Newsletter

Présentation

Nos publications

Nous contacter

Formation


Comprendre les inégalités
Journée de formation de l’Observatoire des inégalités le 12 octobre 2010. Cliquez ici pour vous inscrire.

Pour nous soutenir, faites en don
fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail title= Comprendre - Points de vue

Taxe carbone : la redistribution ne doit pas être sacrifiée sous couvert d’écologie
le 9 juillet 2009
La création d’une "contribution climat-énergie" pour taxer les gaz à effet de serre a été annoncée dans la droite ligne du Grenelle de l’environnement. Elle devrait voir le jour en 2011. Les pistes privilégiées conduiraient à taxer davantage les ménages modestes. Le point de vue de Noam Leandri de l’Observatoire des inégalités.

"Je souhaite que nous allions le plus loin possible sur la taxe carbone. Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail. C’est un enjeu immense". Il existe au moins un domaine sur lequel le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy se dit prêt à augmenter les impôts, c’est celui de la fiscalité environnementale, comme il l’a indiqué lundi 22 juin, devant le Congrès à Versailles.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, l’une des pistes est en effet de taxer les produits qui contiennent du carbone. Mais cette proposition risque de frapper d’abord les foyers les plus démunis.

En quoi consiste la taxe carbone ?

Cette taxe vise à rendre plus chers les produits qui ont nécessité davantage de gaz à effet de serre pour être produits, afin d’en détourner les consommateurs. Par exemple, la consommation de carburants, la coupe des arbres émettent du dioxyde de carbone (CO2) qui est le gaz à effet de serre le plus important. Ceci dit, d’autres gaz ont un effet sur le réchauffement climatique plus élevé, à l’instar du méthane qui se dégage des ordures en décomposition, dont le potentiel de réchauffement équivaut à 25 fois celui du CO2, ou du protoxyde d’azote (N2O), 300 fois plus puissant, qui se dégage des procédés chimiques de fabrication des fibres polyamides qu’on retrouve dans les habitacles des voitures et les filtres de cigarettes, ou encore des hydrofluorocarbures (HFC), 2 800 fois plus puissants, et qui servent à la réfrigération et aux aérosols.

Concrètement, parmi les pistes évoquées par les ministères de l’économie et de l’écologie dans un livre blanc (lire en ligne), figure une augmentation de la taxe sur l’essence, ou un supplément de TVA sur les produits qui participent au rejet de gaz à effet de serre tout au long de leur cycle de vie, c’est-à-dire depuis leur extraction ou leur fabrication jusqu’à leur recyclage.

Qui va payer ?

Les ménages les plus modestes consacrent une part plus importante de leurs revenus à la consommation, et notamment à l’achat, d’énergie (voir notre article). Toutes les taxes sur la consommation, comme la TVA, les frappent donc davantage si l’on rapporte le niveau de la taxe aux revenus. En effet, les ménages les plus aisés, qui épargnent plus d’un tiers de leur revenu, ne seront taxés que sur les deux tiers restants. Les ménages les plus pauvres consomment, quant à eux, tout leur revenu, qui est ainsi intégralement taxé.

En outre, une taxe supplémentaire sur le carburant est elle aussi inéquitable. Les ménages modestes consacrent à la consommation d’énergie une part de leur budget 2,5 fois plus importante que les ménages les plus aisés (voir notre article). Rappelons qu’en France, le taux d’imposition du carburant est déjà un des plus élevés d’Europe.

Les personnes qui vivent dans des milieux ruraux sans transports en commun ni de réseau de distribution du gaz de ville (moins polluant que le fioul) subiront aussi de plein fouet une hausse de ces taxes car ils ne seront pas en mesure de réduire leur consommation d’essence ou d’énergie.

Paradoxalement, le ministère des Finances vient de décider, le 11 juin 2009, d’exonérer de TVA les permis d’émission de carbone que s’échangent les industriels soumis à des quotas annuels. Ceux-ci diminuent tous les ans pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto, c’est-à-dire la réduction de 5 % des émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2012.

Quelles alternatives ?

Personne ne discute la nécessité de préserver la planète dans le temps. C’est d’ailleurs une question d’égalité entre les générations. Consommer toute la planète de façon égalitaire à un moment donné et ne rien laisser aux suivants n’aurait pas grand sens.

La question est donc de savoir si l’on peut concilier la préservation de l’environnement et la réduction des inégalités de niveaux de vie. Une taxe sur la consommation en produits carbonés pourrait s’avérer redistributive selon une proposition de trois économistes du Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement (CIRED) citée par le Centre d’analyse stratégique (lire en ligne). Emmanuel Combet, Frédéric Ghersi et Jean-Charles Hourcade démontrent qu’une taxe sur le carbone augmenterait avec le niveau des revenus si l’on déduisait pour chaque ménage un montant fixe équivalent à la contribution moyenne. Ainsi un ménage modeste qui payerait par exemple 10 euros en recevrait 50, tandis qu’un ménage aisé payerait 100 euros et recevrait lui aussi 50. Dans le premier cas, l’opération est bénéfique, le ménage modeste reçoit 40 euros. Dans l’autre, le coût est de 60 euros. Toutefois, le produit de cette taxe serait nul pour l’Etat puisqu’il redistribue tout ce qu’il perçoit.

D’autres solutions existent. Plutôt que de taxer davantage l’essence, on pourrait supprimer les niches fiscales sur d’autres carburants : la taxe intérieure sur les produits pétroliers est plus basse sur le diesel (42,84 €/hl) que sur l’essence sans plomb (60,69 €/hl), sans compter que les transporteurs routiers bénéficient d’une ristourne sur le diesel et que le diesel qu’on appelle fioul domestique est très faiblement taxé (5,66 € /hl). Enfin, comble de l’ironie pour un secteur éminemment polluant, le kérosène des avions est exonéré...

Plus généralement, les entreprises doivent, elles aussi, être mises à contribution. Les politiques fiscales des dernières années ont pour l’essentiel contribué à alléger la charge des entreprises au détriment des ménages. Par exemple, la CSG payée par les salariés a servi à financer les allègements de cotisations sociales des employeurs. Le dernier exemple annoncé pour 2010 est la suppression de la taxe professionnelle jusqu’à présent payée par les entreprises aux collectivités locales.

De nombreuses options différentes seraient disponibles. On peut citer la taxation des bâtiments professionnels peu économes en énergie dans le cadre d’une nouvelle taxe professionnelle, la transformation de la vignette automobile des professionnels en contribution carbone indexée sur les émissions des véhicules, la pénalisation des entreprises qui n’ont pas de plan de déplacement d’entreprise ou qui ne prennent pas en charge une partie des abonnements aux transports en commun de leurs salariés (le chèque transport est facultatif en province).

Rappelons aussi que les producteurs d’énergies carbonées (gaz, pétrole) affichent des bénéfices records à l’instar de Total qui a enregistré 14 milliards d’euros de résultat en 2008. On pourrait légitimement les taxer davantage pour qu’ils internalisent le coût pour la planète de la consommation de leurs produits.

Au niveau européen, agir pour l’environnement pourrait consister à rétablir les droits de douane sur certains produits ce qui réduirait d’une part le transport des marchandises, grand consommateur d’énergie, d’autre part la production dans les pays qui ne se sont pas engagés à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre.

En conclusion, le système fiscal français a d’ores et déjà suffisamment perdu de ses effets redistributifs sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter une taxe sur le carbone dégressive du revenu. Plusieurs alternatives concilient la nécessité de cette contribution et le principe d’égalité devant l’impôt. L’idée d’abattement forfaitaire par foyer la rendrait plus juste. Bref, la « taxe carbone » ressemble bien à un impôt sur la consommation des ménages, destiné à compenser la baisse de la taxe professionnelle des entreprises, dissimulé sous un verni écologique.

Est-il juste de taxer la consommation ?
Pour une partie des spécialistes de la fiscalité, les taxes sur la consommation, comme la TVA ou la taxe intérieure sur les produits pétroliers ne sont pas aussi « injustes » qu’on le dit. Elles constituent des impôts proportionnels à la consommation. Si l’on pense que seule la consommation produit de l’utilité, du bien-être pour le citoyen, c’est bien l’assiette qu’il faut taxer. Tant pis pour celui qui met de l’argent de côté et qui n’en profite pas. Cette position, défendue à gauche [1], est cohérente avec une certaine idée de la vie : ce qui procure le bien-être, c’est la dépense. Ce qui est juste pour une grande part et l’argument mérite d’être pris en compte. Mais il n’est pas tout à fait suffisant. L’épargne constituée joue aussi un rôle : elle fonctionne exactement comme une assurance. Entre deux personnes de même niveau de revenu, celui qui dispose de millions d’euros de côté a assurément une meilleure situation. En outre, la taxation du revenu permet d’éviter l’accumulation d’épargne et la reproduction dans le temps des inégalités. L’épargne étant aussi une assurance au profit des générations suivantes.
LM


[1] La TVA est-elle de droite ? par Alain Lipietz dans Alternatives économiques n° 139, juin 1996




Articles sur le même thème :

Le recul de la mortalité des enfants dans le monde : de grandes inégalités entre pays
La mortalité des enfants a beaucoup baissé dans le monde. Elle reste pourtant encore élevée dans quelques régions, notamment en Afrique subsaharienne. Quelles en sont les raisons alors que les moyens de lutte sont connus et peu chers ? Une analyse de Gilles Pison, directeur d’études à l’Ined, extrait de Population & Sociétés, janvier 2010.
le 16 avril 2010

Les inégalités dans le monde expliquées aux jeunes
Un atlas illustré pour les jeunes, afin de mieux comprendre les inégalités selon les continents, les pays. L’Atlas des inégalités, un ouvrage de Stéphanie Ledu et Stéphane Frattini avec des illustrations d’Elodie Balandras et Julien Castagié, est paru aux éditions Milan jeunesse.
le 4 décembre 2009

Etat des lieux du développement humain dans le monde
Le Programme des Nations Unies pour le Développement publie son rapport mondial 2009 sur le développement humain. L’Observatoire des inégalités vous propose une synthèse des données sur les inégalités dans le monde.
le 1er octobre 2009

Mieux mesurer les inégalités mondiales
Face à la mondialisation ne faut-il pas de toute urgence penser les inégalités de façon globale et engager une mutation des instruments statistiques avec lesquels nous les appréhendons ? Le point de vue de Marie Duru-Bellat, sociologue, professeure à l’Institut d’études politiques de Paris.
le 25 août 2009

Nutrition et inégalités de santé : illustrations québécoises
Des actions de politique nutritionnelle en direction des populations les plus pauvres sont menées dans différentes régions du Québec. Mais seule une politique sociale plus large peut s’attaquer aux racines des inégalités sociales dans l’alimentation, souligne Martine Pageau du Ministère de la santé et des services sociaux du Québec. Extrait de la revue de l’Inpes La santé de l’homme.
le 16 juillet 2009

Au coeur de la crise : les inégalités
Le creusement des inégalités résulte de l’exigence d’une rentabilité excessive du capital, qui est elle-même à l’origine de la crise. Le point de vue de Jean-Luc Gaffard, directeur du département innovation et concurrence de l’OFCE. Extrait du magazine Alternatives Economiques.
le 2 juillet 2009

Les impacts de la crise sur les sans-abri aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, la crise est née du marché immobilier et l’impact de la récession sur les sans-abri peut être très élevé. En France, l’appareil statistique ne permet pas de telles évaluations. Une analyse de Julien Damon, professeur associé à Sciences-po Paris.
le 30 avril 2009

Introuvables inégalités de salaires
Les inégalités de salaires sont partout, sauf dans les statistiques de l’Insee. Mais en creusant, on les retrouve. Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
le 16 janvier 2009

Les inégalités d’accès à l’éducation s’aggravent aux Etats-Unis
Les inégalités d’accès à l’éducation se sont aggravées aux Etats-Unis. Les élèves des milieux modestes atteignent rarement les filières qui garantissent les meilleurs salaires. Extrait du magazine Alternatives internationales.
le 8 janvier 2009

"Les inégalités s’accroissent dans les pays développés", entretien avec Michael Förster, analyste à l’OCDE
A l’occasion de la parution du rapport "Croissance et inégalités" en octobre 2008 par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), nous avons interrogé un de ses auteurs Michael Förster, analyste des politiques sociales à l’OCDE.
le 13 novembre 2008

Penser les inégalités du Sud au Nord
L’étude de la pauvreté et les inégalités au Nord ne doit pas faire oublier les écarts colossaux qui existent au Sud. Il faut penser ces deux questions ensemble. Et la lutte contre ces inégalités doit être menée au niveau mondial. Un point de vue de Marie Duru-Bellat, sociologue, professeur à Sciences-po Paris.
le 12 septembre 2008

Le revenu de la "vaste majorité"
Les chercheurs Anwar Shaikh et Amr Ragab ont mis au point un nouvel instrument de mesure du bien-être, le revenu de la "vaste majorité". Il permet, selon eux, de mesurer le bien-être à l’échelle internationale avec plus de précision que le Produit Intérieur Brut. Une analyse de Cédric Rio de l’Observatoire des inégalités.
le 14 août 2008

200 millions de pauvres en plus en Inde et en Chine
Une nouvelle estimation de la Banque mondiale réévalue le nombre de pauvres en Chine et en Inde de 200 millions. Il faut demeurer prudent dans l’utilisation des données. Une analyse de Cédric Rio, de l’Observatoire des inégalités.
le 26 juin 2008

21-27 avril 2008 : semaine mondiale d’action "Education pour tous"
L’éducation dans le monde progresse mais de fortes inégalités demeurent entre les pays. Une semaine mondiale d’action à l’initiative de l’Unesco pour rappeler les objectifs à réaliser.
le 23 avril 2008

Les riches encore plus riches
Les salaires atteignent des montants impressionnants au sommet de la hiérarchie sociale. Les riches sont de plus en plus nombreux et les inégalités se creusent. Un texte de Xavier Molénat, extrait du magazine Sciences Humaines.
le 27 mars 2008

Réexaminer le rapport entre libre échange et inégalités
On ne peut plus prétendre que le libre échange n’a qu’un faible impact sur la répartition du revenu dans les pays riches. Le point de vue de Paul Krugman, Professeur d’économie à l’Université de Princeton, paru sur le site Vox, animé par le Centre for Economic Policy Research.
le 24 juillet 2007

Sortir du sous-développement : le rôle de l’apport extérieur
Malgré un fort poids des exportations et l’appel aux capitaux étrangers, les pays les moins avancés ne réussissent pas à rattraper leur retard. Une analyse d’Isabelle Gautier de l’Observatoire des inégalités.
le 3 juillet 2007

Le baromètre des inégalités dans le monde
Les inégalités mondiales augment-elles ou régressent-elles ? Un diagnostic complexe mais plus juste permet d’y voir plus clair. Une analyse de Jean Gadrey, économiste, extrait du magazine Alternatives Economiques.
le 18 avril 2007

Porter "assistance" aux pauvres dans le monde
Pourquoi sommes-nous aussi responsables de l’extrême pauvreté dans le monde ? La réponse de Thomas Pogge, Professeur de philosophie à l’Université de Columbia.
le 16 octobre 2006

"L’abolition des droits de succession est en contradiction avec l’éthique fondamentale du libéralisme", entretien avec Philippe Frémeaux, directeur d’Alternatives Economiques
L’abolition des droits de succession, qui favorise les rentiers au détriment du travail, est contraire à l’esprit même du capitalisme. Entretien avec Philippe Frémeaux, directeur d’Alternatives Economiques (extrait d’une chronique de France Musique).
le 18 juillet 2006

Chine : le privé au secours du public
Malgré une croissance remarquable, les inégalités se creusent de plus en plus en Chine. Un article d’Eric Chol, extrait de l’Express.
le 31 mai 2006

Que savons-nous de la pauvreté dans le monde ?
Les instruments que mobilise la Banque mondiale pour mesurer la pauvreté dans le monde sont-ils satisfaisants ? Réponse du philosophe Thomas Pogge (Columbia University, New York).
le 17 mai 2006

Santé en souffrance dans le monde
Les inégalités mondiales de santé sont insupportables. Pourtant les pays riches se préoccupent surtout de mieux soigner les plus riches de leur propre population. Le point de vue de Claudine Ducol. Extrait de Témoignage Chrétien, 26 avril 2006.
le 7 mai 2006

Pauvreté et inégalités au Brésil
Selon Jérôme Sgard, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales, la pauvreté au Brésil n’est pas tant l’effet de la faiblesse du revenu moyen que celui de l’existence de très fortes inégalités.
le 5 avril 2006

Mondialisation et inégalités
Le débat sur les inégalités et sur le rapport entre mondialisation et inégalités s’amplifie régulièrement avec la montée en puissance des mouvements « anti-mondialisation libérale ». Un article de Pierre-Noël Giraud.
le 1er mars 2006

Comment les inégalités mènent aux emplois domestiques
Jean-Louis Borloo veut développer les emplois domestiques par le biais de réductions d’impôts. Jean Gadrey, économiste, université de Lille-I, montre comment leur développement repose sur les inégalités de revenus.
le 23 novembre 2004

Qu’est-ce qu’une nation juste, un monde juste, une entreprise juste ?
Peut-on transposer au niveau d’une organisation, privée ou publique, les critères de justice d’une nation pour définir ce qu’est une "entreprise juste" ? Peut-on extrapoler ces critères à l’échelle planétaire pour répondre à la question de savoir ce qu’est un "monde juste" ? Une analyse de Philippe Van Parijs, de l’Université Catholique de Louvain.
le 27 octobre 2004

Malades sans frontières !
A la lumière de son expérience, Bernard Kouchner, Professeur au CNAM (Chaire Santé et développement), trois fois ministre de la santé entre 1992 et 2002 et co-fondateur de Médecins sans frontières puis de Médecins du monde, pose, à l’échelle du globe, le problème de la santé et de l’accès aux soins.
le 20 octobre 2004

Promouvoir le civisme fiscal
Pour la solidarité, la mondialisation vaut-elle chronique d’une mort annoncée ? Philippe Van Parijs, Professeur d’éthique économique et sociale à l’Université Catholique de Louvain (Belgique), s’en inquiète et insiste sur la nécessité de redécouvrir (et de ne pas oublier) les vertus éthiques de la fiscalité.
le 25 février 2004

Mondialisation

le 24 septembre 2003