Analyses - Entretiens

« Inégalités entre les générations : la France n’est pas un modèle à suivre », entretien avec Louis Chauvel
le 29 avril 2010

La France est l’un des pays d’Europe où les inégalités entre générations sont les plus visibles. Les plus jeunes y sont confrontés à de graves difficultés d’intégration. Entretien avec Louis Chauvel , professeur à l’Institut d’études politiques de Paris. Extrait du hors-série « Générations » du magazine Alternatives Economiques.



L’évolution des inégalités intergénérationnelles que l’on observe en France est-elle l’expression locale d’une dynamique commune à l’ensemble des pays développés ?

La comparaison internationale montre deux choses. D’une part, tous les pays sont peu ou prou porteurs d’inégalités entre cohortes [1] de naissance : certaines ont eu la chance de devenir adultes dans une période d’expansion, d’autres au contraire dans une période de crise, expérience dont elles portent ensuite les conséquences au long de la vie.

Taux de chômage des moins de 25 ans, de 1983 à 2009

D’autre part, la France est au nombre des pays où les inégalités entre générations sont les plus visibles. D’une façon générale, nous partageons avec l’Espagne, l’Italie et la Grèce (l’Europe du Sud, méditerranéenne) un profond problème de soutenabilité générationnelle [2] de notre modèle social, c’est-à-dire une difficulté à assurer aux nouvelles générations un statut et une protection sociale aussi favorables que ceux de leurs aînés. Même si la démographie française est plus stable et implique un défi moindre pour les retraites, nous avons en commun avec ces pays, et ce depuis trois décennies, une pratique d’intégration des jeunes véritablement détestable. De même, nous tolérons un taux de chômage des jeunes incompatible avec une ambition de bonne socialisation. Le risque est que ces jeunes gardent longtemps la cicatrice de cette mauvaise entrée dans la vie et qu’ils ne puissent jamais vraiment rattraper leur retard.

Niveau de salaire relatif de différentes classes d’âge en 2005

Quelles sont les difficultés communes que rencontrent les nouvelles générations dans les pays développés ?

L’explosion du coût du logement au cours des deux dernières décennies est un phénomène presque universel. L’intensité en a varié, car elle a été plus forte, toutes choses égales par ailleurs, dans les pays où les prêts hypothécaires ont alimenté une spirale de spéculation, mais aussi dans ceux où la construction de logements neufs a été limitée : les pays où le contrôle des surfaces bâties est plus conservateur, qui incitent à la construction individuelle plus qu’au développement de projets collectifs, les zones à fortes densités urbaines, etc.

De ce point de vue, la France s’est trouvée dans une situation plutôt moins mauvaise que la moyenne, car c’est un pays peu dense, où les banques sont restées relativement prudentes pour les prêts hypothécaires. Mais ce mieux-être des nouvelles générations françaises sur le logement demeure très relatif : la quasi-stagnation du salaire des jeunes en trente ans et la multiplication par trois du prix du logement dans un quartier donné sont de toutes les façons une très mauvaise nouvelle pour ceux qui n’ont pas acheté avant 1995. Et du pain béni pour les autres ! Mais, au-delà de cette trame commune, de grandes différences sont repérables.

Quelles sont ces différences ? Sont-elles caractéristiques de modèles d’organisation des rapports entre générations ?

Il est intéressant de suivre la typologie de Gøsta Esping-Andersen [3] en matière d’Etats-providence, car cela dépasse très largement le cadre technique de la protection sociale et recouvre l’ensemble des aspects de la répartition des ressources, marchandes ou non, des statuts, ainsi que des contextes de développement du bien-être. Cécile Van de Velde [4] a montré toute la richesse de cette analyse. Il convient ainsi de distinguer quatre principaux types d’organisation des régimes de welfare [5].

Le premier, libéral, est celui des pays de langue anglaise ; il est fondé sur la centralité du marché comme institution idéale de répartition du welfare. La concurrence marchande y connaît moins de limites qu’ailleurs et les inégalités économiques y sont poussées à l’extrême. Mais, du même coup, quelle que soit l’année de naissance, tous font face au même système social. Dans ce système, les jeunes entrent tôt dans le monde du travail, souvent en suivant simultanément des études ou avec le projet d’y revenir. Le travail commence en moyenne vers l’âge de 18 ans - soit trois ans plus tôt qu’en France -, à des niveaux de salaires très bas, mais rapidement croissants, de sorte qu’à 30 ans, ils ne sont qu’à 10 points des niveaux de salaires des quadragénaires, contre 20 points en France. La contrepartie est que le revenu salarial relatif décline dès l’âge de 50 ans. Ce « type » n’est certainement pas un modèle attractif, mais il présente l’avantage indéniable de faire leur place aux jeunes.

A l’opposé, nous trouvons le modèle nordique, dont la logique est à peu près antinomique. La référence centrale n’est pas le marché, mais le bien commun, public, qui doit être le mieux partagé possible entre les contemporains, mais aussi avec les générations futures. Un progrès social qui ne serait à l’évidence pas durable (comme un lourd endettement de consommation ou de fonctionnement et non d’investissement, par exemple) y serait illégitime. Ce sont des sociétés très égalitaires marquées par une volonté de formation de haut niveau de l’ensemble de la population tout au long de la vie. D’une façon générale, les réponses des politiques publiques aux risques de chômage des jeunes y sont très vives : elles sont garantes d’un idéal de welfare fondé avant tout sur l’emploi. L’objectif est ici aussi que tout jeune trouve sa place et qu’il puisse en changer, s’il le souhaite, en retournant à l’université.

Par rapport à la France, il y a là de nombreux paradoxes : malgré le haut niveau d’éducation de la population, en Suède, dès l’âge de 17 ans, la moitié de la population a reçu un salaire au cours de l’année, alors qu’en France, il faut attendre l’âge de 20 ans pour connaître le même niveau et 23 ans en Grèce. Symétriquement, au sein de la population masculine, dès l’âge de 57 ans, la moitié des Français est hors de la sphère salariale, et il faut attendre 66 ans pour voir le même niveau de « retraite pleine » ; dans les pays nordiques, l’égalitarisme et le plein-emploi des juniors et des seniors est une cible centrale du développement.

Evidemment, dans ces pays, les conditions de travail, notamment pour les seniors, sont au centre des débats. Comme l’intégration dans le travail de toutes les classes d’âge est un objectif central, les jeunes ne sont pas dévalorisés dans la sphère du travail ; ils sont au contraire massivement présents dans les syndicats et les partis politiques. Il arrive que les inégalités intergénérationnelles apparaissent dans le débat politique, en particulier en cas de récession, quand le chômage des jeunes augmente, mais elles sont toujours considérées comme un problème social qui doit être publiquement débattu et qui doit trouver une solution collective, quelle qu’elle soit.

L’aspect qui rapproche les deux modèles, « libéral » et « social-démocrate », c’est la centralité du travail dans l’acquisition de l’autonomie et d’un statut pour les jeunes.

Et la France, à quel modèle appartient-elle ?

Les autres modèles relèvent de deux types. Tout d’abord, le type « bismarckien » [6], typique des régimes par cotisation, fondés sur des assurances publiques ou sociales obligatoires, spécifiques à différents secteurs d’activité. Ensuite, le type « familialiste » : celui-ci dérive du précédent, mais il s’est construit dans le cadre d’une industrialisation tardive qui n’a pas réduit la force des solidarités familiales, locales, voire religieuses, d’anciens régimes. On présente le plus souvent le modèle bismarckien comme typique de la France et de l’Allemagne, alors que le régime familialiste caractérise les autres pays d’Europe méditerranéenne.

Dans les deux cas, les jeunes sont bien intégrés en cas d’expansion économique, car ils trouvent une place et reçoivent des promesses d’avenir (de salaire, de protection sociale, de retraite, etc.) que la croissance permettra d’honorer. En revanche, en cas de récession, un problème majeur apparaît : une polarisation violente entre les insiders, ceux qui sont déjà intégrés dans le monde du travail, et les autres, « outsidérisés » : des populations plus fragiles, moins centrales, moins protégées, à l’écart des syndicats et de la politique, telles que les immigrés, les femmes, les jeunes.

Du point de vue des inégalités entre générations, l’homogénéité des réponses du modèle bismarckien est loin d’être totale : l’Allemagne a fait le choix d’intégrer ses jeunes, dans un contexte de moindre chômage, mais semble avoir sacrifié l’emploi des femmes, plus qu’en France. Au cours des trente dernières années, la France, en revanche, a fait le même choix que les pays du Sud du point de vue de sa jeunesse : chômage des jeunes massif, marginalisation économique, développement - à côté d’un secteur éducatif d’excellence spécialisé - d’une université paupérisée, low cost, préparant mal à l’entrée dans la vie professionnelle, déclin rapide de la valeur des titres scolaires et universitaires (en particulier entre bac et bac + 2), extension chez les trentenaires - voire au-delà - d’une dépendance familiale croissante.

Répartition des représentants des chambres basses par âge, de 2005 à 2008, selon les pays

En France et en Italie, ce phénomène est déjà ancien et met en évidence une profonde fracture entre une population salariée, qui a fait son entrée dans le monde du travail avant 1975 ou 1980, et les autres. D’où un contraste extrêmement visible entre les premiers nés du baby-boom qui ont fait leur place, et ceux nés après 1960 qui voient s’accumuler les difficultés. En Espagne, on observe le même phénomène mais avec cinq ou dix ans de décalage : à la génération Movida qui a 20 ans en 1975 succède une génération de Mileuristas, des trentenaires vieillissants, nettement plus diplômés que leurs parents mais ne disposant que d’emplois précaires et sous-rémunérés, à hauteur de 1 000 euros par mois, ce qui ne permet pas de se loger dans les grandes villes.

Il en résulte une marginalisation d’une jeunesse de moins en moins jeune, qui conserve durablement les séquelles de ses échecs lors de l’entrée dans la vie, dans un contexte de baisse massive de la fécondité dans les pays méditerranéens, vis-à-vis de quoi la situation française fait exception. La gratuité de l’école, dès la maternelle, la protection sociale associée à l’enfance, la meilleure intégration des femmes et des mères dans l’emploi en France (relativement aux pays du sud de l’Europe, bien sûr) sont autant de facteurs qui expliquent la bonne tenue de la fécondité française. Mais elle s’explique aussi par le fait que, dans l’Hexagone, les trentenaires continuent de se donner un avenir par la sphère privée plus que par le travail ou l’investissement dans la sphère publique et politique.

Le vieillissement du personnel politique français est-il un cas isolé en Europe ?

L’exception française, c’est aussi le fait de vivre depuis trente ans avec le même personnel politique, dont le noyau est à peu près inamovible depuis son élection dans les années 1980. En 1981, pour un député de plus de 60 ans, on comptait un député de moins de 40 ans ; en 2007, le rapport est passé à 1 à 9 en faveur des seniors. En France, l’analyse générationnelle de la population des députés est exemplaire du fait que le jeunisme des années 1980 a pour résultat, trente ans plus tard, un déséquilibre radical au détriment des jeunes, avec une pyramide des âges qui n’a pas d’équivalent dans le monde. Les moins de 45 ans représentaient ainsi 53% des députés en 1981 et 26% en 2007. L’Hexagone demeure aujourd’hui le pays où la génération magnifiquement socialisée à la politique en 1968 n’a rien fait pour faire une place aux suivantes, et s’apprête donc à laisser le pouvoir sans aucune organisation de sa succession.

Le désenchantement de la gauche, à partir de la fin des années 1980, semble avoir suscité le retrait des nouvelles générations de jeunes qui, depuis, n’ont jamais rattrapé l’écart avec les générations nées dix ou quinze ans plus tôt. De ce point de vue, ce qui tempère la morosité socio-économique de l’Espagne, c’est bien au contraire un renouvellement des élites politiques liées à une parité de genre et de génération. Alors qu’en France, l’absence de renouvellement réduit d’autant les possibilités de débat sur les nécessaires adaptations de notre régime d’Etat-providence : est-ce un hasard si les générations économiquement sacrifiées sont en même temps marginalisées politiquement ? Cela n’est pas sans danger pour l’avenir de la démocratie.

Propos recueillis par Thierry Pech.

Louis Chauvel, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris.

Extrait du magazine Alternatives Economiques, hors-série n° 085 - avril 2010. Les notes explicatives sont de la rédaction de l’Observatoire des inégalités.



[1Tous les individus nés une même année.

[2Capacité de notre système social à perdurer au fil des générations.

[3Sociologue danois spécialiste de la comparaison internationale des systèmes de protection sociale.

[4Sociologue spécialiste de l’insertion des jeunes en Europe.

[5Ensemble des dispositifs collectifs de protection sociale.

[6Du nom du chancelier allemand qui dans les années 1870 construisit les premiers systèmes de retraite et d’assurance maladie allemand.





Articles sur le même thème :

le 11 avril 2013
« La mobilité sociale est en panne », entretien avec Camille Peugny, sociologue, maître de conférences à l’université de Paris 8

« La mobilité sociale est en panne », entretien avec Camille Peugny, sociologue, maître de conférences à l’université de Paris 8. Auteur de « Le destin au berceau. Inégalités et reproduction sociale », ed. Seuil-République des idées, 2013.

le 8 avril 2013
Journées de formation : « Comprendre les inégalités »

Journée de formation proposée par l’Observatoire des inégalités le mardi 11 juin 2013 (Paris 11e). Utilisez votre droit à la formation pour y assister.

le 13 février 2013
Fonctionnaires : le mépris salarial continue

Depuis 2010, les fonctionnaires n’auront eu aucune augmentation générale. Le statut protecteur de la fonction publique justifie-t-il un tel mépris salarial ? Le point de vue de Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités.

le 16 janvier 2013
www.jeunes.inegalites.fr : un nouvel espace pour les jeunes

L’Observatoire des inégalités lance son espace dédié aux jeunes, avec des fiches thématiques, des vidéos, une nouvelle et plein de choses à venir.

le 5 janvier 2013
Concours de clips vidéo prix « Jeunesse pour l’égalité »

Le prix « Jeunesse pour l’égalité » est terminé ! Nous avons reçu 57 films : pour une première, c’est un succès ! Découvrez les lauréats.

le 20 décembre 2012
La crise pointe la fragilisation de la jeunesse et le creusement des inégalités. Entretien avec Francine Labadie, de l’Injep.

Le premier rapport biennal de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire en tant qu’Observatoire de la jeunesse et des politiques de jeunesse Inégalités entre jeunes sur fond de crise pointe la fragilisation accrue de la jeunesse et le creusement des inégalités au sein de cette population.

le 27 novembre 2012
Les inégalités dans la crise : « insiders » contre « outsiders » ?

Dans le privé comme dans le public, il existe de fortes disparités entre les salariés en contrat à durée indéterminée et ceux en emploi précaire. Une dualité qui s’est aggravée avec la crise. Le point de vue de Jérôme Gautié, professeur d’économie. Extrait du hors-série poche Alternatives Économiques « Les inégalités en France ».

le 20 novembre 2012
La situation des zones urbaines sensibles

Des écarts énormes existent entre les Zones urbaines sensibles et le reste du territoire des agglomérations où elles se situent. La situation de l’emploi y est particulièrement difficile. Les niveaux de vie de ces quartiers sont très inférieurs à la moyenne. Le tour de la question par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du Centre d’observation de la société.

le 28 août 2012
« Les inégalités en France 2012 » : tout savoir sur les inégalités

Le magazine Alternatives Economiques publie « Les inégalités en France », un hors-série qui se fonde sur le travail réalisé depuis bientôt dix ans par l’Observatoire des inégalités. Un document indispensable pour avoir sous la main les chiffres essentiels et les analyses des meilleurs experts du sujet. Quelques extraits en avant première.

le 19 mai 2012
Inégalités : les dix dossiers du président de la République

L’élection présidentielle est l’occasion d’établir une feuille de route pour l’avenir. Les inégalités figurent en tête des priorités des Français. Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités, présente les dix principaux dossiers qui sont sur la table du nouveau chef de l’État.

le 18 mai 2012
Les assistés de la France d’en haut sont-ils « intouchables » ?

Les plus favorisés sont aussi assistés que les autres. La leçon d’assistanat donnée à la France d’en-bas est moralement inacceptable et politiquement risquée. Un point de vue de Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

le 30 septembre 2011
Un centre pour observer la société française

Mieux comprendre la société française est indispensable, mais les éléments manquent. Pour tenter d’y voir plus clair, la société Compas, partenaire de longue date de l’Observatoire des inégalités, ouvre un Centre d’observation de la société.

le 12 septembre 2011
Les inégalités entre générations depuis le baby-boom

Il est coutume de penser que chaque génération dispose de meilleures conditions de vie que les précédentes. Qu’en est-il réellement ? Une étude de l’Insee parue dans l’Economie française permet de faire le point.

le 16 juin 2011
Les inégalités d’emploi dans la fonction publique territoriale

La précarité n’est pas l’apanage du secteur privé : l’insécurité et l’instabilité de l’emploi existent aussi dans la fonction publique. Par Valérie Schneider, de l’Observatoire des inégalités.

le 28 avril 2011
Emploi : de quoi souffrent les jeunes des quartiers en difficulté ?

Sur le marché de l’emploi, les jeunes issus des quartiers difficiles souffrent d’abord de leurs origines sociales et de la qualité du système d’enseignement, non d’une stigmatisation liée au quartier. Les explications de Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

Accueil - Nous soutenir - Qui sommes-nous ? - Nos principes - Nos partenaires - Contact - Faites nous connaitre - Crédits - RSS
Contacts

Nous ne pouvons pas répondre aux demandes individuelles de données ou d’analyses. Pour toute recherche de ce type, nous vous conseillons de vous adresser directement aux institutions productrices de données.

Toute autre demande doit nous parvenir :

Droits de reproduction

Favorable à la diffusion des données, l’Observatoire des inégalités autorise la reproduction des textes et données dont il est l’auteur à trois conditions : un accès libre et gratuit, une autorisation écrite, et la mention « article repris du site de l’Observatoire des inégalités », avec un lien renvoyant vers l’article. Toute reprise d’articles à usage de publications payantes (livres, magazines, manuels scolaires, etc.) fait l’objet de droits de reproduction.

Les textes que l’Observatoire a lui-même extraits d’autres publications appartiennent à celles-ci. Leur reprise est strictement interdite sans leur accord.

  • Site déclaré à la Cnil, n°881743.
    Ce site respecte les dispositions protectrices des droits de l’homme et des libertés fondamentales contenues dans la Convention du Conseil de l’Europe n°108 pour la protection des données à caractère personnel, la Directive communautaire n°95/46 sur la protection des données à caractère personnel et leur libre circulation ainsi que la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Il a effectué les procédures et obtenu les autorisations légales et administratives requises et notamment la déclaration relative à la mise en œuvre de traitement automatisé de données nominatives auprès de la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL). L’utilisateur est notamment informé que, conformément à l’article 27 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978, relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, il bénéficie d’un droit individuel d’accès, de modification, de rectification et de suppression des informations personnelles le concernant. Ainsi, il pourra donc demander que ces informations soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées lorsqu’elles sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l’utilisation, la communication ou la conservation est interdite. Ce droit d’accès et de rectification peut être exercé par courrier électronique à l’adresse suivante ou par courrier postal adressé à l’Observatoire des inégalités - 4 allée du Plessis - 37000 Tours - France.
Nos sites

Espace Jeunes - Inégalités et discriminations

http://www.jeunes.inegalites/
Un espace dédié aux jeunes sur les inégalités sociales et les discriminations créé par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.

Objectifs : Informer sans enfermer le jeune public à la problématique des inégalités, susciter l’engagement citoyen, par le biais de fiches thématiques, de vidéos, d’une nouvelle.


Observatoire européen des inégalités

http://inequalitywatch.eu/
Premier réseau européen indépendant d’information sur les inégalités créé par l’Observatoire des inégalités en partenariat avec des associations et des centres de recherche européens.

Objectif : Proposer à l’ensemble des citoyens européens les publications les plus pertinentes sur le thème des inégalités en Europe. Connaître et comprendre l’évolution des inégalités, les mécanismes qui sont à l’origine de leur augmentation ou de leur réduction, et leurs conséquences au sein de chaque pays européen et entre eux.


Inégalités et discriminations

http://www.discriminations.inegalites.fr/
Une plate forme d’études sur les discriminations créée par l’Observatoire des inégalités avec le soutien de l’Union européenne.

Objectifs : Recense les études récentes et rigoureuses sur la mesure des discriminations, Sans réduire leur importance, l’objectif est aussi de rappeler que l’intérêt qui est porté aux discriminations ne doit pas occulter le mécanisme des inégalités sociales.


Observatoire des inégalités territoriales

http://www.inegalitesterritoriales.fr/
Où en sont les inégalités dans votre commune, votre département ou votre région ? Un outil comparatif créé par l’Observatoire des inégalités et la société Compas-Tis, spécialisée dans l’analyse des données locales.

Objectif : Emplois, revenus, niveau d’éducation… Les moyennes nationales cachent souvent des écarts considérables entre les territoires. Cet outil permet d’accéder à un ensemble d’indicateurs sur l’ensemble des communes, des départements et des régions de France.




Présentation

  • Qui sommes-nous ?

L’Observatoire des inégalités est un organisme indépendant d’information et d’analyse sur les inégalités. Il est situé à Tours et dispose d’une antenne en région parisienne. Outre l’équipe permanente, il s’appuie sur un réseau de citoyens sensibilisés par la question des inégalités. L’Observatoire des inégalités dispose par ailleurs d’un conseil scientifique composé d’économistes, de philosophes, de sociologues et de juristes. Voir l’équipe

  • Nos principes

L’Observatoire des inégalités cherche à établir un état des lieux des inégalités le plus complet possible et à publier les analyses les plus pertinentes du phénomène. Son action n’aurait de sens s’il ne s’adressait pas au public le plus large possible, en franchissant les barrières sociales, culturelles et politiques notamment.

Indépendant de tout parti politique, syndicat ou entreprise, l’Observatoire cherche à engager le débat le plus ouvert possible entre différentes sensibilités. Il a aussi vocation à réunir des approches scientifiques de disciplines distinctes. Lire en détail

  • Nos partenaires

L’indépendance de l’Observatoire des inégalités est garantie par le soutien essentiel de donateurs privés. Nos partenaires sont aussi des organismes publics et privés qui partagent nos valeurs. Voir nos partenaires

  • Nous faire connaitre

L’Observatoire des inégalités met à votre disposition des documents d’information sur ses objectifs, ses activités, à diffuser sans modération. Voir les documents