L’Observatoire des inégalités, le Compas et la Gazette lancent une nouvelle application qui permet de tester le niveau des revenus et des inégalités dans chaque commune de France sur www.comparateur-territoires.fr.
L’Observatoire des inégalités, le Compas et la Gazette lancent une nouvelle application qui permet de tester le niveau des revenus et des inégalités dans chaque commune de France sur www.comparateur-territoires.fr.
La montée des inégalités constitue une menace grave pour notre société. Soutenir l’Observatoire des inégalités, c’est aider tous les acteurs qui luttent contre la dégradation de la situation sociale à disposer de moyens d’information de qualité.
L’Observatoire des inégalités lance son espace dédié aux jeunes, avec des fiches thématiques, des vidéos, une nouvelle et plein de choses à venir.



Pauvreté et inégalités frappent de façon très variable les territoires, comme l’indiquent un grand nombre d’études réalisées par les délégations régionales de l’Insee. Des documents peu médiatisés, mais qui apportent souvent un éclairage inédit. Le panorama est dressé par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités et consultant au Compas. Extrait du Centre d’observation de la société.
L’exposition « Jeunesse pour l’égalité » proposée par l’Observatoire des inégalités, c’est 16 panneaux grand format qui présentent un panorama large des inégalités en France et dans le monde dans un langage simple.
Les filles et les garçons ne sont pas représentés à part égale dans la littérature et dans les films pour les enfants. Un tour d’horizon parmi les héros et héroïnes permet de mieux comprendre comment les stéréotypes se construisent. Par Nina Schmidt de l’Observatoire des inégalités.
Un certain nombre de salariés bénéficient d’avantages de la part de leur employeur. Privilèges ou amélioration de la condition salariale ? Le débat est ultra-sensible et se focaliser sur les privilèges constitue une façon de détourner le débat sur les inégalités de salaires. Une tentative d’éclaircissement par Valérie Schneider de l’Observatoire des inégalités.
Il y a un demi-siècle, 45 % des enfants de cadres obtenaient le baccalauréat, contre seulement 5 % des enfants d’ouvriers. Désormais, 90 % des enfants de cadres l’obtiennent, contre 45 % des enfants d’ouvriers. Pierre Mercklé, sociologue, analyse les différents instruments de mesure de l’égalité des chances à l’école.
« La Tribune sur les inégalités sociales de santé », plateforme numérique francophone, propose sur son site une base de données destinées aux professionnels de santé, intervenants, enseignants et étudiants, ainsi qu’à toute personne intéressée par ces questions.
Cette base regroupe quatre thématiques, chacune présentée sous forme de Power Point. La première thématique « Inégalités sociales de santé » propose les définitions du concept selon les époques et les régions du monde, illustrées par des données sur le taux de mortalité selon l’âge et le sexe par exemple. Le deuxième thème « Déterminants sociaux de la santé » s’attarde sur les facteurs qui creusent les écarts en matière de santé : de la position sociale aux conditions de vie (logement, transport, alimentation…) en passant par l’emploi, les revenus et l’éducation. Les deux derniers axes « Stratégies pour réduire les inégalités sociales de santé » et « Politiques publiques favorables à l’équité » proposent des pistes pour agir sur les déterminants sociaux (conditions de vie, milieux et habitudes de vie, système de santé…) pour renforcer la lutte contre l’exclusion et pour une meilleure équité entre citoyens.
NS
900 millions d’habitants de la région Asie-Pacifique n’ont pas accès à l’eau courante à domicile en 2010, soit un peu plus de 65 % de la population, selon une étude « Asian Water Development Outlook 2013 » (en anglais) de la Banque asiatique de développement (BAsD). Malgré de gros progrès en la matière et une forte croissance économique, cette région du monde est encore loin d’offrir le minimum sanitaire à ses habitants.
Même si 23 % de la population de l’Asie du Sud a pu accéder à l’eau courante au cours de la période 1990-2010, la situation reste préoccupante dans cette région et dans le Pacifique où seulement respectivement 23 et 21 % de la population dispose d’eau à domicile, donc d’assainissement ou de toilettes. Les habitants pauvres des zones rurales et des petites villes en plein essor sont les plus concernés par cette inégalité d’accès à l’eau.
Les auteurs de l’étude soulignent que cette situation, malgré le fort développement économique de l’Asie, est principalement due à une mauvaise gestion et un manque d’investissements dans les infrastructures liées à l’eau potable et à l’assainissement.
VS
Les mères consacrent une heure et demie par jour à s’occuper de leurs enfants contre quarante quatre minutes pour les pères, soit deux fois plus de temps, selon une étude de la Drees Le temps consacré aux activités parentales (mai 2013, données 2010).
C’est dans le domaine des soins aux enfants que les mères passent le plus de temps quotidiennement (53 minutes) alors que les pères y consacrent 20 minutes, soit près de trois fois moins de temps. Viennent ensuite les déplacements de l’enfant : 19 minutes contre 10 minutes pour les pères, soit deux fois moins que les mères. La sociabilité et les loisirs de l’enfant occupent 13 minutes du temps quotidien des mères contre 11 minutes pour les pères, qui consacrent aussi deux fois moins de temps que les mères à l’aide aux devoirs.
Le temps dédié aux enfants est inégalement réparti entre les mères et les pères, tout comme le partage des tâches domestiques pour lesquelles les femmes consacrent aussi deux fois plus de leur temps que les hommes (voir notre article La répartition des tâches domestiques).
VS
L’Indice de développement humain (IDH) a augmenté pour une grande partie des pays du monde au cours de ces dernières années, passant de 0,66 en 2005 à 0,69 en 2012, selon le rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Mais si l’on observe de plus près chacun des trois indicateurs qui composent l’IDH (espérance de vie, durée moyenne de scolarisation et revenus), de fortes disparités apparaissent entre groupes de pays. Le revenu national brut moyen par habitant dans les pays à IDH élevé tels que certains pays d’Europe de l’Est (Roumanie, Bulgarie…) et d’Amérique latine (Brésil, Pérou…) égal à 11 501 dollars, est plus de 20 fois supérieur à celui des pays à faible IDH (la grande majorité des pays d’Afrique subsaharienne) où il est égal à 1 633 dollars. L’espérance de vie dans les pays à IDH très élevé est de 80,1 ans contre 59,1 ans pour les pays à faible IDH. De même, la durée de scolarisation chez les adultes de plus de 25 ans dans les pays à IDH très élevé (11,5 ans) est un tiers plus élevée que dans les pays à IDH faible (4,2 ans).
S’il note le recul des inégalités en matière de santé et d’éducation dans le monde, ce rapport souligne en revanche l’augmentation des inégalités de revenus, mais fait le constat d’un rééquilibrage profond de la puissance économique mondiale : aujourd’hui, les pays du Sud dans leur ensemble fournissent près de la moitié de la production mondiale, contre un tiers en 1990.
Ce rééquilibrage s’accompagne d’une réduction de la pauvreté. Le premier objectif du Millénaire pour le développement de réduire de moitié le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour a été atteint trois ans avant la date prévue, en 2015. C’est une excellente nouvelle mais cela ne doit pas faire oublier l’augmentation en parallèle, de la pauvreté multidimensionnelle, qui se mesure par le nombre et l’intensité des privations dans le domaine de l’éducation, de la santé et du niveau de vie.La raison principale de cette baisse est que certains des pays les plus peuplés ont réduit de manière drastique la proportion de leurs habitants à très faibles revenus : de 17,2 % en 1990 à 6,1 % en 2009 au Brésil ; de 60,2 % en 1990 à 13,1 % en 2008 en Chine et de 49,4 % en 1983 à 32,7 % en 2010 en Inde.
NS
Avec un taux de pauvreté de 12,4 % en 2010 (au seuil de 60 % du revenu médian) – soit 315 000 personnes concernées -, la région Centre se situe au cinquième rang des régions françaises où la pauvreté est la plus faible, selon une étude de l’Insee Centre « En région Centre la pauvreté est moindre qu’en France et en Europe, mais en progression depuis 2008 » (mai 2013). Depuis 2008, avec les premiers effets de la crise économique, la pauvreté s’est élevée de 11,2 % à 12,4 %, une hausse semblable à celle observée au niveau national.
Les habitants de cette région les plus touchés, et dont la pauvreté a connu une augmentation depuis 2008, sont les familles monoparentales (31,2 % en 2010 contre 29 % en 2008), les couples avec enfants (11 % en 2010 contre 9,5 % en 2008), notamment ceux avec plus de trois enfants. Le taux de pauvreté s’élève à 16,5 % en 2010 chez les personnes seules. 17,3 % de la population pauvre a entre 20 et 24 ans (données 2010), contre 15,4 % en 2008. Le taux est de 10,8 % pour les 30-64 ans (9,8 % en 2008).
Le taux de pauvreté atteint 14,2 % dans le Cher et 14,7 % dans l’Indre, contre 11,3 % en Eure-et-Loir. Les communes urbaines les plus grandes ne sont pas épargnées : la pauvreté y atteint 15 %. Et les quartiers de la politique de la ville les plus pauvres de la région sont parmi les plus pauvres de France, indique une étude complémentaire (« Des quartiers prioritaires très précaires au sein d’une région Centre plus préservée », Insee Centre, mai 2013).
VS
Les inégalités de revenus et la pauvreté se sont aggravées entre 2007 et 2010, avec la crise économique mondiale, selon l’étude de l’OCDE « La crise amoindrit les revenus et retentit sur les inégalités et la pauvreté » (mai 2013). Les inégalités de revenus mesurées par le coefficient de Gini (0 veut dire que tout le monde a le même revenu, 1 qu’une seule personne possède tout le revenu), varient en 2010 de 0,25 au Danemark à 0,5 au Mexique (moyenne OCDE : 0,30). Elles se sont creusées depuis le début de la crise économique, notamment en Espagne, pays très touché par le chômage, où le coefficient de Gini est passé de 0,31 en 2007 à 0,34 en 2010. Cet indicateur s’est aussi détérioré, mais dans une moindre mesure, dans des pays comme la France (0,29 à 0,30), la Suède (0,26 à 0,27) ou la Grèce (0,33 à 0,34). Il s’est au contraire amélioré au Portugal (0,36 à 0,34), en Allemagne (0,29 à 0,28) ou a stagné comme au Royaume-Uni (0,34) ou aux Etats-Unis (0,38).
Si l’on considère les revenus moyens des 10 % les plus riches et celui des 10 % les plus pauvres, les premiers ont un revenu 5,3 fois supérieur aux seconds au Danemark et 28,5 fois supérieur au Mexique en 2010 (moyenne OCDE : 9,4). Entre 2007 et 2010, cet écart a fortement progressé en Espagne : en 2007, les Espagnols les 10 % les plus riches avaient un revenu neuf fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres, ce rapport est de treize en 2010. La France n’est pas en reste : cet écart est passé de 6,8 en 2008 à 7,2 en 2010. Le Portugal et l’Islande sont les rares pays où ce rapport a diminué au cours de cette période.
L’OCDE souligne que les inégalités de revenus se sont aggravées plus vite entre 2007 et 2010 qu’au cours des douze dernières années. Les personnes les plus vulnérables (chômeurs, jeunes) sont les plus touchées par ce creusement. Depuis 2010, la situation économique mondiale dans les pays riches s’est encore détériorée et il est très probable que les inégalités aient continué à s’accroître.
VS
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Favorable à la diffusion des données, l’Observatoire des inégalités autorise la reproduction des textes et données dont il est l’auteur à trois conditions : un accès libre et gratuit, une autorisation écrite, et la mention « article repris du site de l’Observatoire des inégalités », avec un lien renvoyant vers l’article. Toute reprise d’articles à usage de publications payantes (livres, magazines, manuels scolaires, etc.) fait l’objet de droits de reproduction.
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Espace Jeunes - Inégalités et discriminations
http://www.jeunes.inegalites/
Un espace dédié aux jeunes sur les inégalités sociales et les discriminations créé par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.
Objectifs : Informer sans enfermer le jeune public à la problématique des inégalités, susciter l’engagement citoyen, par le biais de fiches thématiques, de vidéos, d’une nouvelle.
Observatoire européen des inégalités
http://inequalitywatch.eu/
Premier réseau européen indépendant d’information sur les inégalités créé par l’Observatoire des inégalités en partenariat avec des associations et des centres de recherche européens.
Objectif : Proposer à l’ensemble des citoyens européens les publications les plus pertinentes sur le thème des inégalités en Europe. Connaître et comprendre l’évolution des inégalités, les mécanismes qui sont à l’origine de leur augmentation ou de leur réduction, et leurs conséquences au sein de chaque pays européen et entre eux.
Inégalités et discriminations
http://www.discriminations.inegalites.fr/
Une plate forme d’études sur les discriminations créée par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.
Objectifs : Recense les études récentes et rigoureuses sur la mesure des discriminations, Sans réduire leur importance, l’objectif est aussi de rappeler que l’intérêt qui est porté aux discriminations ne doit pas occulter le mécanisme des inégalités sociales.
Observatoire des inégalités territoriales
http://www.inegalitesterritoriales.fr/
Où en sont les inégalités dans votre commune, votre département ou votre région ? Un outil comparatif créé par l’Observatoire des inégalités et la société Compas-Tis, spécialisée dans l’analyse des données locales.
Objectif : Emplois, revenus, niveau d’éducation… Les moyennes nationales cachent souvent des écarts considérables entre les territoires. Cet outil permet d’accéder à un ensemble d’indicateurs sur l’ensemble des communes, des départements et des régions de France.
L’Observatoire des inégalités est un organisme indépendant d’information et d’analyse sur les inégalités. Il est situé à Tours et dispose d’une antenne en région parisienne. Outre l’équipe permanente, il s’appuie sur un réseau de citoyens sensibilisés par la question des inégalités. L’Observatoire des inégalités dispose par ailleurs d’un conseil scientifique composé d’économistes, de philosophes, de sociologues et de juristes. Voir l’équipe
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