Newsletter

Présentation

Nos publications

Nous contacter

Formation


Comprendre les inégalités
Journée de formation de l’Observatoire des inégalités le 23 mars 2010. Cliquez ici pour vous inscrire.

Pour nous soutenir, faites en don
fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail title= Comprendre - Analyses

L’école peut-elle réduire les inégalités sociales ?
le 3 septembre 2007
L’école produit des inégalités alors qu’une de ses principales fonctions est de tenter de les réduire. Une analyse de Louis Maurin extraite d’Alternatives économiques.

Se demander si l’école peut réduire les inégalités a quelque chose d’incongru. C’est l’une des fonctions principales de l’école de la République laïque et gratuite, qui a vocation à instruire tous les enfants sans distinction. En théorie, elle doit donc permettre à chacun d’eux d’accéder à l’ensemble des diplômes possibles et, partant, à toutes les positions sociales. Dans les faits, les inégalités font de la résistance.

Les inégalités indépendantes de l’école ?

Plusieurs facteurs poussent à la montée des inégalités de façon indépendante à l’action du système éducatif.

Dans des sociétés où les savoirs formels prennent de plus en plus d’importance, le diplôme joue un rôle croissant dans la définition des positions sociales. Ce phénomène est renforcé en France, dans la mesure où l’expérience professionnelle est moins prise en compte qu’ailleurs par les employeurs. Pour ne rien arranger, la formation continue bénéficie en priorité à ceux qui ont déjà une bonne formation initiale, limitant encore les chances de réduction des écarts. Le diplôme n’est pas cependant le seul élément discriminant : d’autres facteurs limitent le rôle de l’école. Que ce soit pour décrocher un stage, des informations sur les professions, voire des coups de pouce plus ou moins explicites pour obtenir tel ou tel emploi, l’influence du milieu social familial est grande.

La dégradation du marché du travail aggrave les choses. La capacité à répartir plus équitablement les positions sociales est d’autant plus facile que l’on se trouve dans une période d’expansion de l’emploi qualifié. La mobilité sociale ascendante des années 60 et 80 correspond d’abord à une période de forte progression des effectifs de cadres moyens et supérieurs. Mais ce mouvement s’est tari : le nombre de cadres s’accroît désormais moins vite.

La hausse du chômage a entraîné dans son sillage une montée de la pauvreté, qui frappe notamment les familles monoparentales. Ce qui place les enfants des familles les plus démunies dans des conditions d’études délicates. Comme l’ont montré Dominique Goux et Eric Maurin, le surpeuplement des logements influence significativement le niveau scolaire [1]. Une étude de l’Insee montre que, quand on écarte tous les autres facteurs qui influencent les études, les enfants dont les parents ont connu la précarité professionnelle ont de moins bons résultats que les autres [2].

Les mieux armés sont ceux dont les parents connaissent le fonctionnement du système, pour les guider dans leurs choix d’orientation ou les soutenir dans leurs études, financièrement ou par le biais d’activités et d’aide aux devoirs. Comme l’indique une étude de l’Insee, 80 % des mères qui n’ont pas de diplôme s’estiment dépassées pour aider leurs enfants dans leurs études au collège, contre 26 % pour les diplômées de l’enseignement supérieur [3].

La montée des inégalités se traduit de plus par une ségrégation spatiale croissante : l’écart entre quartiers riches et quartiers pauvres se creuse. Des zones entières marquées par une forte dégradation du bâti et des niveaux très élevés de chômage émergent. Du coup, les plus défavorisés étudient de plus en plus souvent avec d’autres enfants défavorisés... Or la mixité sociale à l’école est une des conditions pour qu’elle puisse contribuer à la réduction des inégalités.

L’école ne peut pas tout

L’école ne peut pas, à elle seule, avoir une influence sur tous ces facteurs, créer de l’emploi ou réduire la ségrégation urbaine. Il lui reste pourtant des moyens pour lutter contre les inégalités. Malgré la crise, l’élévation du niveau scolaire de l’ensemble de la population s’est poursuivie au cours des années 80 et 90. Elle a profité aussi aux plus démunis. Avant 1960, moins d’un dixième des enfants atteignaient le bac, contre plus de 60 % aujourd’hui. Entre les générations d’enfants d’ouvriers nées entre 1964 et 1968 et celles nées entre 1979 et 1981, le pourcentage de bacheliers est passé de 20 % à plus de 40 %. On compte moins de 11 % d’enfants d’ouvriers à l’université, tous cycles confondus, mais ils en étaient quasiment absents il y a quelques décennies.

Il suffit de s’imaginer quelles seraient les conséquences en matière d’inégalités sociales d’une école entièrement payante pour comprendre l’impact de l’école gratuite dans les sociétés modernes. A la décharge de l’école, il faut bien reconnaître que cette tâche devient de plus en plus difficile dans une société minée par le chômage de masse, où la mobilité sociale se réduit dans les entreprises, et la ségrégation spatiale s’aggrave.

La démocratisation de l’école au cours de la seconde moitié du XXe siècle est incontestable. Mais les inégalités doivent aussi s’observer de façon relative : les enfants du haut de l’échelle sociale ont, eux aussi, bénéficié du mouvement d’expansion du travail qualifié. La signification du bac aujourd’hui ou même de certains diplômes universitaires en termes d’accès à tel ou tel niveau de la hiérarchie sociale a elle aussi beaucoup changé depuis cinquante ans. Pour une bonne part, les inégalités se sont déplacées vers le haut : " Il y a plutôt plus d’inégalités qu’il n’y en a eu dans notre école par le passé ", estimait François Fillon, en 2005 alors qu’il était ministre de l’Education.

Les spécialistes de la question parlent de " démocratisation ségrégative " pour caractériser ce phénomène. L’instauration des zones d’éducation prioritaires (ZEP), en 1982, visait à compenser ces inégalités croissantes en accordant davantage de moyens aux établissements scolaires situés dans certaines zones difficiles. Les moyens étaient cependant limités et les gouvernements successifs n’ont pas fait grand-chose depuis pour accroître les chances des enfants des milieux les plus défavorisés. Le budget supplémentaire alloué aux ZEP ne représente en effet toujours que 0,5 % des dépenses du ministère de l’Education nationale. Insuffisant pour créer la différence, et notamment réduire la taille des classes de façon suffisamment sensible pour obtenir des effets sur les résultats scolaires des enfants.

Quand l’école produit des inégalités scolaires

Au-delà des moyens, le système scolaire s’est aussi démocratisé sans transformer ses méthodes pédagogiques. Les enfants basculent du primaire au collège dans un système d’enseignement qui reste parmi les plus académiques au monde. Il fonctionne pour beaucoup sur la sélection par l’échec et sur la peur qu’elle suscite. L’évaluation est permanente jusqu’au bachotage, tandis que les moyens mis à la disposition des enfants et des jeunes pour les aider et les soutenir dans leur travail personnel restent dérisoires dans le cadre du système lui-même. A ce jeu, les catégories les plus défavorisées sont fatalement perdantes.

Résultat : le fonctionnement de l’école est de plus en plus montré du doigt : " Il faut considérer le rôle de l’école elle-même dans la production des inégalités scolaires ", indiquait le rapport Thélot de la Commission nationale du débat sur l’école. La notation ou l’orientation des jeunes est mise en cause : " On sait qu’à valeur scolaire égale, les conseils de classe non seulement ne corrigent pas les différences d’ambition selon les catégories sociales et le sexe, mais les confirment souvent et peuvent même les renforcer ", notait un avis du Haut conseil à l’évaluation de l’école sur le fonctionnement de l’orientation à la fin du collège et au lycée. Même s’il existe de nombreuses exceptions, dans un contexte de tensions scolaires et de concurrence accrue, les enseignants intègrent l’appui familial dont pourra disposer l’élève dans la suite de son cursus...

Des politiques éducatives inégalitaires

Les politiques publiques sont elle-mêmes de plus en plus ouvertement créatrices d’inégalités scolaires. Depuis la Seconde Guerre mondiale, on avait assisté à une unification progressive des parcours scolaires, avec notamment la mise en place du collège unique au milieu des années 70, puis la seconde " indifférenciée " au début des années 80. Une sélection plus précoce est désormais réintroduite. Les options ont redifférencié la seconde. Les réformes de la classe de troisième instaurent désormais des filières dès la fin de la quatrième. Or, on sait que plus les choix d’orientation se font tôt dans les cursus, plus les inégalités sociales sont marquées en fin de parcours.

Au lieu d’investir massivement pour lutter contre les difficultés scolaires - qui existent sur l’ensemble du territoire et pas seulement en ZEP - on concentre les maigres moyens dans ce domaine sur quelques établissements les plus en difficultés. Les réductions d’effectifs et de moyens se répercuteront fatalement sur les élèves qui ont le plus de mal à suivre hors de quelques zones "ciblées".

La récente ouverture de la carte scolaire (voir notre article) a eu l’effet escompté : elle a donné bonne conscience à une petite minorité de familles qui n’osaient pas la contourner, mais n’a en rien changé le problème.

Dans l’enseignement supérieur enfin, la réforme de l’université fait totalement l’impasse [4]. sur l’immense écart de moyens qui sépare les étudiants favorisés des "grandes écoles" et la masse des premiers cycles universitaires. Tout le monde applaudit à l’autonomie dont les universités (comme hier avec la décentralisation) ont sans doute besoin. Mais sans en mesurer l’impact pour les établissements les moins favorisés dont la situation se dégradera si un effort budgétaire bien supérieur à ce qui est annoncé n’est fait.

Le système scolaire français, en dépit de ses dysfonctionnements, demeure l’un des meilleurs au monde. Il ne peut pas tout contre les inégalités, mais encore faudrait-il que les politiques publiques ne le rendent pas davantage inégalitaire... Le problème principal aujourd’hui semble être la faible mobilisation des parents et des acteurs du monde éducatif : la question des inégalités à l’école semble désormais secondaire par rapport à la production d’une élite d’excellence.

Louis Maurin

Version mise à jour d’un article paru dans Alternatives économiques, n° 064 d’avril 2005.

Ecole : qui ne tente rien n’a rien
Cours supplémentaires, pistons, chambre spacieuse..., le milieu social apporte une aide très concrète sur le plan scolaire. Mais aussi un appui symbolique, souvent négligé. Rien de tel, en effet, pour réussir que d’avoir le sentiment d’être à sa place dans les filières d’excellence. A l’inverse, rien de tel non plus pour échouer que d’intérioriser par avance son échec et légitimité d’une réussite éventuelle.
Une partie de la sélection sociale à l’école s’opère non pas par le niveau scolaire réel, mais, en quelque sorte, " au bluff ". Qui ne tente rien n’a rien. On constate que les élèves des zones d’éducation prioritaires (ZEP) qui ont été intégrés à l’Institut d’études politiques de Paris y réussissent aussi bien que les autres. Pourtant, ils n’y seraient certainement pas entrés si on n’avait pas bousculé les choses. En partie parce qu’ils n’osaient tout simplement pas y postuler.


[1] " Surpeuplement du logement et retard scolaire ", Données sociales 2002-2003, Insee.

[2] " L’impact du chômage des parents sur le devenir scolaire des enfants ", par Michel Duée, Document de travail de l’Insee, 2004.

[3] " L’aide aux devoirs apportée par les parents ", Insee première, n° 996, décembre 2004.

[4] Elle fait aussi l’impasse sur la question de fond : à l’université les enseignants n’ont aucun intérêt professionnel à s’intéresser aux étudiants, notamment en premier cycle.




Articles sur le même thème :

Déchiffrer la société française
Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, analyse les grandes transformations de la société française. Il publie "Déchiffrer la société française" aux éditions La Découverte.
le 2 octobre 2009

Le déclassement social : entretiens croisés avec Nathalie Kosciusko-Morizet et Camille Peugny
Le Centre d’analyse stratégique a remis le 9 juillet 2009 un rapport sur le déclassement social commandé par la secrétaire d’Etat à la prospective Nathalie Kosciusko-Morizet. Ce rapport relativise le constat dressé par le sociologue Camille Peugny dans son ouvrage "Le déclassement".
le 21 août 2009

Quand l’ascenseur social descend : les conséquences individuelles et collectives du déclassement social
Le déclassement marque nos sociétés qui n’arrivent pas à venir à bout du chômage. Un thème majeur et pourtant oublié de la sociologie. L’analyse de Camille Peugny, maître de conférences en sociologie (Paris VIII) et auteur de Le Déclassement (Grasset).
le 1er juillet 2009

"Face aux inégalités, nous avons besoin d’une solidarité nationale". Entretien avec Louis Maurin.
Evolution salariale, impôts, choix politiques... Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, décrypte sans complaisance les paradoxes statistiques de notre société. Extrait du magazine Télérama.
le 25 juin 2009

"Les classes moyennes font du surplace", entretien avec Régis Bigot
Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) publie début mars un rapport sur les classes moyennes. Pour Régis Bigot, directeur adjoint du département des conditions de vie, auteur de l’étude, les classes moyennes, dont les revenus stagnent, vivent sous le poids des dépenses contraintes.
le 5 mars 2009

Qui sont donc les classes moyennes ?

Les classes moyennes reviennent dans le débat public. Mais de qui parle-t-on exactement ? Le concept est plus que flou. Quelques éléments pour tenter d’y voir plus clair. Par Valérie Schneider et Louis Maurin, Observatoire des inégalités.


le 26 février 2009

Les classes moyennes en quête de définition
logo cas De qui parle-t-on lorsque l’on évoque les « classes moyennes » ? Une définition, proposée par Virginie Gimbert et Arnaud Rohmer. Extrait de la note de veille du Centre d’analyse stratégique.
le 17 février 2009

A qui profitent les inégalités ?
Les inégalités profitent aux plus favorisés, qu’il s’agisse des plus aisés ou des plus diplômés notamment.
le 13 janvier 2009

"On en sait beaucoup plus sur les pauvres que sur les riches", entretien avec Louis Maurin
L’accent mis sur les questions de pauvreté contraste avec le profond désintérêt porté à l’étude des catégories aisées en France. Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait de la revue Regards croisés sur l’économie.
le 17 octobre 2008

Mesurer l’inégalité et dire l’injustice
On s’interroge actuellement sur la mise en oeuvre de nouveaux outils pour mesurer le bien-être. A cette question, il faudrait en associer une autre : comment mesure les inégalités ? L’analyse de l’économiste Marc Fleurbaey.
le 29 août 2008

Lexique des inégalités
L’Observatoire des inégalités a pour objectif de dresser un état des lieux des inégalités, mais aussi de le rendre le plus accessible possible. Pour mieux comprendre nos articles, nous vous proposons un lexique des termes les plus couramment utilisés.
le 18 juillet 2008

Qui s’intéresse vraiment aux inégalités ?
En dépit des déclarations d’intention, l’information sur les inégalités progresse très lentement. Ce qui arrange à la fois ceux qui nient la hausse des inégalités comme ceux qui l’exagèrent. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 31 mars 2008

Les riches encore plus riches
Les salaires atteignent des montants impressionnants au sommet de la hiérarchie sociale. Les riches sont de plus en plus nombreux et les inégalités se creusent. Un texte de Xavier Molénat, extrait du magazine Sciences Humaines.
le 27 mars 2008

Inégalités dans l’accès au droit et à la justice
Que savons-nous, aujourd’hui, des inégalités d’accès au droit et à la justice ? Matthieu Biancucci, sociologue à l’Université de Bordeaux, apporte des éléments de réponse statistiques en s’intéressant aux bénéficiaires de l’aide judiciaire, et ouvre ainsi un chantier nécessaire.
le 28 décembre 2007

Prendre aux pauvres, donner aux riches
Les mesures mises en oeuvre par le gouvernement instaurent une nouvelle forme de redistribution, des plus pauvres vers les plus riches. La hausse des taxes pour les uns financent les baisses pour les autres. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du quotidien Libération.
le 20 décembre 2007

"Tant que l’on refusera de traiter les questions de fond, on aura des émeutes", entretien avec Laurent Mucchielli, directeur de recherches au Cnrs
La vague de "violence" des quartiers dits "sensibles" est le produit d’un processus de ghettoïsation que la société française refuse de voir, et d’un sentiment d’impasse et d’humiliation des jeunes.
le 29 novembre 2007

78 %

le 25 novembre 2007

Inégalités et rapports sociaux
Des inégalités traversent et structurent les rapports sociaux. Groupes sociaux, groupes génériques, groupes ethniques : quels rôles jouent-ils dans la constitution dynamique de la structure sociale ? Telle est la question dont se saisit Roland Pfefferkorn dans son dernier ouvrage, Inégalités et rapports sociaux. Rapports de classe, rapports de sexe, publié aux Editions La dispute en juin 2007.
le 12 juillet 2007

Assouplir la carte scolaire va profiter aux plus favorisés
L’assouplissement de la carte scolaire dès la rentrée prochaine, comme l’a annoncé le nouveau ministre de l’éducation Xavier Darcos, va renforcer les inégalités au profit des catégories diplômées. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 20 mai 2007

Sarkozy, cohérent et inégalitaire
Soutenir Nicolas Sarkozy, c’est contribuer à renforcer les avantages acquis des plus favorisés et tirer vers le bas les plus démunis. Un point du vue de Louis Maurin et Patrick Savidan, de l’Observatoire des inégalités. Extrait du quotidien Le Monde.
le 2 mai 2007

Protection sociale, que contrôler en priorité ?
Derrière la mise en place d’un contrôle de l’accès aux droits pour éliminer les tricheurs se cache la volonté de réduire au minimum les programmes sociaux. Au final, ce sont les populations les plus précaires qui sont visées, déjà celles pour qui l’accès aux droits est difficile. Une analyse de Philippe Warin, politologue, responsable scientifique d’Odenor (Observatoire des non-recours aux droits et services).
le 2 mai 2007

De la question sociale à la question spatiale
La question des « territoires » occupe une place de plus en plus importante dans la littérature académique comme dans l’agenda des politiques publiques. La question de l’inégalité spatiale tend ainsi à prendre le pas sur celle de l’inégalité sociale. Un texte de Laurent Davezies, économiste.
le 24 avril 2007

Les inégalités sociales de santé, une question politique oubliée
Les inégalités sociales de santé font l’objet de nombreuses recherches... qui restent malheureusement trop souvent ignorées par ceux qui décident des politiques publiques. Le point de vue de Mireille Elbaum, professeure au Conservatoire national des arts et métiers.
le 3 avril 2007

Les travailleurs non qualifiés
Un emploi sur cinq est occupé par un travailleur non qualifié en France. Si les salaires, les conditions d’emploi et de travail sont assez homogènes, ce groupe ne forme pas pour autant une classe sociale, selon un article de Thomas Amossé et Olivier Chardon. Extrait de la revue Economie et Statistique (Insee).
le 3 avril 2007

Violence et échec scolaire : démission des parents ? Entretien avec Daniel Verba, sociologue
La violence et l’échec scolaire ont-ils un lien avec la démission des parents ? Entretien avec Daniel Verba, sociologue. Extrait du site www.cafepedagogique.net.
le 15 mars 2007

Les classes moyennes en débat, a propos du livre de Louis Chauvel "Les classes moyennes à la dérive". Entretien avec Louis Chauvel, sociologue et Jean Gadrey, économiste
Dans Les classes moyennes à la dérive (Seuil/République des idées, 2006), Louis Chauvel propose des éclairages sur la « crise » actuelle des classes moyennes. Jean Gadrey en analyse les termes et interroge la définition des classes moyennes sur laquelle repose l’ouvrage. Un échange entre ces deux membres du conseil scientifique de l’Observatoire des inégalités.
le 10 janvier 2007

Rendre visible la France invisible
Attention, objet intellectuel non identifié, Misère du monde version 2006, dessinant en creux les zones d’ombre de notre société. Le point de vue de Céline Roux sur La France invisible, ouvrage publié sous la direction de Stéphane Beaud, Joseph Confavreux et Jade Lindgaard, aux Editions La Découverte, Paris, 2006.
le 13 décembre 2006

Famille et inégalités sociales
Les familles ne sont pas dans un état d’apesanteur sociale. Elles subissent des inégalités. Et elles participent aussi à leur construction ou à leur maintien. Clotilde Lemarchant, sociologue à l’Université de Caen, nous livre son analyse (Article extrait des Cahiers français, n° 322, pp. 39-45).
le 9 novembre 2006

Un ouvrage inégal : L’État des inégalités en France
L’Observatoire des inégalités vient de publier "L’état des inégalités en France 2007". L’ouvrage reste... inégal, le point de vue de Pierre Boisard, CNRS, rapporteur au Conseil de l’emploi des revenus et de la cohésion sociale (Cerc).
le 7 novembre 2006

A qui sert l’égalité des chances ?
L’utilisation du concept d’"égalité des chances" est destiné à éviter de mener une réflexion plus globale sur les inégalités dans le fonctionnement de notre société. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités (extrait d’Alternatives Economiques).
le 10 octobre 2006

Cinq priorités pour réduire les inégalités
Rendre la société plus juste passe par des mesures concrètes en faveur de l’égalité des chances et des hiérarchies moins pesantes. Les propositions de Louis Maurin.
le 26 juillet 2006

"Ne pas faire l’impasse sur les inégalités sociales", entretien avec Gwenaële Calvès, professeur de droit
Pour Gwenaële Calvès, professeur de droit à l’université de Cergy-Pontoise, la polarisation actuelle sur les discriminations conduit à faire l’impasse sur la question des inégalités socio-économiques ou territoriales. Extrait du magazine Alternatives Economiques.
le 14 juin 2006

La France vue d’en haut
Vue d’en haut, la France n’a pas grand chose à voir avec ce qu’elle vit en réalité. Ce décalage attise le ressentiment social. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, extrait du mensuel Alternatives Economiques.
le 8 juin 2006

Revoir la mise en oeuvre des politiques de ZEP, entretien avec Marie Duru-Bellat, professeure des universités à l’Université de Bourgogne et chercheure à l’IREDU de Dijon
Marie Duru-Bellat, professeure des universités à l’Université de Bourgogne et chercheure à l’IREDU de Dijon, s’interroge sur les modalités de mise en oeuvre des politiques de ZEP plutôt que de les condamner. Entretien extrait de (fenêtres sur cours) l’hebdomadaire du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et Pegc.
le 17 mai 2006

Emploi : peut-on concilier sécurité et flexibilité ?
La flexibilité dans le monde du travail semble être de plus en plus d’actualité. Peut-on faire en sorte qu’elle n’entraîne pas forcément une insécurité sociale ? Un point de vue de Denis Clerc, extrait du magazine Alternatives économiques.
le 3 mai 2006

"Inégalités : la grande hypocrisie française". Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités
Pour comprendre les inégalités, il faut en observer toutes les facettes. Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Par Charlotte Laurent-Atthalin. Extrait de FGTE Magazine.
le 20 avril 2006

"L’allongement des scolarités a conduit à une nouvelle stratification de la société", entretien avec Emmanuel Todd, historien et démographe
Pour Emmanuel Todd, historien et démographe, l’allongement de la scolarité délimite de nouvelles fractures au sein de la société. Propos recueillis par Louis Maurin.
le 26 janvier 2006

Egalité des chances : les faux-semblants de la lutte contre l’échec scolaire
Le gouvernement affiche la volonté de combattre l’échec scolaire. Mais se trompe de cible. Une analyse de Louis Maurin...
le 11 janvier 2006

Quartiers en friche, quartiers en chiffres
Les émeutes dans de nombreux quartiers des banlieues françaises incitent à agir et juger dans l’urgence. Le rappel de quelques indicateurs sur la population de ces quartiers permet de mieux comprendre comment on en est arrivé là. Un point de vue de Pierre Billion, sociologue, membre de l’Observatoire des inégalités.
le 7 novembre 2005

Le destin des générations, structure sociale et cohortes en France au XX siècle

le 27 septembre 2005

La destabilisation des classes moyennes
Les "classes moyennes" : on en parle beaucoup, mais les connaît-on vraiment ? Louis Chauvel, sociologue à l’IEP de Paris, s’attache à en clarifier les composantes en interrogeant spécifiquement leur rapport à l’école, et précise ainsi leur situation au regard des autres groupes sociaux.
le 14 septembre 2005

La société paritaire est encore très loin !
Parce qu’ils ne tiennent pas compte de la nature des emplois qu’occupent majoritairement les femmes, les thermomètres et autres labels actuels de l’équité au travail ne permettront pas d’établir une véritable politique d’égalité professionnelle. L’analyse de l’économiste Florence Jany-Catrice.
le 8 mars 2005

Recherche sur les homicides : auteurs et victimes
Telle que la pratique Laurent Mucchielli, historien et sociologue, chargé de recherches au CNRS et directeur du CESDIP, l’analyse sociologique de la criminalité et de la délinquance ouvre un angle de réflexion tout à fait essentiel sur les inégalités sociales.
le 19 janvier 2005

Les classes moyennes n’ont plus les moyens
Pour aider les catégories aisées, on les re-baptise désormais « classes moyennes ». L’écart entre les discours et la pratique du gouvernement accroît les inégalités et ruine notre démocratie. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, extrait du journal Libération.
le 5 janvier 2005

Qui est riche, qui est pauvre ?
Un ménage sur deux a moins de 1 800 euros par mois de revenus. La France moyenne est très éloignée de l’image qu’en donnent les médias. Dans un article extrait du magazine Alternatives Economiques, Louis Maurin analyse les revenus des Français.
le 17 novembre 2004

Les catégories sociales des étrangers
46 % des étrangers actifs sont ouvriers, contre 25 % des Français de naissance...
le 7 novembre 2004

Santé : les lois de l’inégalité
Pour la première fois depuis 1902 la France a adopté une loi de santé publique. Mais la question des inégalités, qu’elles soient de santé ou sociales, n’occupe qu’une place marginale. Par Didier Fassin, médecin et anthropologue.
le 21 mars 2004

Les nouvelles inégalités
Jean Bensaïd, Daniel Cohen, Éric Maurin et Olivier Mongin s’interrogent sur les nouvelles formes que prennent les inégalités.
le 18 février 2004

Faut-il des discriminations positives ?
Quand le mérite sanctionne des privilèges plus que l’effort personnel, l’idée de discrimination positive est renforcée.
le 30 janvier 2004

Le publicitaire, observateur des inégalités
Les publicitaires connaissent bien la société française. Ce qu’ils disent est cruel de vérité.
le 24 octobre 2003

Les oubliés des congés
En 1999, plus de 23 millions de Français (près de 40 % de la population) n’ont pas pris le chemin des vacances.
le 22 octobre 2003