rôle du logement
L’impact du coût du logement sur le niveau de vie des ménages est mal mesuré en France. Louis Maurin (Observatoire des inégalités et Alternatives Economiques), souligne la pauvreté des travaux français dans le domaine des revenus. Article extrait du magazine Alternatives Economiques.
le 29 mars 2006

"Repenser la protection sociale", entretien avec Robert Castel, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales
La protection sociale doit s’adapter pour répondre à la précarité croissante de l’emploi, analyse Robert Castel, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Extrait du magazine Sciences humaines.
le 22 mars 2006

"Emplois domestiques : les gagnants sont encore les ménages aisés", entretien avec Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’université de Lille I
Pour Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’université de Lille I, seuls les ménages aisés pourront profiter du développement des emplois domestiques dans le cadre du plan Borloo.
le 1er mars 2006

"Des gens meurent dehors et le gouvernement continue à baisser les impôts", entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités
Le gouvernement baisse les impôts des catégories aisées quand il faudrait combattre la misère. Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait de l’Humanité du 28 novembre 2005.
le 29 novembre 2005

"Moins de chômeurs et davantage de pauvres", entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités
Le modèle social français doit être réformé. Mais le rendre encore plus inégalitaire, en copiant l’exemple britannique, ne peut qu’accroître les tensions sociales.
le 14 septembre 2005

"Entre 1,2 et 3,5 millions de travailleurs pauvres en France", entretien avec Pierre Concialdi, chercheur à l’Institut de recherche économique et sociale
Pierre Concialdi, chercheur à l’Institut de recherche économique et sociale est l’un des animateurs du Réseau d’alerte sur les inégalités (qui a mis en place le "Bip40"). Son analyse du phénomène des travailleurs pauvres.
le 29 juin 2005

Femmes en Galère
Les femmes sont aux premières loges de l’exclusion. Véronique Mougin rassemble les éléments d’un dossier trop ignoré : celui de la précarité des femmes. Louis Maurin a lu l’ouvrage.
le 3 juin 2005

Redistribution à l’envers
Le bilan des réformes fiscales de 2000 à 2003 est très favorable aux plus aisés, du fait de la baisse de l’impôt sur le revenu. Le point de vue de Denis Clerc, fondateur du magazine Alternatives Economiques.
le 16 mars 2005

"Emplois domestiques : un plan qui s’appuie sur les inégalités", entretien avec Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’université de Lille I
Le plan Borloo de cohésion sociale comprend un volet qui vise à développer les emplois domestiques. Pour Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’université de Lille I, seuls les ménages aisés pourront vraiment en profiter. Les moyens engagés pourraient servir à développer des emplois socialement plus utiles.
le 21 février 2005

Les classes moyennes n’ont plus les moyens
Pour aider les catégories aisées, on les re-baptise désormais « classes moyennes ». L’écart entre les discours et la pratique du gouvernement accroît les inégalités et ruine notre démocratie. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, extrait du journal Libération.
le 5 janvier 2005

Cadeau
Sur quelles justifications reposent les arguments de diminution de l’impôt sur la fortune ? Le point de vue de Denis Clerc, extrait du magazine Alternatives Economiques.
le 14 décembre 2004

Comment les inégalités mènent aux emplois domestiques
Jean-Louis Borloo veut développer les emplois domestiques par le biais de réductions d’impôts. Jean Gadrey, économiste, université de Lille-I, montre comment leur développement repose sur les inégalités de revenus.
le 23 novembre 2004

Qui est riche, qui est pauvre ?
Un ménage sur deux a moins de 1 800 euros par mois de revenus. La France moyenne est très éloignée de l’image qu’en donnent les médias. Dans un article extrait du magazine Alternatives Economiques, Louis Maurin analyse les revenus des Français.
le 17 novembre 2004

Le gouvernement des riches

le 4 mai 2004

Comment l’Etat peut réduire les inégalités
Les politiques de lutte contre les inégalités de revenu peuvent agir à la source ou via la redistribution. Deux voies en réalité indissociables, souligne Louis Maurin (Alternatives Economiques, Observatoire des inégalités).
le 30 avril 2004

Philippe Van Parijs et Denis Clerc : le revenu d’existence en débat
Le revenu d’existence peut-il être un moyen efficace et juste de lutte contre les inégalités économiques ? Philippe Van Parijs et Denis Clerc réfléchissent à cette question et lui apportent des réponses contradictoires.
le 19 février 2004

Un million d’enfants pauvres en France
Au moins 8 % des enfants, soit un million de jeunes, vivent dans la pauvreté en France.
le 17 février 2004

L’égalité à l’épreuve du marché
La solidarité est-elle soluble dans le marché ? Lorsque le jeu de la concurrence met en péril des mécaniques solidaires plus ou moins bien huilées jusqu’alors, des règles permettent-elles de restaurer ce qui peut l’être ?...Le point de vue de Pierre-Yves Geoffard, chercheur au Cnrs, extrait du journal Libération.
le 15 décembre 2003

Le publicitaire, observateur des inégalités
Les publicitaires connaissent bien la société française. Ce qu’ils disent est cruel de vérité.
le 24 octobre 2003

Les oubliés des congés
En 1999, plus de 23 millions de Français (près de 40 % de la population) n’ont pas pris le chemin des vacances.
le 22 octobre 2003

"Zéro SDF", mais pourquoi pas ?
L’objectif "zéro SDF" a le mérite d’être clair et évaluable. Le point de vue de Julien Damon.
le 22 octobre 2003

La question SDF
Julien Damon nous livre une critique argumentée des politiques publiques à destination des plus démunis.
le 26 septembre 2003